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Rentrée des classes 2011/2012 AIDEDUFA

La rentrée a eu lieu le 4 octobre après quelques jours de préparation active ; achats de 130 cartables, de toutes les fournitures scolaires. Cela représente juste pour les cahiers, près de 1500 cahiers répartis dans ces cartables de la maternelle à la terminale. Gilbert (bénéficiaire et salarié d’AIDEDUFA), interlocuteur principal entre les établissements scolaires et AIDEDUFA a géré les stocks de fournitures scolaires et les inscriptions pour l’ensemble de ces établissements privés et publics.

201 élèves inscrits

  • 79 élèves sont scolarisés dans le privé
  • 51 élèves dans le public
  • la classe de 71 enfants à Lavibahiny
  • 102 élèves scolarisés en écoles primaires (publiques- privées confondues)
  • 71  élèves de la maternelle au cours élémentaire (CP-CE) avec un instituteur rémunéré par AIDEDUFA à Lavibahiny (l’autre côté du fleuve)
  • 25 collégiens (11 à Ste-Marie, 2 à St Vincent de Paul et 13 au CEG public)
  • 2 lycéens ; Sonita en Seconde et Boris en 1ère à St Vincent de Paul.

Prérentrée :

Dès 7h 3O, les enfants et les familles sont sur « le pied de guerre », c’est l’effervescence autour du TamTam. Les enfants s’amusent, rient au bord du fleuve en attendant le moment où chacun va prendre place dans le Tam Tam. Ils  sont impatients de récupérer leur cartable neuf, (Il a fallu tous les changer vu les conditions de vie et le climat).

La salle est enfin prête pour les accueillir, c’est la ruée sur les bancs, ils se serrent pour faire un peu de place au petit copain. Ce sont principalement les mamans qui les accompagnent avec le petit dernier dans le dos ou au sein.

Petit mot d’accueil de Joël (président d’AIDEDUFA) aux familles et présentation :

Monique, venue donner un petit coup de main pour cette rentrée, le Dr Claude et Gilbert, Romualdine, la « maman » de tous ces enfants, et sans oublier de nommer Sophie.

Tenues pour l’école :

Romualdine  s’est chargée de toutes les tenues, (blouses, short, jupe), les remettre en état ou en confectionner de nouvelles. Elle connait toutes les familles bénéficiaires, vit à leur côté. C’est elle aussi qui nous signale les nouvelles familles nécessiteuses. Elle a rappelé aux familles de veiller à ce chacun prenne soin de leur tenue, qu’au moindre incident de venir la voir pour réparer.

Remise des cartables

Tout un rituel ; chaque écolier, collégien, lycéen est appelé par Gilbert pour la remise du cartable. Il commence par les lycéens pour finir avec le jardin d’enfants. Ensuite passage obligé avec le sourire, devant notre photographe, Monsieur Joël, le cartable sur les bras comme une offrande.

Les livres :

Les élèves fonctionnent pratiquement sans livre, pas du tout au collège et au lycée (sauf un dictionnaire pour quelques collégiens et quelques bibles). Ils travaillent sur cahier, recopient tous leurs cours. Nous avons fait l’achat d’un certain nombre de livres de lecture pour les classes primaires de Sainte Marie. Il est indispensable de les recouvrir, si nous voulons qu’ils resservent l’année suivante. Certains nous sont retournés dans un état … toujours lié aux conditions de vie de ces familles. Au moment de la rentrée, nous avons passé 4 jours à remettre en état les livres, de renforcer les angles des livres neufs avant de les recouvrir, en adoptant la méthode de Sophie.

Une nouvelle organisation sera mise en place en fin d’année scolaire ;

•    Récupérer les livres dès la fin de l’année scolaire afin que nous soyons opérationnels dès la rentrée (remise en état des livres et nouvelle commande).

Nouveaux élèves scolarisés :

Romualdine a recensé 13 nouvelles familles dont 22 enfants nécessitant une prise en charge par AIDEDUFA sur le plan scolarité…..de nouveaux enfants à parrainer. Ces élèves sont scolarisés à l’école publique essentiellement en préscolaire et CP. Ces enfants seront également pris en charge médicalement hors famille.

 

Santé :

Une équipe de médecins espagnols, ophtalmologiste, gynécologue et chirurgien sont venus  en mission à Farafangana pour 10 jours.

Nous avons adressé 5 enfants à la consultation d’ophtalmologie :

Jean Michel 1O ans, Felety 8 ans, Juliot 10 ans, Ferlin 10 ans et Noëline  6 ans qui porte des lunettes à présent. Problème de strabisme pour les autres enfants, mais pas d’intervention envisagée pour l’instant.

Visite médicale avec le Dr Claude :

Elle s’est déroulée sur le week end du 15/16 septembre au Tam Tam pour les 55 familles : poids-taille de tous les enfants scolarisés ou non (17 petits frères ou sœurs) et des parents présents. Gilbert et Joël se sont chargés de la pesée et des mensurations. Romualdine et Monique relevaient les données de ces 190 personnes pour les archiver.
Les familles ont été ensuite vues en consultation par le Dr Claude. Si problème particulier la personne est orientée dans un 2ème temps au cabinet du Dr Claude.

Fomba en hommage à Sophie :

En hommage à Sophie et en présence de toutes les familles bénéficiaires d’AIDEDUFA, Joël a fait sacrifier un zébu avec tout le cérémonial et rituels. L’animal est arrivé à 7h, résigné, pas de beuglement, semblait attendre son heure pour la circonstance. Moment émouvant pour Joël pendant cette « cérémonie ». Tout va très vite après le sacrifice de la bête, les experts en boucherie la débitent en une soixantaine de parts. Chaque famille est repartie avec une portion de zébu et un  sachet de friandises.

Formation adulte :

La chambre de commerce de Farafangana s’est adressée à une ONG allemande pour le financement d’une formation adulte en menuiserie.
Cette formation se déroulera sur 10 mois à raison de 2 jours par semaine, s’adressant à des adultes sans limite d’âge, mais ayant des aptitudes à cette formation. Joël compte proposer quelques  bénéficiaires qui ont déjà un contact avec le bois.

Petit problème pour les matheux et les enfants:

Soit un petit train entre Fianarantsoa (prononcer Fiananrantsou) et Manakara. Sachant que celui-ci met 12 heures pour faire 175 kms, s’arrête dans 17 gares, fait une pose pour les vasahas photographes et s’engouffre dans 48 tunnels. Quelle est l’âge de la locomotive et accessoirement celui des rails ?

Une balade à ne pas manquer dans tous les cas.

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Newsletter N°10

Les dernières nouvelles de l’association :

  • La rentrée
  • La santé
  • Le nouveau local TAM-TAM
  • Le jardin communautaire
  • Lavibahiny
  • Situation sociale

La rentrée

68 parrains parrainent 72 enfants qui sont scolarisés dans des établissements privés.

Les dons reçus permettent en réalité de s’occuper de 107 enfants. Ceux qui ne sont pas parrainés sont scolarisés dans les écoles et collèges publics.

La rentrée scolaire qui avait lieu début octobre s’est bien effectué.

Les fournitures scolaires ont été soigneusement réparties pour chaque élève en fonction de sa classe.

Coût des fournitures scolaires :

1 181 420 Ar (475 €). Nous avons fait l’économie des stylos bille grâce à la collecte des parrains !

Les blouses et les tenues ont été remises en état et de nouvelles blouses ont été confectionnées par Romualdine qui a repris le travail de Sophie aidée de Manatina et Aurélie ( 2 jeunes filles formées dans l’atelier de Sophie).

Coût des fournitures tissu et boutons : 392 100 Ar (160 €)

Certains cartables étaient bien mal en point (fabrication chinoise !) et il a fallu en racheter.

Coût des cartables : 222 300 Ar ( 89 €)

Coût des inscriptions et frais généraux des écoles pour l’année scolaire :

Ecolages Ste Marie : 6 600 000 Ar (2 640 €)

Ecolages St Vincent de Paul : 369 000 Ar (148 €)

La santé

La visite médicale de toutes les familles Aidedufa a eu lieu en octobre sous la direction de Dr Claude qui a ainsi effectué 175 consultations.

Dans l’ensemble, l’état général est bon. Tout le monde a bénéficié d’un traitement contre les vers.

Depuis la disparition du système de récupération des médicaments, nous devons acheter les remèdes et le budget pharmacie s’est considérablement alourdi.

 

Le nouveau local Tam-Tam

Afin de donner aux enfants de bonnes conditions de travail après la classe, l’association a loué un grand bâtiment situé en bordure de mer et à proximité des écoles.

Ce vaste bâtiment (anciennement boîte de nuit) est équipé de tables et de bancs et bénéficie de la lumière électrique. Il est destiné aux enfants qui viennent, après la classe, y faire leurs devoirs et apprendre leurs leçons sous la surveillance d’une institutrice que nous avons recrutée. Nous assurons son salaire : 45 €/mois charges comprises grâce à votre générosité.

Ce local permet également de réunir les familles. C’est là qu’à eu lieu en octobre la distribution des fournitures scolaires et des vêtements qui avaient été collectés à Nantes (merci à tous ceux et celles qui ont participé à l’opération Kways)

Joël a pu y faire des séances photos et prévoit de passer un film de temps en temps.

Des aménagements sont prévus : chambre afin de loger d’éventuels intervenants et magasin de stockage. Le PAM ( programme alimentaire mondial) étant en rupture de stocks suite à la famine qui sévit dans le grand sud, nous avons du acheter du riz pour pallier le manque de distribution.

 

Le jardin communautaire

Le jardin a donné, suivant la saison, des tomates, des petsays (choux chinois), des navets, des haricots, des patates douces…

Les familles d’Aidedufa participent à tour de rôle à l’entretien du jardin sous la direction d’Armand et se répartissent les légumes où vendent le surplus au marché.

 

Lavibahiny

C’est un quartier de Farafangana situé de l’autre côté du fleuve Manapatrana (environ 3,5km en amont).

Une étude effectuée par Sophie et Joël en juillet 2009 avait révélé une population de pêcheurs laissée complètement à l’abandon par les services publics : pas d’école, pas de médecin ou de dispensaire, aucune facilité pour se rendre en ville.

Grâce à la générosité de Marie-Madeleine et de son groupe d’amis, nous avons pu recruter un instituteur pour faire, non pas vraiment la classe dans un premier temps, mais un éveil scolaire. Déjà 83 enfants, répartis selon leur âge, bénéficient de cette nouvelle structure.

Les cours ont lieu dans l’église désaffectée, les prêtres refusant de traverser le fleuve en pirogue.

 

Situation sociale

La situation politique est toujours précaire. La mutinerie militaire du 20/11/2010 a semble-t-il été maîtrisée ! Mais la population souffre de plus en plus de la hausse des prix des produits de première nécessité.

L’association a acheté du riz pour venir en aide aux familles les plus démunies.

 

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Newsletter N° 9

Sommaire du petit Journal n° 9 (Janvier 2010)

Actualités :
La dixième Rentrée
Le jardin communautaire
La situation politique et sociale

Actions :
Installation du fleuve à Anosinakoho-Fleuve
Implantation du hangar « Bernard Jacques »
Enquête à Anosinakoho-fleuve
Propositions d’actions

Bilans :
Les services AiDeDuFa pour le quartier des lépreux
L’Atelier AiDeDuFa
Nouvelle Organisation
A savoir

Actualités :

La DIXIÈME Rentrée de l’association AiDeDuFa

La Rentrée 2009 (8, 13 et 22 octobre).

Le calendrier scolaire, initialement calqué sur la France (grandes vacances en hiver austral), doit être adapté petit à petit sur le modèle de la Réunion.
Ce dixième anniversaire pour AiDeDuFa, permet de faire un clin d’œil à Déric, un des premiers enfants bénéficiaires, qui, scolarisé en 2001 à 12 ans, passera son BEPC cette année. Encourageant !

 


Déric en 2001

Déric en 2009

Historique :

2000/2001 : 10 enfants en alphabétisation.
2001/2002 : 12 enfants scolarisés.
2002/2003 : 19 enfants scolarisés.
2003/2004 : 21 enfants scolarisés.
2004/2005 : 28 enfants scolarisés.
2005/2006 : 45 enfants scolarisés.
2006/2007 : 52 enfants scolarisés.
2007/2008 : 56 enfants scolarisés.
2008/2009 : 86 enfants scolarisés.
2009 /2010 : 106 enfants scolarisés.

Cette année, les écoliers sont répartis dans 7 établissements de Farafangana : 77% sont dans le secteur privé.

  • Collège = 12
  • Formation école ménagère = 2
  • Primaire = 73
  • Maternelle = 19

Sur les 86 élèves de 2008, 82 ont été réinscrits (2 abandons en classe de 4° et 2 petits qui finalement font leur première Rentrée cette année).
Réinscriptions AiDeDuFa : 82
Prise en charge des frères et sœurs des enfants parrainés : 14
Première année de Maternelle : 10

Cette évolution nous oblige à reconsidérer le fonctionnement de l’action.
Les enfants, suivis tout long de l’année, doivent justifier d’un minimum d’intérêt et apprendre leurs leçons.
Les cancres redoublants poursuivront leur scolarité à moindre frais (secteur public).

Passé du privé dans le public à cette Rentrée : 1
Les méritants, freinés par la désorganisation de l’éducation nationale, seront inscrits dans le secteur privé.
Passé du public dans le privé à cette Rentrée : 6

Comme l’an dernier, l’Atelier AiDeDuFa s’est occupé de la Rentrée du 10 août au 18 septembre. Toutes les blouses et tenues encore correctes ou réparables, ont été remises en état et redistribuées en fonction des tailles.
Pour la confection, les patrons ont été élaborés : 70 pièces réalisées.
Une économie de 335 euros pour l’association qui, l’an dernier, avait du payer les services d’une couturière.


Confection des blouses…

Le nouveau bâtiment de l’association : Hangar « Bernard Jacques », était opérationnel et toutes les distributions ont pu se faire à deux pas du quartier des bénéficiaires !
Coût total vestimentaire : 199 euros.


Distribution des blouses et tenues

Coût total des fournitures scolaires : 469 euros

Distribution des fournitures scolaires
Distribution des fournitures scolaires

Coût total des cartables : 390 euros (1.050.800 Ariary).
Un immense merci à nos amis irlandais qui nous ont permis de faire cet achat grâce à un don d’un million d’ariary.

Avec les cartables tous neufs !
Les cartables neufs.

NB : Les cartables, fabriqués l’an dernier en Atelier pour les maternelles, étaient tous en très bon état et ont pu reprendre du service.
Coût total des inscriptions et frais généraux des écoles : 538 euros

Rentrée 2009 = 1596 euros soit une moyenne de 15 euros par enfant.

Ecolages pour l’année 2009/2010 = 2254 euros.
Dans le secteur privé, les résultats de la première composition de l’année arrivent… Une avalanche de bonnes notes !
Le soutien scolaire est toujours d’actualité et indispensable pour les élèves du secteur public. L’infrastructure est longue à se mettre en place mais le projet suit son cours.

Le jardin communautaire

Le terrain que la commune de Farafangana nous a laissé investir est situé en ville, au bord de la rivière, il s’agit d’alluvions charriées lors des inondations en saison cyclonique. Nous y avons concentré notre programme : construction de bâtiments, aménagement d’un jardin qui a déjà donné ses fruits, plutôt ses légumes, haricots, patates douces, bettes. Nous demandons aux bénéficiaires de participer à tour de rôle à l’entretien et aux plantations. Dès que nous aurons reçu les 2500 euros promis par la Région des Pays de Loire nous construirons un local polyvalent qui recevra une cantine scolaire ; un atelier de tissage et couture ; un accueil périscolaire ; un bloc sanitaire. La somme promise n ‘est bien sûr pas suffisante mais la motivation de nos familles permet de faire des miracles.

Pépinière
Pépinière

Préparation des planches
Préparation des planches

La situation politique et sociale

Rapidement, voilà un an que les instances dirigeantes cherchent une issue à la crise qui paralyse le pays. Les aides promises sont bloquées chez les bailleurs, il s’agit de millions d’euros ou de dollars qui habituellement permettent à l’état de surnager, payer les fonctionnaires, entretenir les routes, régler la facture pétrolière, etc.

Les conséquences pour la population sont visibles, inflation, flambée des prix des PPN (produits de première nécessité). Depuis notre arrivée à Farafangana, début 2000, nous avons constaté un appauvrissement croissant de la population du sud-est parmi laquelle nous vivons.

La corruption et l’absence de solidarité de la part des autorités et des opérateurs économiques sont flagrantes. Nous avons appris à évoluer dans cette ambiance souvent désespérante et nous nous disons que l’accès à la scolarité et à la santé est la seule issue possible, mais encore faut-il que les structures concernées soient acceptables. Notre petite association dont vous êtes partie prenante est l’exemple qu’il est possible de croire au développement et à l’accès à l’autonomie.

Actions :

Installation du siège à Anosinakoho-Fleuve

Le programme de la Villa Capricorne était ambitieux, mais nous continuons à croire qu’en fractionnant les réalisations, il peut être mené à bien.
En attendant, nous avons quitté le logement au Sud de la ville pour nous installer dans une petite case sur la partie nord du quartier d’Anosinakoho : Andraleba.
Le terrain a été prêté à AiDeDuFa, les bénéficiaires se sont mobilisés pour faire parvenir par pirogue les matériaux de construction ; une belle preuve d’entraide et de remerciements !
Il reste encore quelques petites finitions … mais l’endroit est magique, et à proximité des nouvelles actions (cf. Enquête à Anosinakoho-fleuve).

La case en octobre
La case en octobre


Situation géographique.

A un quart d’heure de canot à moteur du terrain Capricorne, ou une demi-heure de pirogue, nous avons pu mettre facilement en place des jours de permanences pour les bénéficiaires au hangar « Bernard Jacques ». En dehors de ces jours, il est également possible à chacun de bénéficier de la pirogue AiDeDuFa pour nous rejoindre.
Coût de la pirogue : 17 euros.

Implantation du hangar « Bernard Jacques » sur le terrain Villa Capricorne (4 juin au 14 août)

L’avalanche des problèmes politiques et économiques de cette année 2010, freinent tous les programmes ; celui d’AiDeDuFa ne fait pas exception à la règle. Toutefois, l’association investit le terrain « Villa Capricorne » à un rythme lent et constant. Le premier bâtiment AiDeDuFa est en place.

Le hangar
Le hangar

Longueur : 6m, largeur : 4,35m et hauteur : 2,35m.
C’est le conteneur de l’association, la réserve, les archives, le bureau… Tout y est !
Grâce à un don important, nous avons pu acheter les 32 tôles du hangar !

Les tôles
Les tôles

Les bénéficiaires ont été nombreux à se porter volontaire pour la manutention, le brossage et l’assemblage.


Aménagement

Plus de la moitié de ces 25 m² est aménagé en rayonnages. Tout le matériel y est classé et répertorié : La Classe, l’Atelier, les stocks, les archives… ; des cartons et des caisses sont prêtes à intégrer les futurs locaux appropriés.
Coût du hangar : 2129 euros

Cliquez pour agrandir
Plan d’implantation (évolution en rouge) – cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les prochaines réalisations prévues sont :

  • Un bloc sanitaire avec Toilettes et douches
  • Une cuisine communautaire
  • Un bâtiment de construction traditionnelle d’environ 30m²qui abritera l’Atelier et la Cantine.

Nous avons des promesses de dons : 2.500 euros du Conseil Général de Loire Atlantique depuis juillet dernier (la lettre d’attribution, ainsi que la demande du bilan de notre projet sont bien arrivés, mais pas l’argent !)

Cependant, l’association ECOSOL a fait un don de 1.500 euros, cette somme est sur le compte et nous allons pouvoir avancer !

Enquête à Anosinakoho-fleuve (juillet 09)

Les jumeaux
Les jumeaux.

Vive l'école !
Vive l’école !

  • En mai 2008, l’association AiDeDuFa a effectué une enquête sur la partie sud-ouest de ce quartier, en aval du fleuve de la Manapatrana.
    Appelé communément Anosinakoho, ce quartier est inséré dans la zone urbaine : Il sera nommé ici par Anosinakoho-ville
  • En Juillet 2009, la seconde partie de l’étude s’est axée sur la partie nord-est de ce quartier, en amont du fleuve Manapatrana (à environ 3,5km).
    Composée de trois villages de pêcheurs : Andraleba, Ampefinala et Lavibahiny, isolés à environ 3,5km de la ville : il sera nommé ici par Anosinakoho-fleuve.

Rappel et regroupement des données :

La moyenne d’âge de la population d’Anosinakoho-fleuve est de 19 ans en juillet 2009 ; celle de la population d’Anosinakoho-ville était de 21 ans en mai 2008.
La première enquête « Anosinakoho-ville » a permis de cibler l’aide de l’association sur 21 familles en grande difficulté. A la Rentrée 08/09, 37 enfants ont été scolarisés et munis d’un carnet de santé leur donnant accès aux consultations médicales et aux médicaments de AiDeDuFa. A la Rentrée 09/10, 22 nouveaux seront pris en charge : soit au total, 106 écoliers dont 81% scolarisés dans des établissements privés.

Cette seconde enquête « Anosinakoho-fleuve » révèle une priorité : L’école !
Pour 57% de la population, c’est la première réalisation demandée, avant le dispensaire, premier choix pour 36% ou le bac, premier choix pour 7%. En effet, l’école publique la plus proche est à plus d’une heure de marche sur la commune de Tsararafa.

Données juillet 2009 :


NB : Exode des adolescents (15 à 17 ans), forte mortalité infantile.

Education : Rappel et regroupement des données pour la population active et retraitée

Rappel des objectifs de l’association :

AiDeDuFa propose un accompagnement aux familles démunies. Le but est de mobiliser les familles sur des objectifs précis de santé, d’éducation, d’accès à l’emploi et de mettre en évidence, qu’en faisant appel aux services publics ou privés existants, elles améliorent rapidement leur situation et leurs capacités à long terme. Les principaux « outils » d’intervention sont les visites à domicile, une disponibilité sociale permanente au siège de l’association, les nombreuses actions spécifiques organisées en priorité avec des groupes de femmes et d’enfants : atelier de formation professionnelle, ateliers d’éveil, ateliers enfants et adolescents, chants…

L’objectif global de AiDeDuFa est d’améliorer la capacité des familles les plus démunies à résoudre par elles mêmes leurs problèmes (augmentation de leur autonomie).

Les objectifs spécifiques du programme d’accompagnement social des familles menés par AiDeDuFa sont :

  • L’amélioration de l’accès des familles aux structures existantes (centres de santé de base, hôpitaux, maternités, centre préscolaires et écoles primaires, services administratifs…).
  • L’amélioration de la situation sociale des familles (cadre de vie, état de santé, niveau d’éducation, liens familiaux et sociaux).
  • L’amélioration de la situation économique par la mise en place d’une coopérative : cultures maraîchères et piscicultures tenues par les bénéficiaires.
  • L’amélioration de l’artisanat domestique par l’Atelier de formation.

Concernant l’atelier de formation :

  • Apprentissage de la couture de base.
  • Conseils et assistance pour produire des réalisations artisanales abouties, accéder au professionnalisme et savoir dégager un bénéfice.
  • Déceler les aptitudes et proposer la réalisation de créations.
  • Etablir un réseau de vente basé sur le commerce équitable sous le label AiDeDuFa.

Concernant la coopérative :

  • Apprentissage de la culture maraîchère par la réalisation d’un potager commun.
  • Une spécialisation en complément à la pêche traditionnelle : des bassins de pisciculture.

Concernant les ateliers d’éveil :

  • L’amélioration de la prise en charge du jeune enfant en matière de santé et de nutrition (cantine, éducation culinaire des mères, suivi médical…).
  • L’amélioration du développement psychomoteur des jeunes enfants (retards dus aux carences alimentaires, au surnombre des enfants dans la famille…).

Concernant les ateliers enfants et adolescents :

  • Un soutien scolaire indispensable dans un milieu d’adultes majoritairement analphabètes.
  • La sensibilisation des enfants en tant que futurs adultes porteurs de changement.

Proposition d’action AiDeDuFa :

1. Domaine Scolaire

L’enquête révèle que parmi les 32 enfants scolarisés, 44% vivent à Lavibahiny, 40% à Ampefinala et 16% à Andraleba. Cet écart s’explique par l’éloignement géographique de l’école située au nord de Lavibahiny : les enfants d’Andraleba doivent parcourir un kilomètre de plus que ceux de Lavibahiny.
L’association installera donc une permanence à Andraleba.

Le handicap de la distance concerne surtout les petits ; AiDeDuFa propose donc pour la Rentrée 09/10 des permanences d’éveil et d’alphabétisation pour les 5/8 ans non scolarisés soit 19 enfants à Andraleba, 5 à Ampefinala et 11 à Lavibahiny.

Il est urgent d’édifier un local approprié : AiDeDuFa peut fournir les matériaux afin que la population construise le bâtiment.
Le but étant de scolariser les enfants dans le cursus officiel, plusieurs solutions seront envisagées pour arriver à une conclusion à la Rentrée 10/11 :

  • Rouvrir l’école publique pour les trois villages, soit un potentiel de 123 enfants qui auront entre 5 et 14 ans en 2010 (démarches administratives, recherche d’aide pour la construction du bâtiment, aide au salaire d’un enseignant…)
  • Trouver un EPP à Farafangana qui puisse absorber ces élèves, et gérer une navette fiable pendant la période scolaire pour y conduire les enfants.
    Par la suite, l’association pourra proposer des permanences pour le préscolaire (enfants de 3 à 4 ans) et du soutien scolaire.

2. Domaine Santé

L’isolement géographique de ces trois villages se ressent aussi dans le domaine santé ; absence de soins, automédication, mortalité infantile… (La courbe des âges révèle ce fléau : 19% de la population de 0 à 4 ans, 11% de 5 à 7 ans !) AiDeDuFa propose une permanence par mois de consultations médicales données par le médecin de l’association et une visite médicale annuelle ouverte à tous afin d’assurer un suivi santé. L’association peut envisager d’implanter un dispensaire pour assurer les premiers soins, mais les urgences seront toujours du ressort de l’hôpital de Farafangana : Une embarcation fiable est donc nécessaire pour transporter les malades !

3. Domaine État Civil

La priorité sera : les extraits de naissance ! (38 à faire pour les majeurs et 123 pour les mineurs)
La forte proportion des natifs (64% des familles) devrait faciliter la tâche puisqu’ils dépendent directement de la commune urbaine de Farafangana.
La seconde partie de l’action s’attachera à faire (56), ou refaire, les cartes d’identité.
Parallèlement, un archivage des documents administratifs sera proposé aux habitants.

Bilans :

Les services d’AiDeDuFa pour le quartier des lépreux d’Ambatohabo kidy (mission de décembre 2008 à septembre 2009)

Cette expérience (cantine, travaux, entretien), sur une période de 10 mois, fut vraiment positive et très enrichissante pour tous :

  • Les bénéficiaires AiDeDuFa ont pu découvrir et aider une population confrontée à d’autres difficultés.
  • Ces prestations de service ont généré un bénéfice de 650 euros.
  • 272 euros, soit 42% des bénéfices, ont été redistribués aux bénéficiaires AiDeDuFa en tant que rémunérations (cantinières, maçons, peintres, charpentier, nettoyage…).
  • 7 mères de famille (AiDeDuFa) ont travaillé en alternance comme cantinières par groupe de deux ou trois : 45 mardis pour 1782 couverts !

Le projet de cantine scolaire pour l’association peut donc s’appuyer sur une équipe rodée et efficace.

Un des 45 repas
Un des 45 repas.

Merci de Banefo
Merci de Banefo

  • 4 pères de famille (AiDeDuFa) se sont fait aider par les jeunes. Selon les compétences de chacun, les 5 collégiens ont pu devenir pendant les vacances ; peintres, charretiers, maçons, menuisiers, jardiniers… et « techniciens de surface ». Pour tous, c’était une grande première : ils ont touché leur premier salaire !

L’Atelier AiDeDuFa (juillet 08 à septembre 09)

 

Cette année de fonctionnement permet d’appréhender la future organisation.
Les quatre jeunes sont, désormais, les piliers de l’Atelier. Aussi bien dans le domaine de la broderie que dans celui de la couture et de l’application, elles sont aptes à réaliser les produits d’après les prototypes. La vente des vêtements d’enfants brodés, des rideaux applications, et des boîtes d’emballages a généré une recette 2009 de 881 euros.

L’Atelier a également permis une économie de 335 euros en réalisant les blouses et les tenues pour les enfants scolarisés de l’association.
Tout au long de l’année, les bénéficiaires intéressés ont pu apporter leurs vêtements à ravauder… Prestation gratuite !

La Rentrée scolaire 2010 correspond à la fermeture momentanée de l’Atelier.

En attendant la reprise des activités ; deux d’entre elles ont pu trouver du travail grâce au certificat de formation AiDeDuFa, alors que les deux autres ont eu un apport pour créer leur emploi : un fer à repasser et une machine à faire des pâtes fraîches leurs permettront de proposer leurs services.
Au troisième trimestre 2009, cinq mères de familles ont été intégrées à l’Atelier pour réaliser des produits de vente locale (boîtes et nattes tissées en jonc, matelas de lichens) : AiDeDuFa achète la matière première et vend le produit fini en incluant un salaire décent, reversé intégralement aux femmes. Une activité naissante !

Nouvelle Organisation

L’organisation de l’association évolue toujours avec la croissance des bénéficiaires, 248 personnes !
Nous ne pouvons plus gérer seuls tous les secteurs : il faut déléguer et responsabiliser, il faut trouver des débouchés et des fonds pour continuer.

L’expérience d’une décennie de travail permanent sur le terrain a permis d’établir un climat de confiance et de compréhension avec les bénéficiaires.

Certains d’entre eux, parmi les premières familles aidées, peuvent être considérés comme « sortis-guéris » ! (formule consacrée des ONG pour définir les gens qui sortent du système d’aide d’urgence) ; pour AiDeDuFa, ce sont des personnes qui ont su utiliser l’aide de l’association comme un tremplin, et qui vivent désormais décemment. Ils ont acquis l’esprit associatif et deviennent les moteurs du projet.

Un calendrier des tâches a été élaboré en octobre. Les bénéficiaires y jouent un rôle important sous le contrôle de Dr Claude (administratif et santé) et de Gilbert (maintenance, social, construction). Nous avons donc décidé de modifier notre action en partageant notre temps entre Madagascar : organisation des actions, interventions… et La France : recherches de fonds, de débouchés pour l’artisanat… sur une fréquence de trois mois – trois mois.

Actuellement, nous sommes en France ; le suivi est permanent et les débuts de cette expérience s’avèrent très positifs pour tous.

Les données nous parviennent par Internet, les questions réponses s’enchaînent… Il fallait prendre une option pour le mieux de tous, dans l’esprit de durabilité du projet. Nous rencontrerons certainement des embûches, mais elles sont indispensables pour faire avancer les choses !

La nouvelle organisation AiDeDuFa va simplifier les problèmes d’acheminement puisque nous pourrons directement nous en occuper.

  • Dorénavant, pour tout colis et courriers à remettre à vos filleuls ou dons de matériel : Nous contacter sur fano.david@yahoo.fr
    Nous vous donnerons alors l’adresse exacte d’envoi ou l’endroit où le déposer.
  • Les personnes désirant intervenir bénévolement doivent faire parvenir leurs demandes sur secretariat@aidedufa.org

A savoir

Nous sommes, toute l’année, à votre disposition pour vous donner des nouvelles de vos filleul(le)s. N’hésitez pas à nous demander des éclaircissements sur les points qui vous intéressent

Tarif inchangé des cotisations de parrainage, soit 30 euros par trimestre

A l’ ordre de l’ Association AiDeDuFa et à envoyer à Catherine Chesné, 3 rue d’Erlon 44000. Nantes

Ceux qui désirent opter pour un prélèvement automatique peuvent demander à recevoir les documents nécessaires. Un reçu fiscal pourra vous parvenir à la fin du mois de janvier de chaque année, sur simple demande.

L’enfant que vous parrainez peut recevoir du courrier à notre boîte postale ou électronique.
Nous vous conseillons vivement de toujours passer par notre intermédiaire et de ne pas communiquer votre adresse afin d’éviter les tentations d’abus de votre générosité, du côté des familles.

Poste : Contrairement aux années précédentes, tout colis est maintenant acheminé jusqu’à Farafangana. Cependant, ne rien mettre de trop valeureux et soigner l’apparence banale du paquet. Ne dépassez pas les envois de plus de 350g, et respectez le format lettre demi A4.

Internet : Message inférieur à 100 KO. Si vous voulez envoyer des photos (de vous, de votre village… nous les plastifions avant de les remettre à vos filleul(le)s).

Nous vous conseillons vivement de toujours passer par notre intermédiaire et de ne pas communiquer votre adresse afin d’éviter les tentations d’abus de votre générosité, du côté des familles.

Nous sommes à votre entière disposition pour répondre à toutes vos interrogations.

Nous comptons sur vous pour diffuser ces informations autour de vous afin d’élargir l’audience de nos appels. Merci à tous pour votre aide sans laquelle aucune action ne serait possible !

Un grand merci aux donateurs qui nous permettent de concrétiser les projets!

Un grand merci aux parrains qui assurent le quotidien !

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Newsletter N°8

 Sommaire du petit Journal n° 8 (Mai 2009)

  1. Les bénéficiaires
  2. Les parrainages
  3. Les donateurs
  4. Santé
  5. L’atelier
  6. Le projet Villa Capricorne
  7. Le projet de la Villa Capricorne
  8. A savoir

1. Les bénéficiaires.

Temps de troubles politiques qui comme toujours pèse sur les plus démunis.

Plus que jamais, AiDeDuFa doit faire face aux demandes des familles sans tomber dans l’assistanat total.

Les activités se mettent en place. Un groupe de femmes vient maintenant deux après-midi par semaine travailler pour l’association. Actuellement, elles confectionnent des matelas pour l’amélioration de l’habitat du quartier des lépreux… toile de bâche et lichens. Les hommes font les lits et les baldaquins.

Ensuite, il est prévu que deux d’entre elles forment les plus jeunes femmes au tissage de joncs alors que les autres réalisent des nattes, paniers, rangements et emballages qui seront achetés par l’association : les pochettes pour emballer les petites robes tanrec sont en cours.

Le 8 avril, le dernier cyclone de la saison : Jade, a totalement innondé le quartier d’Anosinakoho. 150 personnes ont pu trouver refuge pour une nuit dans le bâtiment Morvy…

La première case du terrain de la Villa Capricorne était très largement hors d’eau. La saison froide est bien là avec ses pluies nocturnes. L’amélioration de l’habitat des bénéficiaires se poursuit avec toutefois une grande part de bénévolat : AiDeDuFa fournit les paquets de raty (feuilles de ravenale) et les bonnes volontés, efficaces, se transforment en charpentier.

Les besoins actuels : des couvertures, des parapluies, des kways 2 à 4 ans !

 

2. Les parrainages

Il y a actuellement 67 parrainages, moteur de base d’AiDeDuFa !

Nous rappelons que nous sommes à votre entière disposition pour vous donner des nouvelles individuelles des filleuls en dehors des deux rapports annuels prévus.

33 filleul(e)s potentiels… attendent des bienfaiteurs ! Si vous avez autour de vous des gens succeptibles d’être parrains ou marraines : n’hésitez pas à donner nos coordonnés.

 

3. Les dons

Il est bien évident que sans donateur, nous ne pourrions fonctionner comme nous le faisons actuellement : 87 enfants sont scolarisés par AiDedufa,  les travaux avancent pour le projet de la Villa Capricorne et quelques unes des nouvelles activités commencent !

 

4. Santé

AiDeDuFa vient d’acheter 60 moustiquaires. Coût : 50 euros.

La distribution se fera par petits groupes avec l’appui de documents imagés qui expliquent les risques du paludisme, et les moyens de le combattre. Les compléments alimentaires ont été un succès : depuis le début de l’action en février 2009, 12 enfants ont bénéficié des repas bi-hebdommadaires soit 253 rations à ce jour.

La formule a changé en avril dernier, une cantine est installée sur le terrain de l’association (Villa Capricorne. Bâtiment 2) où les repas sont servis les lundis et jeudis (photographie : Cantine bi-hebdomadaire). Pour six enfants, le rapport poids/ taille  est passé à 90%,  ils laisseront leur place à la fin du mois. Tant que nous pourrons assurer financièrement cette action, nous continuerons. En moyenne, les enfants ont pris 1,5kg en 3mois et demi ; ils découvrent la cuisine familiale française et les desserts. Le régal : Purée de pommes de terre, viande hachée puis bananes écrasées avec lait, farine de soja  et biscuits.

Coût actuel par mois : 58 euros.

Parallèlement, la distribution de riz continue soit 150 kilos par mois pour 12 familles.

Coût : 66 euros par mois.

 

5. L’atelier

Trois nouveaux produits sont proposés :

Deux modèles : grands Tanrecs et Petits tanrecs.

Prix unitaire minimum : 18 euros.

Un modèle : les gekos. Fiche Produit Brassière Gekos

Prix unitaire minimum: 13 euros.

  • Des bobs en coton (toile et  nid d’abeille) : 3 motifs brodés (tour de tête : 52 à 54cm)

Trois modèles : Grands tanrecs, Petits tanrecs, Gekos.

Prix unitaire minimum : 7 euros. (Photographie robe petit tanrec et bob assorti)

Ces produits sont vendus dans des emballages (boîtes ou pochettes) tissés en jonc.

  • Frais de port Madagascar/France : gratuit.
  • Frais de port France : en plus.

Ceux ou celles qui pensent pouvoir en vendre autour d’eux doivent nous contacter pour passer commande (modèles choisis, quantité). Bien sûr, nous serons ravis d’avoir vos commentaires. Tous ces modèles sont des créations originales.

Chaque vêtement a un logo de couleur particulière, identifiant la réalisatrice : Aurélie= jaune. Patricia =violet. Manatina = rose. Licina = orange.

Après 11 mois de formation, l’existence future de l’atelier repose sur la vente de ses produits à l’extérieur. Il est actuellement presque impossible de cibler une clientèle nationale, les touristes attendent des jours meilleurs pour revenir sur la grande île, les clients nationaux potentiels sommeillent !

Les bandes rideaux Skobido sont entièrement terminées soit 4 séries numérotées, de 8 pans. (bandeau : lin et coton, pan : broderies applications sur coton moustiquaire)

Ils vous sont proposés sous deux formes :

Série complète : 230 euros

ou Pan avec bandeau :

  • Pan d’un motif et bandeau S = 13 euros
  • Pan de deux motifs et bandeau K = 18 euros
  • Pan de trois motifs et bandeau O = 23 euros
  • Pan de quatre motifs et bandeau B = 28 euros
  • Pan de cinq motifs et bandeau I = 33 euros
  • Pan de six motifs et bandeau D = 38 euros
  • Pan de sept motifs et bandeau O² = 43 euros
  • Pan de huit motifs et bandeau SKOBIDO = 50 euros.

 

6. Le projet Villa Capricorne

Un dossier de demande de subvention a été transmis au Conseil général de Loire Atlantique et nous devrions avoir les résultats à la fin de ce mois.

Si vous êtes intéressés par ce dossier, nous le tenons à votre disposition et il va être présenté sur le site www. aidedufa.org :

Il est composé de plusieurs annexes:

  • Le programme 2009 (tributaire des nouveaux locaux)
  • Les plans et maquettes de la Villa Capricorne.
  • L’ historique de l’association
  • L’annexe au projet AiDeDuFa.
  • Le bilan des enquêtes 2008.
  • Un cadre logique regroupant toutes les activités de l’association.
  • Une annexe concernant l’artisanat.

Grâce aux donateurs nous avons pu continuer à avancer doucement. Une seconde maison, à l’ouest du terrain, abrite la famille de Mahazo.

Coût : 367 euros.

Il reste à poser une pompe à eau : 61 euros et un cabinet : 45 euros.

La digue est enièrement rénovée, prête à recevoir 50cm d’élévation.

Coût de la première tranche : 64 euros.

Les bambous de la clotûre sont commandés : 2476 tiges de 10cm de diamètre, de 2 à 3m de long, seront acheminées par le fleuve et livrées directement pour les 1486m de clôture.

Coût : environ 180 euros.

Cette clotûre permettra de commencer le potager et la basse cour . Les bénéficiaires sont impatients de prouver leurs qualités d’agriculteur et c’est la pleine période des semis qui grandissent actuellement dans notre jardin (salades, tomates, patates douces…).

Impossible de continuer nos actions dans les conditions actuelles où d’évoluer sans être sur place.

Nous avons donc décidé de nous installer sur le terrain à la fin du mois de juin. Le projet initial du grand bâtiment est peut-être trop ambitieux financièrement, et sans toutefois l’abandonner, nous allons avancer avec les moyens du bord. Nous implantons à nos frais une maison pour notre logement et le bureau (toujours sur pilotis) de 28m².

Nous cherchions un conteneur pour installer les réserves, le matériel, et dans l’idéal avoir un espace atelier : un bâtiment à l’épreuve des cyclones qui restera par la suite un abri sûr.  Farafangana n’est pas un port, ces denrées rares arrivent par la route, il n’existe aucun conteneur de libre en ville !

Nous venons de trouver un bâtiment de chantier, en tôles préformées, de 6m par 4m et 3,5m de haut. Il y a quelques soudures à faire, de la peinture, monter un plancher, installer des rayonnages.

Coût estimé : 1600 euros.

Il nous faut également penser à une source d’énergie puisque aucun raccordement n’est possible actuellement. Avouons que les délestages permanents d’électricité ne nous le font pas vraiment regretter. Nous nous renseignons donc actuellement pour obtenir un devis, pour des plaques solaires, basé sur une consommation minimum de fonctionnement. Pas de fer à repasser, bien sûr ! mais quelques heures par jour de machine à coudre,ou  d’ordinateur, ou de froid. A suivre mais malheureusement sans doute pas moins de 900 euros.

Dés que ces deux bâtiments seront en place, et si le projet du complexe échoue, nous nous rabattrons sur un plan B : Un module de cases traditionnelles reliées par des pontons : préau des activités manuelles, cuisine, cantine, classe pour les études et les activités d’éveil…

Les bénéficiaires sont très impliqués dans l’association. Il y aura donc toujours des solutions !

 7. A savoir

Les évènements politiques ont empêché nos voyageurs de France du mois de mars… Ceux qui désirent voyager utile prochainement peuvent acheminer quelques kilos de matériel jusqu’à nous ! Nous contacter pour l’organisation.

N’hésitez pas à nous demander des éclaircissements sur les points qui vous intéressent.

Rappel : Nous avons changé d’adresse électronique, l’ancienne sera fermée à la fin du mois de mai.

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Newsletter N°7

Sommaire du petit Journal n° 7 (Février 2009)

  1. Les bénéficiaires
  2. Les parrainages
  3. Visite Médicale
  4. Nouvelle action : Les boka (lire bouka, traduire lépreux)
  5. Les médicaments
  6. L’atelier
  7. Le projet de la Villa Capricorne
  8. Le bilan 2008
  9. Les dons
  10. La vie quotidienne
  11. A savoir

Les bénéficiaires d’AiDeDuFa

Il a fallu intégrer des parents et des familles entières parmi les bénéficiaires nouvellement décelés, puis il y a eu deux naissances : Eliane et Léonardine !
136 AiDeDuFiens ! Eh bien, non : 143.
Deux femmes sont enceintes : Le planning des naissances se met en place lentement. Les femmes en parlent et certaines commencent à envisager la stérilisation. Pour les plus jeunes, nous avons proposé de tenir le calendrier des prises de contraceptifs (ces injections espacées de trois mois sont faciles à oublier) et cette solution les intéresse beaucoup : l’agenda se remplit petit à petit, discrètement.

Comme l’an dernier, nous avons la clé d’un entrepôt près du quartier d’Anosinako: en cas de cyclone, les sinistrés y seront à l’abri.
Gaël nous a épargné, mais la saison n’est pas terminée !

 

Les parrainages

Il y a actuellement 68 parrainages ! Nous remercions vivement les nouveaux parrains et les anciens qui les ont activement renseignés. AiDeDuFa englobe donc en plus des parrainés, 28 enfants parrainables !

 

Visite médicale

Elle aurait du se faire en novembre, mais voilà !
Ce fut tout de même une réussite sur deux samedis (24 et 31 janvier) puisque sur les 143 convoqués, nous n’eûmes seulement que 6 absents !
Cette fois, nous avions un grand espace : Dr Claude avait proposé son cabinet comme lieu de visite… Beaucoup plus près du quartier d’Anosinakoho et avec une grille-horaire pour les passages… tout s’est bien déroulé !

Vingt-sept malades ont eu des prescriptions (ordonnances, analyses, radio), tous les autres ont été vermifugés. Soixante-dix-sept personnes doivent aller chez le dentiste, et nous en avons trouvé un : celui de l’hôpital accepte de programmer des horaires pour l’association les mercredis après-midi. Peur panique à tout âge à l’égard ce corps de métier, nous accompagnerons les familles pour les premiers rendez-vous. Cinq enfants doivent passer le test d’Emmel pour déceler la drépanocytose… et toujours des problèmes respiratoires (ashmes et rhinites chroniques).

Les yeux : prochain départ de France pour Farafangana prévu mi mars 09… Si vous trouvez quelques paires de lunettes loupes pour la presbytie : nous sommes preneurs d’au moins 8 paires.

Dix-sept enfants sont repassés à la maison pour une nouvelle vérification de la taille et du poids… Le barême Unicef que nous utilisons pour dépister les cas de malnutrition , est pourtant tolérant pour les petits modèles mais ces enfants sont encore bien au dessous de la moyenne ! Pire exemple : Baomamy, 17 mois, mesure 80cm et pèse 6,5 kg.

Résultats : Des compléments alimentaires sont distribués pour 7 enfants depuis le 3 février : base de viande hachée, d’oeuf ou de poisson (100g) accompagné de carottes et autres légumes verts de saison, cresson, cristophine, taro… (même poids) ; nous confectionnons des sachets scellés que les mamans viennent chercher les mardis et vendredis. Une prochaine pesée fin mars donnera une idée de l’efficacité de l’action.

Coût des actions :
Visite médicale : 135 euros.
Compléments alimentaires, (Estimation : 700 ariary le repas soit 50 centimes d’euros ) une action sur deux mois, environ 160 euros.
Opération dentiste pour les 77 : soins et arrachages, environ 160 euros.
Un appareil dentaire coûte environ 15 euros… une vingtaine d’adultes est très handicapée soit 300 euros… envisageable par la suite.

Nouvelle action : Les boka (lire bouka, traduire lépreux)

Le lieu : Dans le quartier d’Ambohitrabo-Farafangana, une enceinte abrite 6 maisons pour 12 familles de lépreux guéris à la Léproserie attenante. Ces logements en dur ont été offerts par des irlandais en 2006.
En novembre 2008, les bailleurs ont demandé les services d’AiDeDuFa afin d’assister plus efficacement ces familles maudites. Deux objectifs : hygiène et nutrition. Suite à l’enquête Ambatoabo Kidy (retranscrite sur le site aidedufa.org et à votre disposition), nous avons faits des propositions. Nettoyage, et repas.

Résultat : Un service hebdomadaire de 36 repas (le mardi) pour toute l’année 2009.
La remise en état des logements ; nettoyage, réparations ou transformations , peintures et aménagements intérieurs – extérieurs.

Le but : Procurer un petit revenu aux adultes bénéficiaires de l’association. Solange, Bamisy et Jeannette sont devenus cantinières et “agents de surface” quelques heures par semaine. Gilbert peut y être charpentier, Biro peintre et Désiré maçon !

Voilà comment douze familles déjeunent copieusement une fois par semaine, apportent du travail rémunéré aux bénéficiaires d’AiDeDuFa et génèrent un petit bénéfice pour l’association afin de financer d’autres actions.
Apport estimé sur 2009 : environ 250 euros.

 

Les médicaments

Nous avons eu la visite, très agréable, d’un des membres de PHI au mois de décembre. Yves, est venu nous informer que leur organisme ne pouvait plus fournir de médicaments. En effet, les médicaments collectés dans les pharmacies en France ne sont plus redistribués pour des raisons de coût de surplus de travail (groupage, vérification des périmés…). Il est donc proposer des accords avec les laboratoires du pays qui pourraient nous vendre des génériques… PHI pourrait avoir aussi un budget pour aider certaines associations qu’ils fournissaient auparavant. La mise en place de cette nouvelle organisation risque d’être longue, il faut des autorisations auprès du Ministère de la Santé. Avant les évènements, cela semblait compliqué ; maintenant ça se transforme en tour de force mais nous avons bon espoir et une nouvelle liste de commande est partie.

Nous venons d’avoir la chance de récupérer des comprimés de chloroquine et allons même pouvoir partager ce stock avec les dispensaires de brousse. En effet, ces 3951 comprimés sous plaquettes avec péremption en Janvier 2012, ont été retirées du projet de lutte contre le paludisme alors que tous s’accordent pour dire qu’à Madagascar, le produit est encore efficace et prescrit par les médecins.

 

L’atelier

En ce début de 2009 ! Il faut passer à la légalité : un contrat d’apprentissage de 6 mois a été déposé à l’inspection du travail pour accord. Aurélie, Patricia, Licina et Manatina sont officiellement apprenties.
Globalement, l’expérience est très satisfaisante. L’équipe est soudée, et agréable. Les filles sont encore jeunes, mais les consignes sont de mieux en mieux respectées.

Les prochains produits :

  • Une robe chasuble pour petites filles
  • La réalisation d’un livre d’éveil
  • Des tongs d’intérieur
  • Un rangement suspendu pour les cases
  • Un fauteuil hamac

Le but : Faire un contrat d’embauche en juillet pour les quatre filles ; elles pourront confectionner les blouses et les uniformes pendant l’hiver pour la Rentrée, puis nous reprendrons la création en septembre.
Les deux dernières séries de rideaux Skobido se terminent… et sont en vente sur le site aidedufa.org. N’ayant encore eu aucune vente de ce produit limité à 4 séries, ni de propos désobligeants sur l’article proprement dit, nous attendons vos critiques, vos propositions, voire un peu d’aide pour vendre ces premiers ouvrages.
Dites nous si vous trouvez que :
Le prix est trop élévé ? (267 euros)
Les dimensions ne sont pas adaptées à la demande ?
Hauteur 2,40m (ajustable à 2,37m ou 2,31m ou 2,25m en déplaçant les tiges dans les oeillets.)
Largeur 2m (et plus puisque modulable : 8 bandeaux indépendants)
Le modèle est difficile à intégrer ? Ou encore ?

 

Le projet de la Villa Capricorne

Le terrain est maintenant occupé par une famille installée dans la maison dit Bâtiment 2. Comme nous vous l’avions annoncé dans le n°6, les travaux sont finis. Deux bénéficiaires sont employés pour le gardiennage, les plantations et les constuctions : Basil et Gilbert.

Le bâtiment fait 28 m², sur pilotis de pierre. Il comprend le logement du gardien et de sa famille ainsi qu’un petit local pour ranger les outils ; ceci dans un espace clos de gaulettes avec une pompe à bras pour l’eau courante, et un cabinet au fond du jardin. Le terrain autour est débroussaillé ainsi que les ruines attenantes. Ce terrain de 4000m² devrait nous être officiellement cédé dans le courant de l’année, nous y installerons le projet qui nous permettra de travailler beaucoup plus efficacement.

Investissement sur le projet à ce jour : 618 euros.

Bilan 2008

Vous le trouverez en pièce jointe (tableaux excel).
Un bref résumé en mots pour ceux qui sont totalement allergiques à ce genre de document.
Les dépenses de 2008 furent de 9.128 euros contre 9.021 d’apports. Pas de problèmes de ce côté là, on a réussi à boucler ! Pourcentages par secteur :

  • 30% pour la scolarité,
  • Santé, habitat, alimentation : 35%
  • Atelier formation : 7,5%
  • Communications et déplacements : 5%
  • Locaux : 12%
  • Salaires et indemnités des bénéficiaires : 4,5%
  • Investissement au projet Villa Capricorne : 6%
  • Quelques précisions : 6% pour le budget santé est une année exceptionnelle entre deux visites médicales (Novembre 2007 et Janvier 2009) et avec un très bon apport gratuit de médicaments par PHI… Ce poste, pour 2009, est donc à revoir à la hausse.

Le prévisionnel 2009 peut sembler impressionnant, mais il ne faut pas oublier qu’il inclut le projet de la Villa Capricorne. Nous préparons donc un dossier de demandes de subventions en espérant avoir plus de chance que l’an passé. Le prochain : Conseil Régional de Loire-Atlantique, pour fin mars.

Deux architectes, à Nantes, ont pris l’affaire en main afin de rendre nos plans présentables et bien sûr nous guider dans nos choix. Ils doivent venir sur le terrain, mi-mars. Si vous avez des adresses ou des idées de possibilité de dépôt de ce dossier auprès d’autres organismes, n’hésitez pas à nous en faire part!

Les dons

Déjà de nombreux dons en ce début d’année 2009, soit 2560 euros !

La visite médicale a pu se faire…
Jeannette et ses quatre enfants sont au sec, la famille de Joce aussi !
L’aide alimentaire peut continuer et s’étendre vers les autres bénéfiaires… En cette période difficile (entre deux récoltes de riz, avec l’augmentation des prix qui se fiche totalement de la baisse du prix du barril de pétrole, en période cyclonique où l’océan ne permet pas la pêche, et fragilisée par l’instabilité due aux évènements politiques), nous retrouvons malheureusement les dures réalités de l’aide-assistanat pour des familles qui ont faim ! La distribution bi-hebdomadaire du riz continue !
Un immense merci à tous les donateurs qui permettent ces extras et concrétisent le lancement du projet de la Villa Capricorne.

Coût estimatif pour l’année : 850 euros.

 

La vie quotidienne

L’aéroport est fermé… ou les pilotes ne veulent plus y aterrir, ce qui peut aisément se comprendre depuis l’évènement du 27 janvier. Résultat : Plus de ligne Air Madagascar jusqu’à ???
L’électricité fonctionne le soir, une fois sur deux…ou pas du tout.

Nous n’avons aucune réelle information, mais des monceaux de rumeurs qui s’enchevêtrent, enflent, salissent ! Les provinces sont parfaitement isolées de la capitale où tout semble se « décider ». Nous avons croisé un officier supérieur de gendarmerie qui a avoué ne plus savoir qui était chef du pays ?!
Nous n’oublions pas que le soir de l’incendie de l’avion, tous escortaient la fuite du Ministre coach laissant les troupes des forces de l’ordre… sans ordre.

Les commerçants ont déclaré « ville morte » pendant deux jours, ils ont fermé le temps d’évacuer leurs stocks en brousse à l’abri des pillards. Puis timidement au cours de la semaine, tous ont réouvert. Les boutiques aux étagères vides sont prêtes à peindre, une occasion à ne pas manquer ! Les petites échoppes des vendeurs de fripes, de chambres à air de bicyclette, de falbalas et petits accessoires en tout genre, sont restées démantelées, les boutiquiers ont fuit : une partie complète du marché est déserte. L’huile et le pétrole se vendent hors circuit. Les produits de luxe (beurre et yaourts cachetés) ont totalement disparus. Le marché est parcimonieusement approvisionné en légumes par la province de Fiananrantsoa. Le lycée cherche d’urgence, 3 professeurs : occupés par des gens originaires des plateaux terrorisés par cet acharnement ethnique , ces postes sont actuellement vacants.

La crise politique est récupérée et transformée ici en conflit ethnique. Les antefasa (majoritaires à Farafangana ), ennemis hériditaires des zafisoro (seconde ethnie locale), seraient menés par des familles déchues, prospères au temps de la colonisation et de Tsiranana qui cherchent à prendre le pouvoir octroyé depuis plusieurs décennies aux antesaka (ethnie du sud de la région) pour éviter les affrontements historiquement sanglants entre antefasa et zafisoro… La raison ne semble pas de la partie !

 

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Newsletter N° 6

Sommaire du petit Journal n° 6 (Octobre 2008)

Les bénéficiaires d’AiDeDuFa
1. Une réorganisation
2. Les parrainages
3. Les sans papier

● La scolarité
4. Le choix des écoles
5. Les organismes d’aide à l’enfance
6. Rentrée 08
7. Le soutien scolaire

La Santé
8. Un constat.
9. La visite médicale.
10.Essai raté pour les yeux.
11.Les médicaments.

AiDeDuFa
12. L’atelier
13. Le terrain et la Villa Capricorne
14. La réunion du 19 octobre
15. Intervention d’urgence

Les bénéficiaires d’AiDeDuFa

  • Une réorganisation.

L’association grandit ! Actuellement 136 personnes, répartis dans 43 foyers, sont bénéficiaires (Carnet de Santé AiDeDuFa pour tous, scolarisation, formation, complément alimentaire, assistance administrative).

Comme annoncé dans la lettre d’information n°5 AiDeDuFa, nous avons utilisé les données de l’enquête et intégré 40 nouveaux bénéficiaires. Trois familles (femmes seules) sont entrées dans l’association et deux familles en sont sortis (elles ne correspondaient plus aux critères d’aide d’urgence de l’association et seuls deux enfants y sont encore aidés pour la scolarité et la santé).

Nous devions trouver une nouvelle organisation et deux formules se sont imposées ; Les familles dont tous les membres sont bénéficiaires :

  • 21 familles, soit 107 personnes, dont 57 enfants parrainés.
  • 33 parents (12 couples, 9 femmes seules),
  • 5 jeunes adultes ex-parrainés (1 en formation jardin AiDeDuFa et 4 sans qualification)
  • 69 enfants et adolescents : 49 écoliers, 10 collégiens, 4 en formation couture AiDeDuFa , 6 enfants en bas âge.

NB : Les parents sont impliqués dans la vie de l’association.

Les enfants au sein de nouvelles familles détectées lors de l’enquête de mai :

    • 29 enfants répartis dans 22 familles, dont 3 enfants parrainés.
    • Dont 26 écoliers, 1 collégien, 1 enfant en bas-âge.
  • Les parrainages

  • Il va sans dire que les 60 parrainages sont engloutis et que grâce aux dons, nous avons réussi à boucler la Rentrée. Cependant, les frais courent toute l’année et si vous pouvez trouver autour de vous de nouveaux parrains, nous avons les filleul(e)s !

    Nous vous les présenterons par 5 et ordre de priorité (43 sont sur la liste). Cette présentation se fera sous forme de message collectif avec un petit mot sur chaque enfant et sa photographie. Ce message sera actualisé chaque mois. Ceux d’entre-vous qui ne désirent pas recevoir ce message doivent nous le signaler.

    • Les sans papier

    Les nouveaux bénéficiaires sont majoritairement sans papier. Nous allons donc pouvoir nous atteler aux démarches administratives en commençant par les parents. Heureusement, les écoles ont accepté les enfants sous le nom de l’association, nous faisant confiance pour régulariser la situation dans le courant de l’année scolaire. Cette action concerne donc 25 familles soit 114 personnes.

    Extraits de naissance, cartes d’identité, à faire ou refaire… Parallèlement, constitution d’archives conservées par AiDeDuFa pour ceux qui le désirent. Beaucoup de papiers ont soi disant disparu lors d’un feu ou de fortes pluies ! Tout est tellement plus rapide quand on peut fournir les photocopies.

     

    La scolarité

    • Le choix des écoles

    Certains d’entre vous s’interrogent sur notre choix de scolariser les enfants de préférence dans les écoles privées où les écolages sont chers. Il y a plusieurs raisons à cela : la première est l’absentéisme des instituteurs dans l’éducation nationale (des fonctionnaires très mals payés et ce avec des mois de solde de retard ce qui les obligent à travailler dans d’autres secteurs en parallèle pour pouvoir vivre normalement). La deuxième : le manque de matériel pédagogique et les classes surchargées (60 à 80) ne permettent pas aux enfants (déjà de milieu défavorisé) de s’accrocher au programme ou aux instituteurs (pas toujours formés) d’obtenir des résultats satisfaisants. Nous en avons fait l’expérience à plusieurs reprises, et l’an dernier seuls deux enfants y étaient inscrits en 7°. Cependant, faute de moyens, nous recommençons cette année avec 12 enfants en CP, 3 en jardin d’enfants et 1 en 8° (ne justifiant pas ses frais d’écolage suite à des redoublements consécutifs).

    • Les organismes d’aide à l’enfance

    Toujours suite à vos interrogations après avoir lu les résultats de notre enquête sur le quartier d’Anosinakoho, nous tenons à préciser que l’aide de ces organismes cités (Sécaline, Mama be…) prête à caution. Leurs programmes d’alphabétisation le sont à dose homéopathique de deux après-midi par semaine, le programme scolaire n’y est pas suivi… Nous nous passerons d’autres commentaires, sauf de celui ci : Il faut mieux à tout prendre scolariser les enfants dans les écoles Publiques.

    • Rentrée 08

    Début Juillet, les 50 élèves ont rapportés leur “matériel scolaire” à l’atelier, cru 07/08 et 06/07.

    Cent soixante-dix-huit pièces (blouse+chemisette+short et jupe) ont été lavées, réparées, marquées et repassées en 195 heures ; matières : restes de tissus et de fil de l’an dernier.

    Coût : 33 euros

    La couturière Romualdine a confectionné cent trente cinq pièces pour les nouveaux (alors là, j’espère que vous suivez avec un crayon, ça se complique !).

    Coût : 295 euros.

    Voilà, tous sont donc habillés propres, neufs ou réparés pour 328 euros soit presque 4 euros par écoliers puisque ils sont… 87 cette année !

    Même chose pour les cartables et les trousses sans le repassage : soit 41 cartables réparés avec du matériel de récupération (le tout étant de trouver le truc pour éviter de démonter et changer les fermetures éclair… ceux ou celles qui se sont exercé(e)s à ce travail comprendront aisément et nous partagerons notre expérience en leur présentant notre combine : ouvrir la fermeture au maximum, resserrer la pièce glissière avec une petite pince, entamer la fermeture et coudre le début de la fermeture sur deux ou trois centimètres avec un point de croix sur l’envers).

    32 cartables confectionnés à l’Atelier d’après deux modèles AiDeDuFa avec du tissu – bâche et toujours la récupération sur vieux cartables. Coût : 4 euros 50 le cartable espéré solide… Seul l’avenir pourra nous dire si l’Atelier est compétitif face aux produits asiatiques (cf. Réparations de la Rentrée prochaine)

    • 12 sacs à dos tout neuf, dons de France.
    • 2 cartables “puma-addidas” achetés ici à 3 euros l’unité.

    Voilà, les cartables sont au dos et il faut les remplir ! L’Atelier a confectionné les 32 trousses manquantes et les 18 porte-gourdes pour les petits du Jardin d’Enfants. Estimation : 1 euro la pièce.

    Achat de fournitures (marquées et protégées à l’Atelier) Coût 383 euros !

    Résultat pour un écolier paré au grand complet… une moyenne de 10 euros.

    Ce chiffre n’intègre pas les frais d’inscription (300 euros) et d’écolage mensuel (208 euros), ni le secteur santé (chaque enfant a un carnet pour consulter Dr Claude et prendre les médicaments à l’association) et ni bien sûr le temps des bénévoles.

    Les distributions ont été faites en trois fois puisque les enfants des écoles privées sont rentrées le 9 septembre, les maternelles le 15 et ceux des écoles publiques le 22 !

    Ont suivi les incontournables désirs des instituteurs et des professeurs qui préfèrent le 200 pages pour telle matière, le cahier TP… Les changements de classe en fonction des âges présumés, et de la présence de l’élève décrétée trop petit par rapport aux autres (au mieux, les fournitures sont à compléter ; au moins bien, la blouse n’est pas de la même couleur)… Le clou : Un “non-parlant” déclaré inapte au bout de trois jours : Ôrifa change donc d’école et fera sa Rentrée avec une autre petite camarade non conforme, le 15 octobre !

    Nous pouvons donc conclure qu’il a fallu trois mois et demi pour préparer et classer l’affaire Rentrée !

    • Le soutien scolaire

    Nous sommes conscients que cette action doit privilégier les enfants inscrits à l’école publique. Nous devons aussi chercher des solutions pour aider Sr Olga qui accepte les “non conforme” dans sa classe de Jardin d’Enfant d’Ambatoabo, autre école religieuse (ils sont 5 avec Felety et Ôrifa).

    Pour ce faire, nous avons besoin de temps et de conseils ; le programme suivra. Intervenants bienvenus, conseillers espérés !

    La Santé

    • Un constat.

    Une année complète de relevés des consultations médicales permet, avant l’intégration des nouveaux bénéficiaires de faire un constat plus pragmatiquement des problèmes de santé concernant les 96 bénéficiaires de l’association pendant cette période :

    De septembre 07 à août 08 : 151 malades et 11 hospitalisations soit une moyenne de 13,5 malades par mois avec un pic en saison chaude (janvier 32 et février 20). A noter, vingt personnes n’ont pas été malades de l’année.

    A partir de septembre, les 40 nouveaux bénéficient de carnets de Santé afin d’aller librement en consultation chez Dr Claude : ils sont 136, les données vont changer.

    La distribution de riz continue pour 11 familles (dont deux nouvelles)… Cette action commencée en Octobre dernier n’aura été interrompue qu’un mois et demi. Sept familles ne sortent pas du cercle mais nous entrevoyons des jours meilleurs grâce à l’occupation du terrain AiDeDuFa…

    • La visite médicale

    Afin de suivre plus sérieusement les malades, et réagir plus rapidement pour programmer des analyses, nous venons d’établir pour chaque bénéficiaire une fiche de fréquence de consultations. Cette fiche sera également utile pour la prochaine visite médicale prévue courant Novembre comme l’an dernier.

    • Essai raté pour les problèmes d’yeux.

    Début octobre, une équipe de médecins espagnols est venue à l’hôpital St Vincent de Paul d’Ambatoabo. Des chirurgiens, mais aussi des ophtalmologistes.

    Nous avions inscrits dix personnes (6 strabismes et 4 problèmes de vision).

    Fiasco ! Après trois jours d’attente, les patients ont rapporté les carnets de santé avec des commentaires : Revenez l’an prochain, à l’âge de 11 ans, Rien à faire… ou pas un mot : seuls le n° d’incription au stylo vert et le tampon de l’hôpital ! Anguille sous roche ? Certes ! La Soeur infirmière s’est réfugiée derrière le médecin malgache, elle devait se renseigner pour ces anomalies et a fait rembourser dès le lendemain tous les frais d’inscriptions et de visites par le biais d’une aide soignante, sans aucune justification.

    Que pouvons-nous en conclure ? Une action parallèle s’est organisée, le calendrier des espagnols étant complet, l’équipe locale s’est déclarée compétente, et les lunettes de soleil gratuites (montures et verres plastiques) coûtaient 2 euros… (Exorbitant)

    Il y a encore fort à faire pour sortir de l’unique maladie “soignée”, le paludisme !

     

    • Les médicaments.

    Les filles de l’Atelier ont passé une journée complète à reconditionner les médicaments pour faciliter les inventaires mensuels. Deux malles sont actuellement dans le couloir… boîtes classées. Lors du repas de Rentrée (le 19 octobre), nous avons rappelé que les petits tubes à comprimés, si pratiques pour le tabac à chiquer, devaient être rapportés pour les malades suivants.

    Une nouvelle liste a été donnée à Pharmacie Humanitaire en mars … nous espérons recevoir les médicaments avant la rupture de stock !

    Il existe une pharmacologie strictement malgache à base de plantes que diffusent les laboratoires Homéopharma dans tout Madagascar. Une antenne vient de s’installer à Farafangana ; nous nous intéressons à ce programme qui, s’il est sérieux, serait plus approprié que des médicaments chers et trop sophistiqués.

     

    Aidedufa

    • L’atelier.

    Le premier cycle de 10 semaines s’est terminé avec succès et une semaine de pause. Le programme a été bouclé et nous avons choisi de travailler par thème autour du concept de l’artisanat dans l’art.

    Nous commençons donc par la Tong… kapa… skobido (lire scoubidou) !

    Nous préparons une exposition avec pour support les photographies de Joël : 7 grands tirages sur bâche banderole, une frise présentant tout son travail autour du thème et une tong géante, fractale confectionnée avec des tongs échouées et abandonnées sur la plage. L’atelier intervient dans la réalisation de produits dérivés : rideaux application sur pan et panneau, ainsi que des tongs en jonc. Nous espérons par ce biais faire connaître l’Atelier et vendre nos produits. Cette exposition sera présentée en avant première sur le site aidedufa.org aux alentours du 15 décembre.

    • Le terrain et la Villa Capricorne

    Il aura fallu exactement 6 mois pour obtenir le dossier complet de repérage du terrain 4600AP. Il a été envoyé à Tananarive et nous attendons maintenant la décision des Domaines quant à son attribution de mise à disposition gratuite avec un bail à vie pour l’association.

    Il fallait trouver un nom au projet du complexe AiDeDuFa dans l’espoir de trouver des bailleurs : à 50KM du tropique nous avons choisi Villa Capricorne (parmi : l’arche de Zoso, la baleine à bosse, bloc 309, Camp de travail…et autres mauvais titres… :o)

    Suite à l’accord des autorités locales, nous débutons la première tranche du projet :

    Plantation d’une haie délimitant le terrain (niaoulis, gaulettes, cocotiers, palmiers) aménagement d’une digue (moellons cimentés et épis), installation de la maison de gardien (déplacement du bâtiment la Classe édifié dans le jardin) et d’un petit local pour les outils (extension neuve), préparation du potager.

    Coût estimé : 1.000 euros.

    Rendez-vous samedi 25 octobre à Anosinakoho 7h !

    Premier programme : Borner et matérialiser les limites du terrain, prélever des plans de niaoulis, élaguer et préparer des gaulettes, planter la haie. Présence de tous les bénéficiaires souhaitée quelque soit leur âge. Travail par équipes prévu sur deux week-ends. Ambiance assurée, bienvenue aux bonnes volontés !

     

    • La réunion du 19 octobre.

    Le groupe 1 des AiDedufiens, les 21 familles complètes ont été réunies autour d’un plat de riz, viande de zébu et haricots. Pour 111 personnes, 50kg de riz, 15 kg de viande de zébu, 20 gobelets de haricots, 150 bananes et 40 pains…

    La veille, Papan’y Déric avait apporté les 10 paquets de bois à brûler et deux énormes marmites avec sa charrette. Dès 7h30, Jojo commença le feu et tous étaient là à 9h. Triage du riz et préparation de la sauce pendant que nous servions du café aux adultes et du chocolat aux enfants. A midi, tout était prêt et ceux qui avaient oublié leurs assiettes ont coupé des feuilles de ravenale. Discours d’ouverture pour présenter les trois nouvelles familles et exposer la première tranche de travaux pour la Villa Capricorne. Papan’y José, Gilbert, est cultivateur : il s’engage à prendre la responsabilité des plantations. Au nord de la piste d’aviation, à environ 4 Km du quartier, nous allons pouvoir glaner des plans de nioulis et couper des perches pour la clôture. Tous sont partants, les hommes élagueront et transporteront, les femmes et les enfants planteront sous les conseils de Gilbert d’après le tracé que nous aurons fait vendredi. Papan’y Florette sera gardien, son actuelle case sera mise à la disposition de la famille de Bamisy (hébergée actuellement par Gilbert).

    Un autre problème a émergé lors de la réunion. Les pêcheurs sont actuellement en campagne à 30 km au sud de Farafangana… L’océan y est plus poissonneux et des collecteurs se sont installés dans cette zone. Les prix sont scandaleusement bas (par exemple, les camarons : 1,3 euros le kg pour les pêcheurs, en vente à Farafangana ou Manakara à 3,5 euros). Les hommes ont emportés leurs pirogues par taxi-brousse et sont coincés là-bas, ils attendent les premières pluies pour revenir pêcher ici. Ils ne sont organisé ni en coopérative, ni en syndicat et nous demandent d’intervenir… Réfléchissons !

    Le pouvoir d’achat s’altère de jour en jour, les familles en souffrent… de plus en plus de vols et de cambriolages avec trop souvent mort d’homme… La rumeur annonce une crise comme en 2002. La communauté européenne n’est pas encore ciblée contrairement aux chinois. L’ambassadeur de France n’est toujours nommé. Ne nous décourageons pas !

    • Intervention d’urgence.

    Deux familles à aider d’urgence parmi le groupe 2 (avant la saison des pluies prévue le 15 novembre pour récolter les leetchis). Leurs cases sont pitoyables : famille Jeannette, poissonnière (femme seule avec 4 enfants) et famille Joce (épileptique) et Nonah (pêcheur), 4 enfants et un à venir.

    Coût estimé : 200 euros.

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    Des nouvelles de Farafangana

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    Régulièrement un bulletin électronique est envoyé à tous les adhérents et parrains pour leur rendre compte de la situation et du développement de l’Association à Farafangana.

     

    Les précédentes édition de notre petit journal  :

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    Newsletter N°5

    Sommaire du petit Journal n° 5

    Les enfants et les familles
    1. Yvan
    2. Scolarité
    3. Santé et pouvoir d’achat.
    4. Les cases
    5. Enquête sur le quartier et action : Rentrée Anosinakoho 08

    ● L’Atelier
    6. Dossier au Conseil Général de Loire-Atlantique
    7. Les Domaines et les topos
    8. La nouvelle municipalité
    9. Début de formation hiver austral 08

    Festivités
    10. Journée de la Femme
    11. Enregistrement d’un CD

    Documentations et besoins
    12. Fibres naturelles
    13. Energies renouvelables
    14. Toiles de voiles ou cirées

    Le cocasse et divers de la vie
    15. Dr Jean Paul, Dr Babory, Dr Gisèle
    16. Denise à 120 ans
    17. La tong du géant
    18. Distribution de cartables
    19. Les dahala

    Les enfants et les familles

    1. Yvan

    Certains d’entre vous se sont inquiètés des dégâts que nous avions subi suite au passage du bien nommé Yvan le cyclone, dans la nuit du 19 au 20 février ! Les nouvelles ne sont pas franchement fraîches mais…sèches. Yvan est entré à Madagascar par l’île de Ste Marie, au nord-est, puis s’est laissé descendre au dessus des hauts plateaux jusqu’à la pointe sud… Trombes d’eau, rafales de vent à 200km/h, mais surtout crue impressionnante des deux fleuves qui se rejoignent à Farafangana.
    Anosinakoho notre quartier “cible”, devint cité lacuste pendant 24 heures.

    L’eau monta d’un mètre, la plus importante inondation de ces dix dernières années. Les cases sont toutes conçues sur pilotis de 30 à 80 cm : Le quartier fût donc totalement submergé.
    Nous avons pu faire héberger 80 personnes dans un entrepôt au sud du quartier (nous détenons les clès du bâtiment Morvy, premier projet d’installation de notre atelier). Les familles étaient donc réunies à l’abri, entre Morvy et Promexfa (un autre lieu désafecté de la société caféière malgache).
    En alerte cyclonique, les écoles ferment, les églises aussi… Tous ont présent à l’esprit Gretel, le cyclone de 1997 dont l’oeil passa sur la ville, heureusement Yvan ne s’est pas approché à moins de 300km !

    La crue fut telle qu’une nouvelle passe s’ouvrit dans le banc de sable entre les fleuves et l’océan, et le 21 au matin, chacun regagnait ses pénates… humides.

    Une longue expérience en la matière permis de gérer rapidement la réinstallation ; cependant, si certains prévoyants avaient posé les planchers sur les fermes des charpentes, le bas des murs restaient gorgés d’eau (matière terriblement absorbante puisque en tiges de palmes de ravenale).
    Nous avions pu distribuer de grands sacs poubelles noirs (don français qui fut précieux), et le maigre balluchon des affaires personnelles n’avait pas trop souffert.

    La famille Marie Brigitte (Elysé, Anita, Elido, Odilon, Noëline), en zone non-inondable dans un quartier voisin, eut finalement moins de chance : leur taudis de tôles s’est effondré dans la nuit, leur maison faisant partie du programme des reconstructions étaient encore en cours… ils furent hébergés dans un autre quartier par des membres de leur famille alors que le père gardait le chantier.

    Ces catastrophes génèrent beaucoup de vols et il est impensable d’abandonner, ne serait-ce que des bois… à Anosinakoho, les pêcheurs ont gardé les habitations assis dans leurs pirogues.
    Le papier et l’eau ne font pas bon ménage ! Encore et toujours des extraits de naissance et des cartes d’identité dilués : à refaire ! Les écoliers consciencieux ont fait de la copie : faute de manuels scolaires, les cahiers de cours constituent toute la documentation et doivent se conserver tout au long du programme. Nous avons donc organisé une nouvelle distribution de cahiers.
    Deux quartiers de Farafangana se souvinrent plus longtemps d’Yvan : les poteaux électriques abattus ne furent remplacés que 25 jours plus tard.

    Problèmes de communication, de réfrigération et autres tracas… Nous vivons dans l’un de ces quartiers.

    Ce fut le dernier cyclone de la saison !

    Le 15 mars, la fée électricité recouvra une partie de ses pouvoirs ; un des groupes électrogènes de la ville avait souffert et les quartiers furent réapprovisionnés en alternance d’un jour sur deux. Nous avions le privilège de l’entraînement, mais beaucoup de retard à rattraper… C’est fou ce que ce petit engin ordinateur peut apporter et enlever !

    Le 23 avril, « Rideau »! Le deuxième groupe tombait en panne et toute la ville fut privée d’électricité… Toute ? Non ! Une frange étroite de pirates-commerçants, entre l’hôpital et la banque, avaient transporté des congélateurs personnels dans leur boutique et vendaient des sachets-glaçon (un seul bloc à casser au maillet). Cette ligne bénie était alimentée par le petit groupe électrogène de la pompe à eau de la ville et nous commencions à faire des réserves au cas où !

    Quelques révélations plus tard (le groupe neuf alloué à la Région avait été intercepté par une autre Région 300 kilomètres au nord, le groupe en panne depuis plus d’un mois attendait toujours une hypothétique réparation), les lycéens sont descendus dans la rue.

    Le 29 avril, la grève fut menée par le lycée public ; situé dans notre quartier, les lycéens sortaient également d’un mois de coupure. Manifestations violentes, jets de pierre dans les cours d’écoles, carreaux brisés, une revendication : pouvoir finir le programme et réviser avant les examens. Nous sommes en automne, la nuit tombe à 17h30, et les cours s’arrêtent !

    Le 1er Mai tout rentrait dans l’ordre… Des miracles ! Le groupe électrogène neuf venait juste d’arriver de Mananjahary, le groupe loué entrevoyait une pièce neuve !

    Seules séquelles : L’éclairage public est passé d’une ampoule tous les quatre poteaux à… aucune ! Les quartiers sont toujours délestés un jour sur deux… sauf celui du lycée !

     

    2. Scolarité

    Seuls 6 enfants sur 46 n’ont pas la moyenne générale et tous les arguments pour ne pas l’avoir obtenue (hospitalisation, circuit d’enseignement public, scolarisation tardive). Nous avons fait un classement interne à AiDeDuFa, basé sur les moyennes et le rang dans la classe. Ce tableau permet de surveiller l’évolution des élèves et de déclencher une alerte en prévenant les parents et en proposant un soutien. Il est prévu pour l’année prochaine, de mettre à disposition des familles les résultats afin qu’elles puissent participer plus activement à la scolarité des enfants… Il ne faut pas oublier que tous les enfants travaillent le soir autour de l’unique lampe à pétrole de la maison.

    Le soutien scolaire est encore au stade expérimental. Après 4 semaines de cours extra-scolaires en janvier et février et une progression de 60% des résultats scolaires des enfants concernés, l’idée a été suivie avec un autre groupe et une autre méthode : études pour les sept enfants en classe de 11ème. A ce niveau, ils commencent à avoir des leçons à apprendre, et quelques devoirs ; les institutrices ne proposent une étude qu’à partir de la 10ème…

    Nous avons donc décidé ce nouveau programme pour Mars, et Avril (Prochain bilan aux compositions de fin de mois, mais à priori, résultats identiques au premier essai) ! Il semble cependant que l’étude dirigée soit une bonne solution. Pour pouvoir être proposée à tous les enfants, il faut un local près de l’école (nous en reparlerons dans le paragraphe Atelier).

    Les deux mois passés, l’étude des 11ème a été faite sur place, dans l’une des classes de l’école Ste Marie.

    Voilà pour la petite histoire :

    Entre 4h30 et 4h45 : Nettoyage des classes par équipe tournante ! Les tables bancs sont dressées sur le côté pour facilité la tâche à cinq petits balayeurs qui projettent vers la sortie de minuscules bouts de craie, des haricots brisés et du sable. Sur la varangue, les enfants qui ne sont pas de corvée se précipitent pour récupérer les craies (succédanées de billes). Mais les haricots ? Ils n’intéressent que le responsable de la pelle à ordure… Ce sont les bûchettes locales : en décembre les écoliers doivent apporter 30 haricots rouges et les écolières 30 haricots blancs soit environ 1500 haricots par classe pour les séances de calcul de l’année.

    4H45 : Cloche ! Sortie des enfants ou entrée en études… Les 7 s’installent pour trois quarts d’heure de devoirs, de jeux ou de discutions : tables, numération, écriture, copie, réflexions :
    La tomate devient-elle légume comme écrit au tableau ?
    Comment compter de 100 en 100 de 5000 à 6000 avec une autre méthode que celle-ci : “Je mets 5000 dans ma tête et 100 sur mes doigts ???” (François)…

    Si vos enfants désirent exposer dans leurs classes la vie scolaire à Madagascar, surtout n’hésitez pas ! Nous sommes tous à votre disposition pour répondre aux questions et envoyer des documents.

     

    3. Santé et pouvoir d’achat

    L’automne s’installe et comme à chaque changement de saison, le paludisme attaque. Trimestre très fort avec 72 malades dont 4 hospitalisations et une naissance par césarienne (Alexandrine petite sœur de Rosana et d’Alexandre). Toujours des bains à la maison pour les problèmes de peau : champignons, une seule gale, plaies infectées, crasse… Dr Claude est toujours le principal médecin traitant et le stock de médicaments constitué en décembre nous permet maintenant d’évaluer plus précisément les besoins sur une année.

    Quelques chiffres pour les 100 bénéficiaires de l’association :

    • Vermifuge Mébendazole : 800
    • Antibiotique Amoxicilline : 1000
    • Aspirine : 500
    • Multivitamines : 500

    La prescription des antipaludiques donne une évaluation de 75 crises par an…
    Le conditionnement des médicaments en boîtes de 1000 est pratique pour le rangement, mais contestable pour les états de stock : nous allons faire des sachets de 100 avant de recevoir le complément de commande prêt à partir pour Pharmacie Humanitaire.

    Coût indéfini puisque nous pouvons obtenir parfois obtenir des gratuits.

    L’aide alimentaire a été suspendue au mois d’avril, puisque elle est totalement dépendante du pouvoir d’achat des familles. En effet, ce mois est la pleine période de pêches à la langouste et aux camarons, produits qui se revendent entre 2 et 3euros le kilo alors que le poisson n’est acheté que 80 centimes le kilo. Nous avons donc modifié l’aide en participant à un prêt pour l’acquisition d’une pirogue et en remplaçant quelques filets usagés.

    Actuellement, une famille de 7 personnes a besoin de 1 euro 70 par jour pour le riz et les PPN (sel, huile, sucre, café, pétrole, bois de chauffe, savon) et de 80 centimes d’euros pour l’accompagnement (légumes, poisson ou viande ou oeuf) soit 75 euros par mois. Gageure dès que la mer est mauvaise ou moins poissonneuse !

    Il faut donc envisager de reprendre les distributions de riz mi-mai. La prochaine récolte de riz est prévue en juin, mais les prix baisseront-ils ? Nous cherchons des solutions d’échanges de vivres contre travail ou formation, l’alphabétisation reste prioritaire et nous n’avons malheureusement toujours pas de local…

    Coût minimum mensuelle des distributions de riz : 15 euros

    Phénomène intéressant en avril : Les malades du mois sont essentiellement des adultes (15 sur 17). Alors qu’auparavant, nous n’avions que des consultations d’enfants, il semble que les adultes aient décidé d’arrêter l’auto-médication (les médicaments se vendent à la pièce au marché, entre les fruits et les légumes)…

     

    4. Les cases

    Il y a tout juste un an, nous commencions cette action de rénovation et de reconstruction pour les familles bénéficiaires les plus démunies.

    Aujourd’hui, la onzième case est en cours de finition : La famille de Solange (Larissah, Oliviah, Julien et Rodin) va avoir un toit personnel sur un terrain que lui a donné son grand-père ; Basil (père d’une famille AiDeDuFa) a été employé comme charpentier, et est aidé par notre jardinier.

    La prochaine réhabilitation de la liste (famille Gilbert : 14 personnes dont José, Joceline, Josvah, Ferlin et Jean) est en “commande”.

    Ces constructions en bois sont de plus en plus chères. En raison de la déforestation galopante, les matériaux viennent des coins de brousse les plus reculés, à dos d’hommes ou en pirogue.

    Deux essences indispensables :

    1. L’eucalyptus, les bois ronds ou carrés, rouges ou blancs arrivent au port fluvial de Farafangana (Anosinakoho) : armature et charpente d’une case soit une vingtaine de jeunes arbres de 5m (le bois rond), vingt madriers (le bois carré) et une centaine de perches.
    2. Le ravenale, symbole de Madagascar, est pour le toit, les murs et le plancher, soit également une vingtaine de ces plantes arbres en quatre parties bien spécifiques : les raty, le falafa, le rapaka et les tady. Les palmes se posent sur le toit et sont attachées par des lanières tirées des tiges. Les tiges des palmes sont enfilées sur des lattes de bambou pour confectionner les murs. L’écorce du tronc, soit deux plaques par pied, est disposé en plancher et sera recouverte par une natte tissée en jonc. Ces matériaux sont déposés dans notre jardin portés par de filiformes mais costauds broussards et repartiront en deux tours de charrette à bras vers l’emplacement de la case.

    Aménagement intérieur : Nous avons en projet de créer des modèles de rangements simples et réalisables par toutes… Pour le moment, la coutume est de tendre une corde en travers de la case et d’y superposer les vêtements. Aurons-nous le temps cet hiver avec les Marias diplômées ? (cf. Atelier – 4. Début de formation)

    Un grand merci à tous les donateurs et parrains qui nous ont permis de reloger ces gens dans des conditions décentes… Sans vous, rien n’aurait pu se faire !

    Coût total des 12 cases : 650 euros

    5. Enquête sur le quartier et action : Rentrée Anosinakoho 08

    La population du quartier cible de l’association, Anosinakoho, nécessitait une enquête approfondie. Nous n’avons pas l’intention de privilégier des familles au détriment d’autres et il était important de visiter les 135 cases et de connaître les 612 personnes du quartier.

    Un mois d’enquêtes soit cinq matinées par semaine avec deux aides : la couturière d’AiDeDuFa, Romualdine qui est aussi l’épicière chinoise du quartier (précieuse puisqu’elle vit là depuis 1962 et connaît tout le monde), et Jojo, notre employée de maison.

    Notre questionnaire est une adaptation d’une enquête effectuée par une ONG dans les bas quartiers de Tana. Le quartier, déclaré insalubre à la fin des années 40 par le Préfet de l’époque, a été classé “communauté indigène” : aucune propriété du sol. Cependant, 58% sont propriétaires de leur maison.
    Deux zones, entre le fleuve et les rizières, traversées par une rue centrale : Anosinakoho-Est, 43 habitations, et Anosinakoho-Ouest, 92.

     

    En moyenne, les cases font 15m² et abritent (pas toujours efficacement) 5 personnes.
    La population est étonnamment bien répartie : 51,6% féminine et 49,4% masculine. Un peu plus de 60% sont des enfants entre 0 et 14 ans. 35% des adultes sont analphabètes mais 74% des enfants sont scolarisés. Une femme sur 5 sait tisser le jonc pour faire des nattes. 30% de sans papiers (à faire ou à refaire).

    26 familles sont actuellement en grande difficulté soit 144 personnes dont 11 femmes seules, et 92 enfants entre 0 et 14 ans dont 43 non scolarisés.

    Action possible si nous trouvons le financement : Scolariser à l’école publique ces 43 enfants les plus défavorisés, aider ceux qui sont déjà inscrits (12) en leur fournissant un cartable garni pour la Rentrée. Cette très bonne idée de kit scolaire a été lancée par le gouvernement il y a plusieurs années, mais il s’avère qu’une organisation logique reste impossible et les parents n’inscrivent pas leurs enfants faute de moyens pour acheter les fournitures. Les kits scolaires sont distribués aux enfants déjà inscrits en classe et dont au moins un des parents possède une carte d’identité. Cette année, distribution pour deux classes : les 11ème, qui ont reçu un cartable garni en janvier et les 12ème, en avril !!!!

    Avec 15 euros, un enfant pourra être inscrit dans une école publique, et avoir un cartable à la Rentrée : les fournitures pour l’année entière, une blouse et une tenue (jupe plissée ou short et chemise blanche)!

    Nous ne savons pas encore quelle tournure future peut prendre cette action puisque nous n’avons pas la structure nécessaire (temps et énergie) pour absorber 43 enfants en parrainage individuel, même uniquement scolaire… 64 enfants sont actuellement parrainés !

    Nous pourrons prendre des photos à la remise des kits et nous demandons aux bailleurs éventuels de nous faire confiance dans le suivi de l’action pour la Rentrée 09/10 (une analyse plus précise de l’enquête de quartier sera terminée début Juin : tout complément d’information sur le site Internet.)
    Cette action Rentrée Anosinakoho 08, pour pouvoir aboutir, doit être ficelée fin juin 08 : inscriptions dans les écoles, achats des fournitures, confection des blouses et des tenues… Les extraits de naissance, indispensables, pourront être fait tout au long de l’année : fournir aux parents demandeurs une carte d’identité, leur permettre de se déplacer en brousse, réunir des témoins, assister les analphabètes…

    Un immense merci à ceux qui désire nous aider… L’action aura pour priorité, les plus jeunes, les non scolarisés et évoluera en fonction des dons !
    Afin de nous organiser au mieux, adressez vos dons à l’ordre de AiDeDuFa chez Mme Catherine Chesné 3, rue d’Erlon 44000 Nantes avec pour objet : Rentrée Anosinakoho 08

    Coût de l’action : 55 X 15 euros soit 825 euros.

     

    L’Atelier

    6. Dossier au Conseil Général de Loire-Atlantique

    L’opportunité de ce dépôt de dossier de demande de subventions nous a fait réfléchir à nouveau sur l’emplacement du futur atelier : l’entrepôt que nous avions visé s’est avéré non adapté puisque sans terrain, il n’y avait donc aucune possibilité d’extension ou de diversification des actions… de plus, le titre de propriété n’étant pas actualisé, les démarches risquaient d’être laborieuses.

    Nous nous sommes donc tournés vers un terrain domanial nu, comme le receveur des Domaines nous l’avait conseillé et le projet d’une construction neuve en semi-dur, sur pilotis puisque le terrain possible est inondable.

    • Atelier de fabrication et création : 80m²
    • Magasins de stockage: 3 X 25m²
    • Atelier d’initiation pour les mères de famille : 25m²
    • Atelier linguistique et soutien scolaire : 25m²
    • Petit Musée et vitrine de AiDeDuFa : 20m²
    • Equipements sanitaires et infirmerie de premiers soins : 20m²
    • Bureau : 12m²
    • Logement responsables et intervenants : 50m²
    • Maison modèle : 24m²

    Total d’occupation au sol : 480m² soit 250m²+ 167m² (coursives et varangues) pour le bâtiment 1
    Terrain nu pour aménagements extérieurs et extensions éventuelles : 3500m²
    Soit terrain de 4 ares.


    Plan de situation à Farafangana


    Implantation à Fenoarivo nord

    Emplacement ciblé : Fenoarivo Nord, terrain domanial nu au nord des lieux anciennement dit Topo., Douanes, et Rossy. (Plans bâtiment voir site Internet.)


    Plan des bâtiments

    Evaluation du projet : 20.000 à 30.000 euros (50 millions d’ariary).
    Demande de subvention au Conseil Général : 5.000 euros

     

    Annexe au Projet (Mars 2008)

    Farafangana, chef lieu de la Région Atsimo Atsinanana (Sud-Est) de Madagascar : 16 564 km²
    1 005 200 habitants. Le littoral de 150 km n’a aucun accès portuaire, la réfection du réseau routier est en cours.

    La politique gouvernementale a exposé ses Engagements et ses Défis dans un projet de développement (MAP Madagascar Action Plan) avec des objectifs fixés pour 2012. Les actions du projet s’inscrivent toutes dans le programme MAP.

    Scolarisation, soutien scolaire, prescolaire et éducation parentale (Engagement 3, Défis 1,2 et 6)
    L’action de AiDeDuFa a pour but d’évaluer les besoins afin d’aider les familles et les structures concernées à trouver des solutions par le biais d’enquêtes menées sur les quartiers les plus défavorisés.

    Première estimation pour la Région : 1/4 des enfants scolarisables fréquentent l’école, 70% de la population est analphabète.

    Maison modèle (Engagement 8, Défi 4)
    L’action veut démontrer qu’il est possible de vivre dans des conditions décentes (logement et alimentation) pour une population en dessous du seuil de pauvreté (60% vivent avec moins de 6 euros par mois).

    Pisciculture et Potager (Engagement 7, Défi 3) (Engagement 8, Défi 4)
    Les rigueurs du climat (inondations, cyclones), et la baisse mondiale du pouvoir d’achat augmentent les périodes de disette (estimation de la Région pour 2008 : 6 à 8 mois). L’action présente des modes de reconvertions adaptés et accessibles.

    Santé (Engagement 5, Défis 3 à 8)
    La priorité de l’action est la prévention et l’information. L’expérience de plusieurs années de visites médicales permet de proposer une intervention auprès de divers organismes locaux et notamment dans les établissements scolaires (actuellement sans plus aucune structure adaptée).

    Formation professionnelle, Artisanat (Engagement 1, Défi 7) (Engagement 4, Défi 5)
    L’action a pour but de motiver une population inactive, tributaire d’une économie saisonnière : cultures d’exportation (café, poivre, girofle) et pêche maritime traditionnelle. Des stages de formations techniques pour les jeunes sont indispensables : Les deux structures existantes, une école ménagère (capacité 60 élèves) et un lycée technique (données du MAP pour 2005 : 19% d’élèves terminent les études de collèges) sont réservées à une classe de privilègiers.

    Les nattes de jonc de Farafangana sont réputées à Madagascar ; les retombées économiques profitent aux revendeurs. L’action, par le biais du commerce équitable, de la formation et de la création, a pour objectif d’accéder au professionnalisme et de réduire les intermédiaires.

    Etat civil et Pièce d’identité (Engagement 8, Défi 3)
    L’analphabétisme, l’habitat vétuste, les inondations et les problèmes archivistiques entraînent des démarches permanentes pour obtenir la preuve de son identité. AiDeDuFa souhaitent étendre cette action à tous les natifs démunis de la ville. Par manque de structures et de ressources humaines, la Mairie ne peut faire face, seule, à cette vaste tâche.

    L’Association ne poursuit aucun but lucratif, et n’a aucun caractère politique ni confessionnel (Statuts. Article 1), son action de soutien à la population est encouragée et facilitée par les autorités locales.

    Manifestations culturelles (Engagement 6, Défi 10)
    Il est remarquable que les familles déshérités retrouvent une dignité visible lors de leur participation.

     

    7. Les domaines et les topos

    Les démarches dans ces deux administrations demandent une bonne provision de patience, de la disponibilité et un véhicule pour traverser la ville d’est en ouest : l’intéressé est également coursier et duplicateur entre les deux services. Nous avions un peu d’entraînement avec le premier projet d’atelier et le bâtiment Morvy, mais nous avons découvert les joies du métrage : le premier repérage qui consiste à faire une évaluation approximative du terrain demandé a eu lieu en février… Dépôt du dossier de demande de mise à disposition gratuite des 40 ares près du fleuve le 22 avril et affichage au District pour 15 jours. Le second repérage doit se faire ce mois-ci, il fixera la superficie exacte du terrain puis le dossier attendra à nouveau 30 jours d’éventuelles oppositions . Ensuite, il pourra partir à la direction des Domaines de Tananarive pour la décision du mode d’attribution.

    On peut espérer avoir une réponse en septembre !

    8. La nouvelle municipalité

    Afin d’ajouter une pièce de poids à notre dossier, nous avons demandé au conseil municipal de se réunir pour valider le projet. L’emplacement est anciennement celui du port fluvial qui actuellement est situé à quelques centaines de mètres, à Anosinakoho… Les conseillers après avoir délibéré à deux reprises nous ont remis l’arrêté municipal n° 12-08/CM/CU/FA : AiDeDuFa peut installer son complexe humanitaire pour une durée illimitée. Merci messieurs !

    La décision finale viendra du Ministère… mais c’est déjà ça !

     

    9. Début de formation hiver austral 08

    Les quatre adolescentes qui sont scolarisées depuis trois ans à l’école ménagère Maria Goretti vont passer leur examen de fin de formation en juin. Il est donc urgent que nous lancions l’atelier AiDeDuFa. Il est prévu de l’installer provisoirement dans notre maison et de commencer dès le mois de juillet.
    Programme de la formation sur 9 semaines, 4 jours par semaine du 1 juillet au 7 septembre. Rémunération des adolescentes : 10.000 ariary par semaine (57% du smic) et (elles pourront préparer leur repas sur place).

    Semaine n°1 : Découverte de l’atelier, et du matériel mis à disposition (tissus, fils, boutons…) Organisation de l’espace et des rangements (collectifs, de récupérations, personnels). Les consignes d’hygiène !
    Les vêtements : Laver le linge par couleurs, apprendre à visiter le linge propre : marquer les réparations à faire (pièces, reprises, boutons…), les faire ! Le but : constater et réagir avant l’irréparable.

    Semaine n°2 : La poupée et son bébé. Réalisation du patron en carton par chacune. Coupe, couture, tri du kapok… montage du corps. Evaluer les besoins exactes de matières, commencer à établir un prix de revient.

    Semaine n°3 : Vie et habillage de la poupée. Reproduire un motif (calque/tissu) pour la broderie des yeux et de la bouche, et de la frise du lamba (paréo). Broder ! Confectionner les habits : coupe, couture.

    Semaine n°4 et 5 : Même chose en rectifiant les erreurs et en comptant le temps nécessaire à la réalisation (suite et fin de l’évaluation du prix de revient). Le but : Pouvoir répartir les tâches en fonction des capacités et des facilités de chacune. Assurer les commandes ! Nous espérons vendre les poupées de chiffons au profit de l’association. L’atelier pourra se poursuivre en septembre dans la Classe du jardin et les couturières seront rémunérées équitablement.

    Semaine n°6 : Les cartables. Réfléchir ensemble sur le patron et l’établir. Calculer les fournitures nécessaires et le prix de revient. Confection d’un cartable.

    Semaine n°7 et 8 : Organisation et répartition pour optimiser la réalisation. Le but : faire 50 cartables solides (L’an dernier, nous avions été aidés pour l’achat des cartables et les enfants avaient été ravis. Cependant, le matériel que nous pouvons trouver sur place se dégrade à une vitesse étonnante et nous avons passé l’année en réparations : doublage et fermetures éclair… A coût égal, nous devons pouvoir disposer d’un matériel utilisable à l’année.

    Semaine n°9 : Préparation de la Rentrée des petits. Marquage de tout le matériel (blouses et tenues, cahiers, trousses, et cartables). Garnir les cartables en fonction des fiches de demandes. Distribuer ! Nous avions tout d’abord pensé faire les blouses et les tenues des écoliers, mais cette année encore, Romualdine (la couturière attitrée) s’en occupera… Le but : L’année prochaine, l’atelier sera en mesure d’assurer les besoins de l’association.

    Coût estimatif de la formation (cartables compris) : 300 euros.
    Prix estimatif de Kemba et son zazamena (la poupée cf. Photo) : 20 euros.

     

    Les Festivités

    10. Journée de la Femme

    Comme l’an passé toute la gente féminine d’AiDeDuFa était présente pour le défilé (on peut le dire sans vraiment mentir puisque seulement 3 absentes mais 5 garçonnets en substitution). Départ prévu à 7h à la station service, démarrage effectif deux heures plus tard… attente réglementaire ! Nous avions un carton de biscuits pour la longue pause au stade où les autorités se sont permises la même marge de retard pour les kabary (discours interminables lancés des tribunes à la foule imperturbable malgré la pluie (mars est le mois des pluies abondantes mais nous avions deux parasols !).

    Les enfants ont joués à ramasser les papiers de biscuits, tout d’abord les leurs puis un ratissage systématique du terrain : Une belle démonstration de nettoyage !

     

    11. Enregistrement d’un CD

    Cinq morceaux de musique traditionnelle : Hira Gasy

    • Ô ry malagasy havana (Eh! Les familles malgaches)
    • Manao hazafady (S’il vous plait)
    • Ô rila (Ambiance)
    • Kanakana mandro (les canards se baignent)
    • Raivo a (chanson pour Raivo)
      et un morceau composé par un jeune garçon de Farafangana, Tena : Ara haba (bonjour)

    Répétés depuis deux mois dans le jardin par 16 femmes AiDeDuFa, ils viennent d’être enregistrés (le 14 mai). Le CD sera disponible en juillet ! N’hésitez pas à nous le demander, il y aura plusieurs arrivages en France avant la fin de l’année.

    Prix: 10 euros.

     

    Documentations et besoins

    12. Fibres naturelles

    La flore de Madagascar présente un taux d’endémisme élevé ; les estimations au niveau des espèces varient entre 81 et 86%. A titre d’exemple, on peut citer :

    • 100% des Pachypodiums (plantes grasses)
    • 97% des Palmae (palmiers)
    • Sur les huit baobabs (Adansonia), sept sont typiquement malgaches.
    • 91% de Cyatheaceae (???)

    Extrait de “Madagascar fenêtres”. Vol 1, éditions : Cite
    … et voilà que les interrogations recommencent ! Nous sommes frustrés de ne pouvoir accéder à l’Internet et comme toute chose inaccessible, il nous semble que la solution est là.

    Nous cherchons à identifier les plantes et surtout à utiliser des fibres naturelles pour le tissage, la tapisserie et la broderie. L’aloès, l’ananas, les palmiers, le sisal, les écorces d’hafotra…

    Comment les traiter pour obtenir les fibres, comment les reconnaître ?

    Les seuls ouvrages que nous ayons sont sur les plantes médicinales… beaucoup de recettes souvent truculentes, mais très très peu d’illustrations !

    Maux de Dents :
    Anandrambo* (??) (Prendre leurs racines) + 7 jeunes feuilles de Fanory* (??) + un piment coupé en 7 + 7 fourmis rouges + un peu de savon noir + un peu de sucre = gratter les racines, les nettoyer, mélanger le tout avec les feuilles et faire une application sur la joue de la dent malade à l’extérieur, et mettre un peu de gingembre, rajouter de l’eau et en mettre dans le trou du nez correspondant à la dent malade.
    Le signe (*) signifie que la plante nommée a sa photo dans le Ravi-Maitso : Mais où peut on se procurer le Ravi-Maitso illustré ? Livre d’auteur A. Descheemaeker.

    En un mot, nous sommes preneurs de toutes informations et documentations par messages ou pièces jointes de 100ko maximum et aussi par photocopies ou CD à déposer chez Catherine Chesné (le quartier général d’AiDeDuFa en France, où les voyageurs pour Farafangana viennent se charger un peu… Prochains départs : 4 juillet, 12 août, 3 septembre…)

    L’identification des plantes de notre région servira également de données pour les enfants (en fait, citadins) qui pourront découvrir la nature et apprendre à la respecter. Cette sensibilisation “goutte d’eau”, nous semble indispensable face à la déforestation galopante et à la cueillette anarchique démultipliée par l’accroissement de la démographie et de la pauvreté… Un plus qui va de paire avec l’idée du lexique des formes et des matières et le projet du futur potager !

     

    13. Energies renouvelables

    Le projet de bâtiment AiDeDuFa est situé sur un terrain où toutes les conditions sont réunies pour créer un exemple d’autonomie d’énergie : face à l’océan sous les alizés… éolienne, et généreusement exposé au soleil… solaire. L’ère du service électrique semble totalement révolu et de toute façon, il est actuellement impossible d’obtenir légalement un raccordement à la Jirama (JIro = électricité, RAno = eau, Malgache) et ce depuis plus d’un an jusqu’à nouvel ordre… Cette entreprise publique est totalement dépendante du pétrole (groupes électrogènes), n’attendons donc pas d’améliorations immédiates et profitons en pour prouver qu’il existe d’autres solutions.

    Nous cherchons donc des techniciens bénévoles, intéressés par le projet, pour nous aider à décider de nos besoins et installer la chose !

    Etant donné les moyens financiers de l’association, nous ne pouvons proposer aux intervenants que l’hébergement, la bonne volonté de tous et la bonne humeur de chacun…

    Nous devons tenir compte des conditions subtropicales, vents parfois violents, inondations… conditions climatiques rudes !

    14. Toiles de voiles ou cirées

    Les pluies abondantes et les enfants trempés réclament des solutions efficaces. Nous avons pu faire une distribution de k-way, il y a deux ans grâce à une collecte en France… en ce moment, une nouvelle opération est lancée ! N’hésitez pas à déposer les imperméables et les K-way trop petits pour vos enfants chez Catherine Chesné.

    Toutefois, nous pouvons confectionner sans problème des ponchos et des vêtements de pluies mais nous n’avons pas la matière première.
    Nous avons pensé aux voiles réformées, de bateaux, de planches, de parachutes…

    Connaissez-vous des clubs près à nous céder leur vieux matériel ?

    Nous pourrions également en doubler les vanneries de rangement dans les cases, faire des sachets qui durent (indispensables au quotidien, seuls emballages existants)…

    Il est en projet de faire venir un conteneur… Avez-vous une idée de local de stockage gracieux dans la région nantaise ? Cette solution décoincerait beaucoup de choses et nous pourrions lancer des actions de récupérations…

     

    Le cocasse et divers de la vie

    15. Dr Jean Paul, Dr Babory, Dr Gisèle…

    Nous vous en avions déjà parlé, mais depuis les résultats de l’enquête il est criant d’évidence que la population se fait soigner par des docteurs au titre usurpé. Les sages-femmes sont en tête, faiseuses d’anges, elles achètent les médicaments au marché pour les revendre au prix fort en prescription de leurs actes (l’avortement est strictement interdit à Madagascar, même dans les cas extrêmes de viol)… les risques d’infections sont élevés et difficiles à détecter : Omertà !

    Des affichettes en français annoncent que les médicaments de la rue tuent, encore faut-il parler français et bien sûr savoir lire…

    Les infirmiers, les dentistes les pharmaciens sont appelés Docteur. Il faut sans doute palier le nombre des diplômés : moins de 3000 médecins pour toute l’île… 18.500.000 habitants !

    De plus, Farafangana n’est pas le premier poste demandé, pour ne pas dire punitif…

     

    16. Denise à 120 ans

    Encore une découverte lors de l’enquête aux familles : l’arrière grand-mère de Solotiana a déclaré avoir 120 ans. Sourde mais alerte cette brave femme est peut-être née en 20 ! Elle n’a pas de papier, ne se souvient pas être allée à l’école mais reconnaît tout le monde et ne manque pas de venir nous saluer… L’analyse des âges sur la population des 613 personnes d’Anosinakoho est suffisamment édifiante pour contrer l’affirmation de Denise : la tranche d’âges des plus vieux (de 56 à 83 ans) représente à peine 6% des habitants…

    Denise, sans âge, a donc été déclarée doyenne du quartier… un honneur !

     

    17. La tong du géant

    Le compagnon de la grande poupée Kemba qui accompagne AiDeDuFa dans toutes les manifestations n’est pas tout à fait né. Cependant le pied droit d’un encore plus géant peut être chaussé !

    La récupération assidue des tongs abandonnées et échouées sur la plage nous a inspiré cette fantaisie à nos moments perdus… Joël a des milliers de photographies d’elles en liberté et projette de monter une exposition à Farafangana puis à Tananarive.

    Aurais-je le temps de faire la tong gauche?

    18. Les dahalo

    Initialement et toujours voleurs de zébus, ils sont de plus en plus nombreux et s’en prennent maintenant fréquemment aux maigres biens des gardiens : marmites et couvertures. Ces hommes sont armés et selon la rumeur, ont toujours un complice en place.

    Un soir, vers 6h, nuit bien tombée, des appels insistants au portail : les chiens aboient. Nous sommes assez isolés, et il n’est pas dans les habitudes des gens de rendre visite après le coucher du soleil de peur d’un coup de machette. Joël hausse le ton et demande aux visiteurs de se nommer. Toujours la même réponse : une phrase lancée d’une voix timide que nous n’arrivons pas à traduire… Un peu agacé, Joël les braque du faisceau de ses 1000 luxes halogène et il se trouve nez à nez avec deux treillis habités par de jeunes recrues à bicyclette sans lumière mais équipés chacun d’un M16 ou quelque chose d’approchant, mais énorme. Ils demandaient simplement leur chemin : les pauvres garçons étaient égarés dans l’obscurité la plus complète avec pour mission la garde rapprochée de M. le Chef de Région qui se trouve être notre voisin à deux cents mètres. Joël leur indique l’endroit : “Merci Papa”, répondent-ils très respectueusement…

    Heureusement, nous n’habitons ni Lumumbashi, ni Johannesbourg !

    Les conseils

    Tarif inchangé des cotisations de parrainage, soit 30 euros par trimestre

    A l’ ordre de l’ Association AiDeDuFa

    A envoyer à Catherine Chesné, 3 rue d’Erlon 44000. Nantes Tél. 02 40 35 47 30

    Ceux qui désirent opter pour un prélèvement automatique peuvent demander à recevoir les documents nécessaires.

    Un reçu fiscal pourra vous parvenir à la fin du mois de janvier de chaque année, sur simple demande.

    L’enfant que vous parrainez peut recevoir du courrier à notre boîte postale ou électronique.

    Nous vous conseillons vivement de toujours passer par notre intermédiaire et de ne pas communiquer votre adresse afin d’éviter les tentations d’abus de votre générosité, du côté des familles.

    Poste  : Ne dépassez pas les envois de plus de 350g, et respectez le format lettre demi A4.

    Internet  : Message inférieur à 50 KO.

    Sophie et Joël DAVID
    Vohitrarivo-Ambohitrabo
    BP : 51
    309- FARAFANGANA
    Tél. : (00 261 20) 73 000 25 précédé de « Télé planète » 0891 655 600
    Tél. : (00 261 20) 32 41 033 94 précédé de « Télé planète » 0891 655 600
    Site Internet : www.aidedufa.org
    email de Sophie et Joel : fano.david@yahoo.fr

    Merci d’avoir eu la patience de lire ce N°5 et surtout n’hésitez pas à nous envoyer des messages pour des précisions sur les points et les actions qui vous intéressent.

    Un grand merci aux donateurs qui nous permettent de concrétiser les projets!

    Un grand merci aux parrains qui assurent le quotidien !

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    Newsletter N°4

    Sommaire du petit Journal n° 4

    Les Aidedufiens
    1. Les enfants et les familles
    2. Les parrain(ne)s et les donateurs
    3. Santé, alimentation.
    4. L’association

    ● Les actions Santé du Quatrième trimestre 2007
    5. Deux opérations chirurgicales
    6. La visite médicale
    7. La réserve de médicaments

    Les actions parallèles terminées et en cours
    8. Les filets à civelles
    9. Les cases
    10. La Classe
    11. Un atelier pour tous : Morvy ?
    12. Un Pousse-pousse !

    Farafangana
    13. Une nouvelle municipalité
    14. La fin du cul de sac
    15. La vie tropicale

    TRATRY NY TAONA !

    Belle, bonne et heureuse Année 2008 à vous tous de la part de nous tous…

    Mena, Dita, Julienne et Manatsara… Solotiana, Rodia, Franthilde, Catherine et Justine… Noëline, Odilon, Elido, Anita, Elysé, Marie Brigitte et Alivelo… Elisa, Boris et Elisabeth… Tsabao, Cristel, Ernest, Juliette, Barthélémy, Kembalette et Solo… Jean Robert et Dety… Christian, Christelle, Anita, Christine, Berline, Jeannine et Bruno… Olindin, Frédéric, Modesthine et Désiré… Fara, Tridal, Manatina et Rafitsara… Jean, Ferlin, Josvah, Joceline, José, Patricia, Josiane et Gilbert… Brichard, Felety, Jean Michel, Florette, Volatiana et Basil… Jean Louis, Julio, Stéraline, Josiane, Aurélie, Alphonsine et Claude… Sonita et Jeanne… Frédi, Erico, Ravololo et Jean Mart… Roméo, François, Vanissa, Pacely, Licina, Elicia et Zafar… Rodin, Julien, Oliviah, Larissah et Solange… Rivaldo et Jojo… Mazeline, Armond, Tsanaly et Raymond… Alexandre, Rosana , Elysa et Bénédé… Zénestine et Augustine… Dr Claude… Joël et Sophie.

    (Pour les curieux, une petite explication du classement des prénoms : par famille du plus jeune au plus vieux, les 94 y sont.)

     

    Les Aidedufiens

    1. Les enfants et les familles

    A l’occasion de cette fin d’année, nos amis n’ont pas failli à la coutume… le 29 décembre, ils sont tous venus à Vohitrarivo avec un présent :

    les oies

    Vanissa et Cristel étaient fiers d’offrir Clémentine, l’oie blanche et Violette la bicolore, baptisées avec enthousiasme par les enfants ce jour là.

    Il y a eu bien sûr quelques rafraîchissements, et une première distribution de vos photos avec maints explications et commentaires… Prénoms répétés, plastification justifiée pour ces clichés passant vivement de grandes mains en petites ! Merci, vous leur avez fait très plaisir !

    2008 est décrétée : année des anniversaires !

    Une coutume que les enfants méconnaissent, qu’ils vont découvrir pour la majorité et qui leur permettra de donner leur âge sans se tromper… Chance, nous avions un récipiendaire le 29 : Amédée a donc fêté ses 9 ans en familles, et il s’en souviendra !

    Brouhaha général, chacun voulait savoir le jour tant attendu et le nombre de ses années… Les petits paquets que certains ont fait parvenir pour leur filleul(le) seront donnés à cette belle occasion. Il a été décidé que la journée de festivité (riz-sauce) sera programmée en l’honneur des prochains vahiny (voyageurs amis) de France… A vos marques !

    N’ayez crainte, les non parrainés ne seront pas mis de côté : Fredi soufflera une bougie, Alexandre et Brichard 2, Solotiana 3, Roméo 4 et Franthilde 15 !

    Un ange est passé parmi nous, 36 jours… Rio, l’enfant de l’eau (traduction littéral pour les nourrissons de 0 à 2 mois), a fermé ses yeux sur le monde le 24 décembre. La médecine locale ne permet pas que vivent des crevettes nourrit au lait en poudre !

     

    2. Les parrain(ne)s et les donateurs

    Un immense merci à vous tous sans lesquels les actions ne peuvent aboutir !

    Dix nouveaux parrain(ne)s… Dix donateurs extérieurs… Quatorze donateurs AiDedufiens… Ainsi que des aides matérielles sous forme de paquets convoyés par trois fois jusqu’à nous confèrent à 2007 un statut d’année tremplin, apportent un grand encouragement pour affronter le quotidien et offrent une ouverture pour démarrer les projets des mois à venir…

    Le colis Hummmm!

    Beaucoup de générosités qui renforcent les familles dans leurs droits : autonomie et dignité. Il reste du chemin à parcourir et nous n’hésitons pas à noter au tableau cette maxime : « L’urgent est fait, l’impossible est en cours… pour les miracles prévoir un délai. »

     

    3. Santé, alimentation.

    Toujours maints problèmes de soins malgré les trois centres proposés (Dr Claude à l’Osiefa, Dr Max à Ambatoabo, et Dr Arthur à l’hôpital d’Etat) : Dr Claude a du s’absenter tout le mois de septembre, en octobre les interventions chirurgicales au bloc d’Ambatoabo interdisaient les consultations et à l’hôpital… les infirmiers et les sages-femmes se substituent parfois au médecin, et toute intervention est payable d’avance à des prix invraisemblable.

    Petit exemple tout frais pour un bébé d’un an ayant une énorme excroissance au bras : Prescription non signée, gribouillée sur un carnet de vaccination soit 5 compresses = 1 euro 80, sparadrap 10 cm = 25c d’euros, Bétadine 15ml = 2euros 85 et sirop antibiotique = 80 c d’euros… Revenez quand vous aurez trouvé l’argent ! La jeune maman, amie d’une de nos familles est venue nous demander de l’aide. Nous avons effectivement tout ce qu’il faut et Dr Claude s’occupera du pansement, lundi. Ces interventions occasionnels sont demandées quotidiennement, la population n’a pas accès aux soins d’Etat. Nous concentrons notre énergie sur la prévention : hygiène et alimentation.

    La distribution bi-hebdomadaire de riz, concernant huit des vingt familles, a été un succès : la moyenne mensuelle des malades est passée de 15 à 9 au dernier trimestre 2007. Les dons permettent de poursuivre ce complément alimentaire au cours du premier trimestre 2008 et sept familles ont été retenues. Que devient la huitième, me direz-vous ? Elle se porte à merveille avec un rapport poids/taille supérieur au 100% de la grille.

    Suite du sujet Santé au chapitre suivant : Les actions Santé au Quatrième trimestre 07.

    Coût distribution de riz : 180 euros

     

    4. L’Association

    Est-ce une purge que de vous fournir quelques chiffres ? Après tout, vous n’êtes pas tenu à les lire… et peut-être que certains seront intéressés… Dans ce cas, n’hésitez pas à demander plus de précisions.

    • 80% de l’apport d’AiDeDuFa provient des parrainages, 20% des dons.

    Nous avons hâte de monter l’Atelier afin de participer et s’autonomiser le plus possible !

    • Les dépenses à Farafangana pour 2007 : 6463 euros

    Soit une répartition (arrondie) des dépenses Farafangana/ Nantes :

    • Scolarité : 40%
    • Santé : 20%
    • Alimentaire : 10%
    • Réhabilitation des cases : 10%
    • Divers : 20%

    Le Divers a toujours un petit côté désagréable… Genre fourre-tout !

    Nous plongeons donc dans le chapeau pour en extraire quelques rubriques : se faire connaître, se déplacer, envoyer des informations, réunir les Aidedufiens, faire participer aux festivités locales (défilés, kermesse des écoles), traduire les papiers officielles…

    • Le bilan 2007 est positif avec une avance de 563 euros pour 2008 !

    Soit le coût des écolages du premier trimestre 08.

    Merci vivement à tous de nous offrir les possibilités de continuer.

    Les actions Santé du Quatrième trimestre 2007

    5. Deux opérations chirurgicales

    Parmi les huit personnes retenues en consultation avec les médecins espagnols, deux ont subi une opération, les autres ont été soignées avec succès dès que nous avons pu nous procurer les médicaments prescrits.

    La première opération : Une ligature des trompes.

    Alphonsine tenait fermement à cette intervention, et actuellement, elle est en pleine forme et ne le regrette vraiment pas. Ce fut pourtant extrêmement difficile, socialement. La veille, elle devait entrer au bloc et son mari n’était pas disposé à s’occuper de leur petit garçon de 10 mois ! Nous avons fait un essai, mais le pauvre Jean Louis ne pouvait admettre quitter le dos de sa mère pour un environnement aussi surréaliste que celui de notre maison… Les demandes auprès des autres mamans se sont soldées par un refus ; elles ont toutes des enfants en bas âge et estimaient qu’Alphonsine devait attendre que le petit dernier soit autonome… finalement, l’aînée de 15 ans, Aurélie, a été dispensée d’une journée d’école pour le garder.

    En attendant que sa maman se rétablisse complètement, Jean Louis a décidé de marcher ! Tout est rentré dans l’ordre et le petit bonhomme apprécie à nouveau, pour les longs trajets, le dos berçant de sa maman.

    La seconde opération a été extraordinaire:

    Julien, 5 ans, avait une main croche due à une brûlure grave et mal soignée dans les premiers mois de son existence. Il y a eu une greffe de peau, prise sur son ventre, et il a dû passer plus d’un mois à l’hôpital afin de se garantir d’un minimum d’hygiène… Sa main est droite, ablation de l’auriculaire, et il s’en sert à plaisir…

    Le milieu hospitalier vaut la peine d’être décrit : Aucun service annexe !

    Les repas sont préparés sur les fatapera (petits barbecues) par chaque famille installée sous les varangues circulaires près des portes des chambres… Il faut donc, tout en assurant le balayage de la chambre et la surveillance du malade trouver de quoi nourrir son monde. Le linge est rapporté du bloc et confié à la famille du patient… sans savon ! Solange et ses trois autres enfants ont donc vécu à l’hôpital avec Julien pendant un mois et demi et événement : le papa de Julien (que nous ne connaissions pas) a rejoint la famille.

    Julien et son papa

    Nous y avons également passée plusieurs après-midi afin de s’assurer que les pansements seraient faits… Les deux infirmiers étaient surchargés de travail, la Sœur responsable avait dû partir à Tana et le médecin à son poste pour les consultations habituelles (une moyenne de 100 par jour), ne faisait que de brèves apparitions. Heureusement, le chirurgien espagnol, conscient de l’importance de son intervention, envoyait périodiquement des mails pour suivre l’évolution de la greffe… Gagné !

    Julien a eu des cours de vacances à Noël pour un rattrapage du 1er Trimestre (12° : les chiffres de 1 à 7, ébauche des 4 opérations), et il respire la joie de vivre. Il aura sans doute besoin d’autres interventions, chirurgie esthétique, mais les plaies sont parfaitement cicatrisées .

    Bilan de ce passage européen :

    Le chirurgien de l’hôpital d’Etat et son anesthésiste ont suivi les interventions gynécologiques des espagnols et chaque jeudi, ils assurent au bloc opératoire d’Ambatoabo les opérations de ligatures des trompes. Il n’y avait que des spécialistes… l’équipe des infirmiers et aides soignantes a travaillé sans relâche et s’est retrouvée seule à la fin des 15 jours.

    Aucune investigation dans les pharmacies locales pour vérifier que les prescriptions étaient envisageables… Pour deux de nos malades, un médicament inconnu du Vidal n’existait qu’en Espagne et l’autre a du être commandé en France !

    Cependant beaucoup de monde est venu à Ambatoabo pour prendre conseil, les files d’attente étaient impressionnantes. Les opérations, payables d’avance (à partir de 25 euros), n’ont curieusement pas arrêté le flot des malades… Une fortune pour la classe sociale de nos familles (revenu moyen mensuel de 6 euros) mais aussi pour la majorité de la population (salaire mensuel minimum légal 25 euros) !

    Coût de l’action AiDeDuFa : 258.260 Ariary soit 102 euros.

     

    6. La visite médicale

    Sur les quatre-vingt-quatorze intéressés, seuls 5 adultes étaient absents.

    Nous avions installés la salle d’examen dans la Classe comme l’an passé avec toutefois des améliorations : rideaux devant la porte et les fenêtres, endroit pour l’auscultation allongée, une toise digne du nom, et la balance de campagne suspendue pour les petits.

    Dr Claude a été très attentif à tous et a décelé 38 malades dont 20 parents soit 63% d’entre eux ! Il y a encore un travail important pour convaincre les adultes à consulter… L’étonnement médical fut le nombre de cas d’hypertension (7)… stress et dureté de la vie… vivement traités mais à surveiller. Sinon, majoritairement des soins dentaires (34) et des dermatoses (17) puis des problèmes de vision (14) et des difficultés respiratoires (8)…

    visite medicale

    Les 7 demandes de test d’Emmel, pour déceler la drépanocytose ont révélé deux sujets positifs .Trois des 6 radios demandées sont faites et nous nous réunissons dans quelques jours avec Dr Claude pour faire le point. Il avait cependant constaté, lors de la visite, que les enfants étaient en bien meilleure santé que l’an passé et qu’il y avait un gros progrès d’hygiène !

    Coût de l’action : 103 euros

     

    7. La réserve de médicaments

    Nous avons eu la chance de réceptionner en décembre plusieurs colis de médicaments de CHMP (Centrale Humanitaire Médico-Pharmaceutique), certains achetés à des prix intéressants et d’autres donnés. La liste avait été calculée sur la consommation d’une année, ce qui permettra un point dans six mois. Les comprimés sont conditionnés en boîte de plastique de 1000 comprimés ; un grand progrès pour le rangement qui impose une autre approche dans la distribution… le cornet de papier ! Nous avons prêté une bicyclette à un des grands, Barthélémy, et en échange il devient coursier entre Anosinakoho et la maison pour apporter les ordonnances des malades et assurer la distribution des médicaments !

    Coût de l’opération réserve de médicaments : 251 euros

     

    Les actions parallèles terminées et en cours

    8. Les filets à civelles

    La collecte des civelles a commencé mi-novembre comme chaque année. Les collecteurs ne sont plus aussi généreux et les femmes ne pouvaient pas s’inscrire sans avoir leur propre filet. Nous avons donc acheté 30m de tissu moustiquaire et nos dix pêcheuses ont confectionné leur nouveau filet, qui sert aussi tout au long de l’année pour pêcher les petites crevettes d’eau douce et les alevins.

    La pêche aux civelles n’a pas été extraordinaire cette année, cependant le kilo leur était acheté 11.000 ariary (4 euros 35)… Un bel apport pour les familles ! En avez-vous trouvé dans vos poissonneries ?

    Coût des dix filets : 90 euros.

     

    9. Les cases

    La sixième est en cours de finition et 14 paquets de raty (50 palmes de ravenala liées tête bêche) attendent dans notre jardin des cieux plus cléments pour que la famille de Volatiana soit enfin au sec.

    Les deux prochaines cases posent des problèmes mais ces deux familles sont sans abri ou presque, et il est urgent d’intervenir.

    La case de Marie-Brigitte

    Toujours l’éternelle quête d’un terrain à bâtir à moins de deux kilomètres de l’école ! Les pourparlers avancent… Palabres avec les familles, demandes auprès des autorités locales… L’impossible est en cours !

    Coût moyen d’une case : 50 euros à 75 euros.

     

    10. La Classe

    A partir du 16 janvier, des cours de soutien seront dispensés dans la Classe pour les 20 élèves placés dans la seconde moitié de leur classe soit six niveaux, de la 12ème à la 6ème, les mercredis après-midi et les samedis. Le programme est établi sur quatre semaines, jusqu’aux prochaines compositions qui indiqueront le réajustement à effectuer (changement d’élèves ou de méthode…)

     

    11. Un atelier pour tous : Morvy

    Nous vous avions parlé de cet entrepôt en vue lors du n°2 AiDeDuFa : ancien bâtiment de stockage de café.

    Après une bonne matinée de recherches du plan de la propriété Morvy (c’est le nom de la parcelle), calques outragés par le temps, le cyclone Gretel de 97 et des manipulations peu scrupuleuses… calques entassés sur des étagères trop étroites dans l’ordre d’intérêt journalier… Les fonctionnaires eurent la gentillesse d’accepter notre aide et l’amabilité de remercier pour l’ébauche du rangement effectué… Plan trouvé, propriétaire d’accord pour vendre à 40.000 euros ! Puis acceptation à 20.000 euros, dernier prix.

    Pas de location possible ; les propriétaires immobiliers sont peu nombreux, très et de plus en plus riches… les prix flambent !

    Le terrain est, comme nous vous l’avions expliqué, à l’entrée du quartier d’Anosinakoho, soit 3 ares et 74 centiares avec un entrepôt de briques en parfait état de 8m x 17m (136m² sur 4,75m de haut) flanqué d’une dalle anciennement couverte de 102m²… Si les petits cochons matheux ne m’ont pas irrémédiablement mangé le cerveau, il reste 136 m² de terrain avec une possibilité d’extension de 300m² à l’ouest sur un terrain vague attribué à la Banque et non utilisé. La simplicité n’étant pas une habitude, aux Domaines, Morvy appartient à M. Louis, mort depuis plus de dix ans, responsable de la Société caféière franco-malgache qui a cessé son activité dans les années 80 !

    La, puis les mutations de propriétaires devraient pouvoir se faire… nous en attendons des preuves officielles. Nous espérons pouvoir réaliser cet achat grâce à un don à titre posthume de M. Philippe Guilloux. Les travaux se feront petit à petit, et dans l’idéal, avec des intervenants pouvant former les jeunes au cours du chantier…

    Besoins actuels : Ténacité

     

    12. Un Pousse-pousse

    Lors de leur passage parmi nous, Catherine Chesné et Michel Meslet ont décidé d’offrir un Pousse pousse à AiDeDuFa ! Ce véhicule sera très utile pour toutes les petites jambes sur le trajet de l’école, les malades, le transport de charges moyennes… Nous avons rendez-vous avec le fabricant en début de semaine prochaine… Photo assurée dès réalisation ! Nous avons hâte.

     

    Farafangana

    13. Une nouvelle municipalité

    Le 12 décembre, les farafanganais ont élu un nouveau maire !

    Les portes de la Mairie devraient s’entrouvrir très prochainement… et nous pourrons à nouveau demander extraits de naissance, et cartes d’identité (en 2008, trois jeunes vont avoir 18 ans) ! Une collaboration est espérée.

     

    14. La fin du cul de sac

    Nous avons eu le plaisir de raccompagner deux d’entre vous à Fort Dauphin ! Vol quotidien pour Tananarive alors qu’à Farafangana, l’aléatoire prévoyait deux vols par mois, un en début et un en fin.

    La route n’est plus un mythe : environ 320 km en 12 heures, soit un jour et demi entre océan et montagne, paysages magnifiques, étonnants, grandioses… Dix bacs majoritairement à cordes, côtoient des ponts flottants en cours d’installation, et des bacs flambant neuf en attente de moteurs. De nombreux gués agrémentent la promenade ainsi qu’une visite du petit Musée de M. François (le collectionneur source de l’exposition Akory Aby de cet hiver) puis un farniente dans une des anses idylliques de Ste Luce, le lieu du premier établissement français à Madagascar en 1642.

    Si certains sont tentés, nous pourrons organiser le passage !

     

    15. La vie tropicale

    Actuellement c’est l’été et la saison des cyclones. La saison des pluies a commencé tard cette fois puisqu’elle a attendu l’aube de 2008 et depuis, il pleut quotidiennement des trombes, des seaux, des hallebardes, accompagnés d’orages au ciel acier, aux verts extravagants.

    Saison des ananas, des mangues, des prunes, pêches et citrons qui bientôt laisseront la vedette aux pommes, aux oranges et au raisin. Tout pousse à Madagascar sauf les olives et les cerises… Quoique ! Sur la route de Fort Dauphin, nous avons dégusté des cerises du Brésil !

    Températures constantes du matin au soir, du soir au matin, de l’eau et de l’air : 28 à 30°. Les fody sont en plumage de noces ! (Traduire : nos moineaux sont orange fluo !)

     

    Les conseils

    Tarif inchangé des cotisations de parrainage, soit 30 euros par trimestre

    A l’ ordre de l’ Association AiDeDuFa, à envoyer à Catherine Chesné, 3 rue d’Erlon 44000  Nantes

    Ceux qui désirent opter pour un prélèvement automatique peuvent demander à recevoir les documents nécessaires. Un reçu fiscal pourra vous parvenir à la fin du mois de janvier de chaque année, sur simple demande.

    L’enfant que vous parrainez peut recevoir du courrier à notre boîte postale ou électronique. Nous vous conseillons vivement de toujours passer par notre intermédiaire et de ne pas communiquer votre adresse afin d’éviter les tentations d’abus de votre générosité, du côté des familles.

    Poste  : Ne dépassez pas les envois de plus de 350g, et respectez le format lettre demi A4.

    Internet  : Message inférieur à 50 KO.

    Merci d’avoir eu la patience de lire ce petit journal de l’association et surtout n’hésitez pas à nous envoyer des messages pour des précisions sur les points et les actions qui vous intéressent.

    Un grand merci aux donateurs qui nous permettent de concrétiser les projets!

    Un grand merci aux parrains qui assurent le quotidien !

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