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Rentrée scolaire 2016-2017 – Farafangana – Lavibahiny

 

La rentrée scolaire s’est effectuée 15 jours plus tôt que les années précédentes.

Il semblerait que les rentrées scolaires se calqueraient sur le système des écoles françaises dès la rentrée 2017.

Déjà toutes les écoles d’expression française s’alignent sur les rythmes scolaires français.

 

 

 

Animation

Les enfants de l’école Sainte Marie n’ont pu participer qu’à une semaine d’animation du fait que la rentrée ait eu lieu plus tôt. Quant aux écoles publiques, elles ont pu en bénéficier pendant 2 semaines ½, toujours dans le même objectif; cette approche de la langue française par le jeu, le chant et divers exercices. C’est avec beaucoup d’attention et de plaisir que les enfants s’adonnent au coloriage et découpage. Depuis 3 ans ils s’exercent avec application, à l’utilisation de ciseaux, très concentrés en tirant la langue.

L’accent sur l’hygiène est toujours à l’ordre du jour ; avant chaque séance d’animation, les enfants prenaient un malin plaisir à la pompe tous les matins à la 1ère heure, se laver les mains, se moucher, se laver le nez.

Cette année Catherine a été secondée par Dolorès (jeune fille de la famille qui nous héberge), une aide précieuse, sans elle l’animation était compromise, les enfants ne parlant pas le français, mais pigent très vite avec l’intervention de Dolorès.

 

animationAu plaisir pris par les enfants quand ils sont dans ce lieu, il nous semblerait judicieux que le CSD (centre Sophie David) pourrait bénéficier à ces enfants du primaire le dimanche AM et pendant les vacances scolaires pour jouer, lire, dessiner……

Dolorès était partante dans la mesure de sa présence. Les élèves du lycée pourraient aussi y participer à tour de rôle.

Projet à peaufiner.

 

Visite chez les pompiers

Visite des pompiersSuite à une rencontre d’un jeune volontaire pompier, nous avons pu organiser une visite au centre des sapeurs-pompiers de Farafangana.

Les enfants étaient ravis de connaître les lieux et le fonctionnement du centre.

Le volontaire a fait preuve de pédagogie, discours axé sur la prévention.

 

 

Les effectifs de cette rentrée

  • 47 élèves en secteur privé, répartis entre Ste Marie (26 élèves du JE au CM2, 16 de la 6ème à la 3ème), N D de Confiance (2 élèves en primaire), St Vincent de Paul (1 lycéenne en seconde et 2 lycéennes en 1ère)
  • 74 élèves en secteur public : 53 élèves du préscolaire au CM2 (dans 6 écoles primaires publiques), 16 collégiens de la 6ème à la 3ème (2 CEG), et 5 lycéens de la seconde à la terminale au lycée Tata Max.
  • Au 15 octobre, suite au mouvement de grève dans le secteur public nous ne sommes pas en mesure de donner le nombre d’élèves inscrits à l’école de Lavibahiny, mais théoriquement cela tourne autour de 110 élèves.
  • Pour 4 élèves entrant en 6ème, à Farafangana, nous avons pris en charge les frais de scolarisation et distribué les cahiers nécessaires.

L’équipe pédagogique de Lavibahiny est toujours composée de 3 instituteurs nommés par l’éducation nationale + Zaka et Aurélien toujours pris en charge par Aidedufa.

Une nouvelle classe pour les enfants de 4/5 ans (pré scolaire) est en projet de construction à Lavibahiny pour être opérationnelle avant fin déc. 2016.

Cette année, nous avons mis un point d’honneur à la scolarisation de 65 élèves (dont 50 en primaire) qui sans les kits scolaires, n’auraient pas été scolarisés. Ce sont essentiellement des enfants vivants avec leurs grands-parents. C’est un véritable budget, mais équilibré par le fait d’une diminution d’inscriptions d’élèves dans le secteur privé.

Redoublants : Privé : 7 élèves – Public : 14 élèves – Privé/Public : 4 abandons

3 lycéens ont obtenus leur BAC : pour l’un d’eux, il poursuivra ses études à Fianarantsao dans une filière scientifique.

Suite à une visite au centre pénitencier de Farafangana, AIDEDUFA a fait don de cahiers et crayons pour les mineurs incarcérés. Ayant renouvelé un certain nombre de Lovako, livres de classe détériorés de Ste Marie, nous avons fait don des anciens livres usagés.

 

Visite médicale annuelle

47 familles sont toujours prises en charge et 137 enfants de ces familles ont été examinés par le médecin (+ 2 nouvelles naissances en 2016).

Visite médicale annuelleElle a eu lieu sur 2 jours, les 26 et 27 septembre pour les enfants d’Anoshinakoho et le 10 octobre pour de Lavibahiny, avec une équipe étoffée : le Dr Max, Joël, Sylvie (étudiante sage-femme), Catherine, Dolorès, Romualdine et moi-même, chacun à son poste pour une bonne coordination.

Avant chaque visite médicale, le médecin rappelle des messages de prévention d’hygiène de vie pour une meilleure santé. Sylvie s’est chargée auprès de chaque famille d’un petit topo sur l’hygiène bucco-dentaire … Cette année, nous avons fait en sorte d’être équipés en pharmacie afin de répondre rapidement à une demande médicale pendant la visite. Comme les années précédentes nous avons fourni du savon, des brosses à dent et dentifrice.

Visite médicale annuelleSuite à cette visite médicale, nous avons à nouveau profité de la présence de l’équipe espagnole pour leur adresser quelques enfants en orthopédie (équipement d’une prothèse chez un enfant de 5ans afin de lui faciliter la marche), en chirurgie (intervention abdominale chez une petite fille) et en pédiatrie pour 5 autres pathologies (dont 2 enfants orientés vers l’hôpital pour une fièvre typhoïde et 2 autres pour contrôle cardiaque).

Durant notre séjour, suite aux prescriptions médicales, nous avons été très sollicités pour divers soins locaux et injections … un défilé dès 7h et après 16h, « au dispensaire de proximité »

A la visite médicale de Lavibahiny, le Dr Max a de nouveau abordé la contraception avec les femmes en les informant du centre de planification à Farafangana.

Pour une jeune fille épileptique recensée l’an dernier : mise en place d’un traitement anti épileptique qui sera pris en charge par AIDEDUDA au long terme. Romualdine se chargera de l’accompagner chez le médecin de façon régulière pour le renouvèlement de son traitement.

 

Soins dentaires

soins dentairesDepuis plusieurs années, lors des consultations médicales nous orientons les enfants vers des soins dentaires, mais aucun enfant n’accédait aux soins malgré notre sollicitation. Il est vrai que les soins se résument bien souvent aux extractions.

Cette année nous avons donc pris contact avec une dentiste qui est venue au CSD pour informer les parents, les rassurer et donner quelques conseils d’hygiène buccale et alimentaire. Suite à cette information, un rapide diagnostic a été posé pour 42 enfants (sur 137 enfants vus à la visite médicale) sur des soins sur carie et extraction.

Avant notre départ, nous avons ensuite mis en place un planning de visites vers le cabinet dentaire et accompagné les 1erenfants avec leurs parents. Dolorès prenait le relais.

 

Réunion de « parents d’élèves » – Distribution des fournitures scolaires

Distribution des fournitures scolairesIntervention de Joël accueillant les familles et rappelant notre engagement à tous, bénéficiaires et bénévoles pour le bon fonctionnement de l’association.
Nous rappelons à nouveau les messages de prévention d’hygiène de vie, d’éducation à la santé déjà évoqués par le docteur Max, mais en apportant des précisions sur nos actions pouvant aider au quotidien et de rester en bonne santé : hygiène corporelle, brossage des dents, se moucher, se laver les mains avant chaque repas et des repas équilibrés si possible.

Nous rappelons à nouveau aux parents d’encourager leurs enfants à aller en classe et les accompagner si nécessaire pour certains. Le soutien scolaire est toujours d’actualité et a lieu tous les samedis au CSD avec Aurélien pour les enfants du CP eu CM2.

Cette année, Zénestine est rentrée en 6ème et pour des raisons familiales nous avons, avec son concours, opté pour l’internat à Ste Marie. Elle semble très heureuse de ce choix.

 

Archivage

Depuis quelques années nous nous sommes attelés aux « archives », médicales et scolaires. Nous avons procédé au classement des fiches médicales et extraits de naissances par famille et enfant et dans un 2ème classement, les dossiers scolaires par année et enfant. Cela représentait un gros travail accompli par Nelly, Catherine et Gégé cette année.

archivageJusqu’à cette année nous conservions tous les documents. Suite à cet archivage, nous avons remis aux familles les dossiers des enfants sortis du système scolaire (45 enfants), sauf pour quelques familles où il paraît nécessaire que les dossiers restent au CSD. Hormis ces enfants sortis du système scolaire, 6 enfants sont décédés depuis 2011.

47 familles dont 132 enfants restent à ce jour bénéficiaire d’AIDEDUDA.

 

remerciementsMoment émouvant quand la parole fut donnée aux représentants des familles bénéficiaires. Nous avons été remerciés pour notre implication dans l’association et de l’aide apportée pendant ces 6 semaines : scolarité, soins médicaux, accompagnements divers. Nous avons été une fois de plus gâtées par les familles… paniers et diverses vanneries

Monique Bachelier

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Rapport Aidedufa – Décembre 2015

Bonjour à tous,

Joël est retourné à Farafangana depuis le début de septembre ; Monique et Catherine L. l’ont rejoint pour quelques semaines, ce qui permet de vous donner dès maintenant un petit aperçu de la vie de l’association.

L’animation :

Avant la rentrée scolaire qui a eu lieu le 30 septembre, Catherine L. et Monique ont accueilli les enfants en 2 groupes :

  • Les CE -25 à 28 enfants

Avec les CE : Nous tentons de parler français mais nous constatons que les CE ne comprennent pas du tout la langue. L’apprentissage qu’ils en ont est du « par cœur » mais la compréhension n’y est pas. Les fiches que nous photocopierons nous serons d’une aide précieuse et nous ferons durant ces semaines du repérage de mots, des coloriages, découpage et collage. Les consignes sont parfois difficiles à intégrer, c’est une façon de travailler qu’ils ne connaissent pas. Dolorès qui a une compréhension parfaite du français nous facilite la tâche. Ils se prennent au jeu des fiches et finissent par mieux les appréhender et comprendre les consignes. L’activité se déroule sur ¾ d’heure et quand ils commencent à demander à aller faire pipi, il est temps d’imaginer autre chose. Les chansons : ça marche toujours très fort. Moins vaillante que l’an dernier nous jouerons moins à l’extérieur.

Avant la rentrée des classes

 

  • Les CM -18 à 23 enfants.

Avec les CM : environ 22 enfants sont venus. Peu de connaissance du français : les fiches les déstabilisent mais une fois la consigne et un exemple clairement exprimés en français ils prennent plaisir à les faire. Toutefois beaucoup d’automatisme et peu de logique sans doute lié au « par cœur »

Travail d’observation : 2 dessins qui a première vue sont identiques chercher les 7 ou 8 différences Beaucoup de difficulté par manque de concentration me semble-t-il

Comme les CE, ils se ruent sur les LEGO, apprécient aussi beaucoup de colorier les Mandala –moment de pause et concentration.

Nous avons chanté et fait quelques jeux dehors

La dernière matinée nous avons organisé le goûter : bonbon anglais et biscuits succès garanti

Parties de LEGO

La rentrée scolaire :

A Farafangana-ville : 127 enfants scolarisés

  • 56 élèves en secteur privé, répartis entre Ste Marie (32 élèves du JE au CM2, 18 de la 6ème à la 3ème), N D de Confiance (3 élèves en primaire), St Vincent de Paul (2 lycéennes en seconde et 1 lycéen en terminale)
  • 71 élèves en secteur public : 55 élèves du préscolaire au CM2 (dans 6 écoles primaires publiques), 11 collégiens de la 6ème à la 3ème (2 CEG), et 5 lycéens de la seconde à la terminale au lycée Tata Max.

116 élèves inscrits à l’école de Lavibahiny du CP1 au CM2. (La 4ème classe est construction). 8 élèves de CM2 sont entrés en 6ème à Farafangana en octobre 2015.

L’équipe pédagogique de Lavibahiny est composée de 3 instituteurs nommés par l’éducation nationale + Zaka et Aurélien toujours pris en charge par AIdedufa.

Les effectifs restent stables. Nous répondons toujours à une demande de kits et de frais généraux pour 47 élèves, en augmentation cette année. Ce sont bien souvent les grands parents, sans ressource qui assurent l’éducation de leurs petits-enfants, leurs propres enfants ont quittés Farafangana à la recherche d’un emploi.

La visite médicale.

Elle a eu lieu sur 2 jours, les 26 et 27 septembre pour les enfants d’Anoshinakoho et le 10 octobre pour de Lavibahiny, toujours avec le même médecin, le Dr Max.

Avant chaque visite médicale, le médecin rappelle quelques messages de prévention d’hygiène de vie pour une bonne santé. L’an prochain, il faudra mettre l’accent sur d’autres messages de prévention suite à 2 accidents dramatiques : 2 enfants décédés de 2 ans ½ (un puits non protégé à Farafagana et absorption de produit toxique à Lavibahiny)

En fin de visite médicale à Lavibahiny, le Dr Max a abordé la contraception avec les femmes en les informant du centre de planification à Farafangana et les a invitées à refaire le point l’année prochaine (beaucoup de familles nombreuses à Lavibahiny).

A chaque visite médicale, nous reprenons une nouvelle fiche sanitaire et le carnet de santé (mise à jour la taille, le poids et observations médicales). Le test d’acuité visuel est toujours d’actualité, mais malheureusement si l’enfant à besoin de lunettes, il est pratiquement impossible de s’en procurer à Farafangana.

La visite médicale à Lavibahiny fut une 1ère et n’avons utilisé que la fiche sanitaire (110 consultations). Elle a eu lieu dans la petite église, qui avait fait office de classe avant la construction de l’école. Zaka et Aurélien se sont chargés de l’organisation, matériellement et auprès des familles.

La visite médicale du Dr Max

Les travaux :

Comme prévu, une classe supplémentaire doit compléter l’école de Lavibahiny. Les travaux ont bien commencé mais ils sont stoppés pour

le moment à la suite de la mauvaise volonté des parents d’élèves qui rechignent à transporter les matériaux sur le fleuve !

Une classe supplémentaire en chantier

Au CSD : La pompe et les sanitaires sont installés. L’eau à la pompe permet d’alimenter toutes les activités qui ont lieu sur le site.

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Très amicalement à tous.

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Rentrée scolaire 2015-2016 Farafangana – Lavibahiny

Le voyage reste toujours éprouvant en taxi brousse malgré les 2 chauffeurs. La loi exige deux chauffeurs sur les 17h-18h de route aux multiples nids de poules et de piste.

Au petit matin, nous nous approchions de Farafangana et retrouvions les « petites bouilles » connues ….et oublions vite les désagréments de la route.

Pendant 6 semaines j’ai partagé mon quotidien avec Catherine. Des pensées vers Nelly qui aurait tant voulu être parmi nous, mais qui a toutefois participé à la préparation de l’animation avec Catherine avant notre départ.

 

Animation

Comme l’an dernier, en attendant la rentrée des classes, chaque matin, pendant 2 semaines 1/2, Catherine est intervenue auprès de 2 groupes d’enfants des écoles primaires. Cette année, nous nous sommes équipées de fiches techniques de « math » et de « français » (conseillées par des instits dans nos relations), des mandalas et les coloriages.

Toujours avec la participation des 2 instits de l’an dernier (Zaka-Aurélien + Dorothée lycéenne en terminale-jeune fille de la famille qui nous héberge) et le même objectif, nous avons poursuivi cette approche en langue française, par le jeu, le chant, et les divers exercices.

(De mon côté avec Romualdine et Joël nous étions à l’organisation de la rentrée scolaire, à la préparation des fournitures scolaires.)

 

Les effectifs de cette rentrée

  • 56 élèves en secteur privé, répartis entre Ste Marie (32 élèves du JE au CM2, 18 de la 6ème à la 3ème), N D de Confiance (3 élèves en primaire), St Vincent de Paul (2 lycéennes en seconde et 1 lycéen en terminale)
  • 71 élèves en secteur public : 55 élèves du préscolaire au CM2 (dans 6 écoles primaires publiques), 11 collégiens de la 6èmeà la 3ème (2 CEG), et 5 lycéens de la seconde à la terminale au lycée Tata Max.
  • 116 élèves inscrits à l’école de Lavibahiny du CP1 au CM2. (La 4ème classe est construction). 8 élèves de CM2 sont entrés en 6ème à Farafangana en octobre 2015.

L’équipe pédagogique de Lavibahiny est composée de 3 instituteurs nommés par l’éducation nationale + Zaka et Aurélien toujours pris en charge par Aidedufa.

Les effectifs restent stables. Nous répondons toujours à une demande de kits et de frais généraux pour 47 élèves, en augmentation cette année. Ce sont bien souvent les grands parents, sans ressource qui assurent l’éducation de leurs petits enfants, leurs propres enfants ont quittés Farafangana à la recherche d’un emploi.

Redoublants : Privé= 11 élèves sur 61 – Public = 18 élèves sur 71 – Privé/Public= 5 abandons

 

La formation

Que deviennent les élèves ayant décrochés le BAC ?

Jusqu’à présent la prise en charge d’AIDEDUFA cessait au Bac. Si le jeune restait sur Farafangana, il était encore possible de l’aider. La situation ne s’est pas vraiment présentée.

Mais cette année, nous avons été touchés par le cas de Sylvie. Elle a obtenu son BAC et passé la sélection pour intégrer l’école privée de sage femme de Faraf., mais sans aucun moyen financier. Nous connaissons bien Sylvie depuis quelques années, elle vend des samos et yaourts de sa fabrication pour financer sa scolarité. ADDF l’a aidée de façon ponctuelle l’an dernier.

Vu la motivation de Sylvie, nous pensions qu’avec notre réseau d’amis, il serait aisé de soutenir son projet, financer sa formation. Le réseau a bien fonctionné. Ces dons recueillis seront sur une ligne budgétaire spéciale formation.

Nous tiendrons informés les donateurs tout au long de la formation de Sylvie.

 

Réunion de « parents d’élèves » le 4 octo./ distribution des fournitures scolaires

Intervention de Joël accueillant les familles et rappelant notre engagement à tous, bénéficiaires et bénévoles pour le bon fonctionnement de l’association.

Nous rappelons à nouveau les messages de prévention d’hygiène de vie, d’éducation à la santé déjà évoqués par le docteur Max, mais en apportant des précisions sur nos actions pouvant aider au quotidien et de rester en bonne santé (hygiène corporelle, brossage des dents, se moucher, se laver les mains avant chaque repas…). Nous avons distribué du savon à chaque famille.

Les parents doivent encourager leurs enfants à aller en classe et les accompagner si nécessaire pour certains. Le soutien scolaire est toujours d’actualité et a lieu tous les samedis au CSD avec Aurélien pour les enfants du CP eu CM2.

Afin de mieux assurer le soutien scolaire des enfants d’Anoshinakoho, Aurélien, instituteur à Lavibahiny va participer à la prochaine session (1er trimestre 2016) de l’Alliance Française à une formation à la langue française……Aidedufa prendra cette formation en charge.

Quelques rappels concernant le matériel scolaire et les livres …… sur lesquels il est interdit d’écrire, d’arracher les pages ou découper les illustrations. Nous constatons encore des livres en très mauvais état, lesquels qui devraient faire 3 à 4 années», livres pour Ste Marie à notre charge. Nous comprenons aussi que les conditions de vie n’arrangent en rien ce constat.

En fin de réunion, la parole est donnée aux parents et représentants les familles bénéficiaires : Ces derniers remercient l’association AIDEDUFA pour l’aide que nous leur apportons au quotidien : scolarité, soins médicaux, aide aux familles (exemple lors du dernier passage du cyclone, 24 maisons ont été réparées). Comme l’an dernier, moment émouvant et plein de sincérité à la présentation du cadeau de la part des familles, deux jolis paniers en raphia.

 

Le foyer des jeunes

Nous l’avons découvert en nous baladant. Il est situé où se trouvait l’Alliance Française (déplacée à 500 m.). Ce jour là, une banderole affichait en Malgache un séminaire de 3 journées Notre curiosité nous incita à en savoir davantage. Nous avons alors rencontré deux jeunes femmes, l’une juriste de formation et l’autre sage femme. Ce séminaire réunissait des jeunes pairs volontaires, membres d’associations locales œuvrant dans les quartiers de Farafangana. Par la suite, nous avons eu différents échanges avec ces 2 jeunes femmes. Tous les mercredis AM a lieu un temps de rencontre favorisant des échanges en français.

Nous avons été invités à participer un AM dans ce cadre. Par la suite, nous avons communiqué cette info aux jeunes d’Anoshinakoho : 15 jeunes ont répondu à cet appel, en espérant qu’ensuite ils fréquenteront ce lieu où ils trouveront un billard, des documents pour leur scolarité, s’exerceront à des instruments de musique et avant tout se mêler à ce lieu d’échange.

 

Visite médicale annuelle

Elle a eu lieu sur 2 jours, les 26 et 27 septembre pour les enfants d’Anoshinakoho et le 10 octobre pour de Lavibahiny, toujours avec le même médecin, le Dr Max.

Nous avons rondement mené ces 2 opérations. Après quelques années de pratique, nous sommes organisés et rôdés, chacun à son poste (taille, poids, test visuel, secrétariat, consultat° méd.)

Avant chaque visite médicale, le médecin rappelle quelques messages de prévention d’hygiène de vie pour une bonne santé. L’an prochain, il faudra mettre l’accent sur d’autres messages de prévention suite à 2 accidents dramatiques : 2 enfants décédés de 2 ans ½ (un puits non protégé à Farafagana et absorption de produit toxique à Lavibahiny)

En fin de visite médicale à Lavibahiny, le Dr Max a abordé la contraception avec les femmes en les informant du centre de planification à Farafangana et les a invitées à refaire le point l’année prochaine (beaucoup de familles nombreuses à Lavibahiny).

A chaque visite médicale, nous reprenons une nouvelle fiche sanitaire et le carnet de santé (mise à jour la taille, le poids et observations médicales). Le test d’acuité visuel est toujours d’actualité, mais malheureusement si l’enfant à besoin de lunettes, il est pratiquement impossible de s’en procurer à Farafangana.

La visite médicale à Lavibahiny fut une 1ère et n’avons utilisé que la fiche sanitaire (110 consultations). Elle a eu lieu dans la petite église, qui avait fait office de classe avant la construction de l’école. Zaka et Aurélien se sont chargés de l’organisation, matériellement et auprès des familles.

Nous avons pu constater l’intérêt de cette visite : plusieurs orientations en urgence et cas traités sur place. Nous étions équipés d’une pharmacie (produits pour soins locaux, paracétamol, antibiotiques, traitements paludisme et antiparasitaires…) mais insuffisante pour traiter les pathologies diverses. L’an prochain, nous essaierons de nous équiper en fonction de. (à voir avec le Dr Max)

Nous avons fait le point avec Zaka sur les nouvelles familles et naissances (28 naissances en 2014, pas encore de chiffres pour 2015), les familles qui ont quittées le village et les décès. Nous avons relevés plusieurs enfants décédés entre 2014 et 2015 (10 enfants entre 1 et 8 ans), sans pouvoir connaître le motif du décès.

A Farafangana, 53 familles sont toujours prise en charge et 137 enfants de ces familles ont été examinés par le médecin (+ 4 naissances en 2015).

Toujours autant de caries non soignées… les 2/3 des enfants sont concernés.

 

Différentes orientations suite aux visites médicales :

  • Centre de dépistage tuberculose – 1
  • Test glycémique -1
  • Bilan drépanocytose – 4
  • Test diagnotic rapide (TDR) du paludisme – 2
  • 5 enfants vers l’équipe médicale espagnole présente la 1ère quinzaine d’octobre à l’hôpital d’Ambatoaba, en pédiatrie, ophtalmo et conseil en chirurgie.

 

Traitements donnés :

  • 27 traitements à l’Abendazole/Antiparasitaires
  • 10 traitements antimycosiques
  • 9 traitements antibiotiques
  • 3 traitements antipaludéens
  • 6 traitements antipyrétiques
  • 3 doses de vitamines A

Il n’a pas été relevé de pathologie lourde. En revanche à Lavibahiny, nous avons relevé davantage de pathologies (dermatoses diverses, fortes fièvres liées au paludisme, brûlures 2ème degré non soignées).

Une des brûlures a été provoquée suite une crise d’épilepsie (chute dans le feu). Quelques jours plus tard, cette jeune fille a refait une crise en notre présence. Nous apprenions alors que cette épilepsie n’était pas traitée.

Joël se chargerait peut- être d’accompagner cette jeune fille de 17 ans à l’hôpital, afin de mettre en place un traitement.

Durant mon séjour, j’ai été largement sollicitée en bobologie et soins qui relevaient davantage de structures hospitalières, mais l’accessibilité aux soins n’est pas à la portée de tous. Les soins au dispensaire ne sont pourtant pas onéreux, mais encore trop chers pour ceux qui n’ont pratiquement pas de revenu, juste de quoi se nourrir.

 

Des situations qui nous ont particulièrement bousculés

A Lavibahiny, une maman nous a présenté sa fille de 2ans en détresse respiratoire et une forte fièvre. Nous l’avons très vite orientée vers l’hôpital de Farafangana, le temps de traverser le fleuve et que Joël l’accompagne à l’hôpital. Pas de médecin à l’accueil des urgences entre midi et 14h, un dimanche. Elle est donc prise en charge par un infirmier qui la met sous oxygène. Dans l’heure qui suit nous apprenons que la petite fille n’a pas survécu. La maman avouait alors que sa petite fille aurait absorbé un insecticide… nous n’en saurons pas davantage. La maman est repartie avec son enfant en pirogue.

2ème situation : Une jeune maman (ex bénéficiaire d’Aidedufa) se présente à la maison avec une plaie importante au niveau du tibia infectée (T° à 40). Elle a fait une chute de vélo qui date de 15 jours. Elle allaite son bébé de 3 mois, dit ne plus avoir de lait. Nous l’avons mis sous antibiotiques et antipyrétiques sur les conseils du Dr Max, prodigué des soins locaux et donné quelques conseils concernant l’allaitement et surtout une bonne hydratation.

Je l’ai revue régulièrement pour le soin de plaie pendant plus de 15 jours. Le bébé est à nouveau allaité sans problème.

D’autres situations : Le frère de Romualdine s’est grièvement blessé à un doigt en mécanique  (soins pendant 3 semaines)…. Les brûlures à Lavibahiny…..

Joël évoquait dans un de ses messages dernièrement, le projet d’un dispensaire….il y aurait nécessité à Lavibahiny ….. projet à construire, à développer…..

Monique Bachelier

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Animation enfants – Sept./Oct. 2015 2/2

Bonjour,

Point historique ; Farafangana fut une ville prospère avant l’indépendance (1960), grâce au commerce du café, du clou de girofle, du poivre et de la vanille… toutes ces marchandises partaient de Faraf. en bateau, pas vraiment un port, mais tout était acheminé par pirogue au bateau. Elle est devenue une ville sinistrée, les friches industrielles sont témoin de cette époque florissante. Les anciens que nous rencontrons nous parlent de leur ville avec une certaine nostalgie et sont particulièrement inquiets quant à l’avenir des futures générations. Eléonore en particuliers qui était secrétaire de direction d’un important entrepôt de collecte nous rappelle son vécu avec beaucoup de passion. Chacun espère un sursaut, le pays se dégrade d’année en année, un constat général, la désolation…

Mais nous restons positifs. La rentrée s’est effectuée dans de bonnes conditions, des cartables neufs remplis en fonction de chaque liste des enseignants, un casse tête par moment. Rappelons que nous scolarisons les enfants dans 12 établissements de Farafangana, au nombre de 134 élèves du pré-scolaire au lycée sans compter les élèves de Lavibahiny au nombre de 107.

Comme chaque année une visite médicale pour les enfants que nous scolarisons. Une fois examinés par le Dr Max, pesés et passés sous la toise, certains enfants ont été orientés vers l’hôpital pour différents examens et vu par l’équipe de médecins espagnols en mission à cette période pour 15 jours. Globalement les enfants sont relativement en bonne santé sauf sur le plan dentaire, c’est une catastrophe… lié principalement aux carences alimentaires.

Réunion de parents : ils ont bien répondu à l’appel. (50 parents sur 58 familles conviées). Après le mot de Joël (le président), Monique passe quelques messages de prévention : dentition, hygiène corporelle, parasites, et fait un bref résumé de la visite médicale. Elle rappelle aussi que les soins : médicaments et hôpital sont pris en charge par AIDEDUFA.

L’Ecole : rappel de l’importance de l’école, et de la prise en charge des frais de scolarité par l’association. Proposition de l’aide aux devoirs les samedis et contact pris avec la bibliothèque afin d’inciter les enfants à y aller.

Les parents interviennent : beaucoup de spontanéité dans l’échange puis une délégation de 6 parents prend la parole, remercie l’association et les vazzahas pour l’aide apportée durant ces 4 semaines et offrent à chacune d’entre nous un Lambaone) (prononcé Lamba) : (tissu/pagne au couleur de Madagascar) Nous arborons la tenue et Nelly déclenche la danse à laquelle se joigne des mamans .

De là, nous rejoignons les enfants dehors et chantons les chansons apprises durant les 3 semaines en français et en malgaches. Les garçons dansent ensuite le Kilalaky.

Nous sommes allées à l’école de Lavibahiny de l’autre côté du fleuve et remis des dictionnaires de l’école publique de Montbert et celui de Julie.

Au retour, une urgence pour Joël, une femme qui accouchait au village, le bébé ne se présentait mal, le cata a servi d’ambulance, la maman installée au fond du bateau sur une natte, un plastic la recouvrant, il pleuvait. Arrivée de l’autre côté de la rive, elle fut transportée en pousse-pousse jusqu’à la maternité. Le bébé était engagé, il n’a pas survécu. C’est ça aussi Mada, les femmes refusent d’aller à la mater faute de moyens financiers et choisissent les accoucheuses sur place. Nous avons été bouleversées par cet évènement.

Hier, nous avons remonté le fleuve pendant 2h30 pour aller à un grand marché   en brousse à Mahafasa, c’était oppressant, une foule comme jamais vu. Nous étions un peu l’attraction avec le Père Joël et ces 3 nonnes en short….village de 2000 habitants peu fréquenté par les européens. Super ballade, des paysages fantastiques, plein la vue, un bonheur…

Nos derniers jours à Faraf, en milieu de semaine prochaine nous remontons tranquillement vers Tana en plusieurs étapes…un peu de tourisme bien mérité après 5 semaines d’occupation pour AIDEDUFA. Nous aurons vécu et partagé plein de bons moments avec les enfants, les familles, beaucoup de rencontres qui nous ont permises de mieux connaitre cette population, leur culture.

Catherine, Nelly, Monique

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Animation enfants – Sept./Oct. 2015 1/2

Bonjour,

Catherine et Nelly (2 amies) m’accompagnent cette année pour 6 semaines sur la Grande Ile Rouge (c’est ma 4ème rentrée scolaire). Leur mission sera essentiellement auprès des enfants scolarisés par AIDEDUFA, en attendant la rentrée des classes. Cette approche en expression française se veut ludique (écriture, coloriage, découpage, lecture, jeux, chants, danses…). Le plaisir est partagé entre ces enfants, Catherine et Nelly. Elles sont secondées par un instit, enseignant à Lavibahiny et un jeune scolarisé en seconde. Chacun profite également de ces échanges en langue française et malgache.

Les instits, comme je le précisais l’an dernier dans mes précédents messages, maitrisent mal le français, le comprennent mais ont de grosses difficultés à l’oral. Une succincte formation après le bac de 2 sessions de 3 jours/an. Rappelons que le français n’a été réintroduit qu’en 1990 après presque 20 ans de malgachisation. Seuls ceux qui fréquentaient les écoles d’expression française ont pu continuer des études supérieures ou continuaient leur études en France Cette année, les résultats au bac sont catastrophiques ; 39,40% de réussite – régression de 8 points par rapport à l’an dernier.

Actuellement de nombreux débats autour du système éducatif, mise en avant de la gratuité dans le public depuis 2013, mais toujours pas à ce jour mis en application… les caisses sont vides… le pays est au bord de la crise sociale. Diriger un pays après 5 ans de crise n’est pas facile. Cette crise a laissé de nombreuses séquelles, tant sur le plan politique que social ou économique. Le gouvernement souhaiterait constituer un fond spécial destiné à encourager la création d’emploi. L’Ariary (monnaie locale) est dévalorisé, il est question de le rehausser de 50 % sa valeur afin d’éviter l’explosion sociale.

Hery Rajaonarimanpianina, Président de la République élu en octobre 2013 (dont j’ai vécu la campagne l’an dernier) après une transition de 5 ans suite à un coup d’état, aura fort à faire. Vous avez eu sa visite la semaine dernière en France : négociations en cours, appel aux investisseurs… des miettes encore pour le peuple malgache : 90% de la population aux conditions de vie désastreuses. Quand il nous arrive d’aborder le sujet, les gens sont fatalistes, ils ne croient plus au changement. Les jeunes n’ont pas de travail, bien souvent après le bac ou quelques années d’université, ils sont chauffeurs de taxi, vendeurs ambulants… Bref, c’est un vaste chantier !

En revanche, nous, nous continuons à apporter notre petite goutte d’eau en scolarisant plus de 230 enfants. Nous préparons activement cette rentrée, je suis rôdée quant à l’organisation. Cette année la « grande » Catherine et Nelly m’épaulent tous les AM (le matin elles prennent les enfants en charge de 8h à midi en 2 groupes).

Je vous brosse un tableau morose, mais rassurez-vous, nous vivons plein de bons moments, nous faisons plein de rencontres sympa. Les gens sont toujours aussi accueillants, les enfants adorables, vraiment du donnant-donnant. Catherine et Nelly ouvrent grand les yeux, les oreilles, s’émerveillent, s’étonnent… il y a de quoi, comme moi la 1ère année… les 3 retraitées s’éclatent.

Nous aurons encore deux temps forts, celui de la visite médicale tout ce WE et la rentrée des classes pour le 6 octobre. Ensuite, nous espérons nous lâcher un peu, tout en sachant qu’il y a toujours à faire pour l’association. Un certain nombre des enfants que nous prenons en charge n’ont toujours pas d’acte de naissance et nous souhaiterions continuer à les accompagner dans cette démarche comme le faisait Sophie.

Joël va bien, nous le voyons tous les matins, il a récupéré le catamaran et repris les traversées du fleuve pour les gens de Lavibahiny. Nous sommes allées passer une journée là-bas et nous nous sommes baignées dans l’océan indien et profitons bien de l’environnement et les gargotes de Faraf n’ont plus de secret pour nous et avons testé tous les beignets de la ville et le préféré est celui à la banane…

A plus tard…. Bises à tous

Monique

 

 

 

 

 

 

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Nouvelles d’AIDEDUFA – Janvier 2013.

De retour de Madagascar, je vous adresse un petit aperçu du déroulement des actions qui sont menées et… des projets que nous envisageons.

 

SCOLARITE

A Farafangana ville, l’association regroupe 39 familles qui totalisent environ 220 enfants.

105 sont scolarisés, soit dans les écoles et collèges publics de la ville, soit au collège privé de Ste Marie.

Les résultats sont très variables mais, même pour ceux qui peinent à récolter de bonnes notes, le gain est considérable si on réalise que le fait d’assister aux cours régulièrement les aide à se stabiliser et à acquérir au moins quelques rudiments en lecture et calcul.

Les voici tous réunis devant notre nouveau bâtiment qui sert de salle de réunion et de classe.

La-classe-enfants-aidedufa-2012

Sur les villages de lavibahiny et Andraleby de l’autre côté du fleuve, nous continuons à scolariser les enfants et les cours ont toujours lieu dans l’ancienne église désaffectée.

Zaka, l’instituteur, se partage entre environ 70 enfants en pré-scolaire, CP et CE1 et CE2.

La-classe-enfants-aidedufa-2012

Vous pouvez constater que les enfants sont assis par terre ce qui n’est pas la position idéale pour travailler ! Nous souhaitons pouvoir commander bientôt des tables et des bancs dès que nous aurons le budget nécessaire.

Zaka part en canot d’Andraleby le matin avec quelques écoliers du village pour traverser un bras de fleuve jusqu’à l’école.

 bateau-fleuve-aidedufa-2012

Les grands de CM1 et CM2 traversent le fleuve avec Joël sur le trimaran (qui sert aussi d’autobus pour les femmes qui vont au marché vendre leur pêche), ils sont scolarisés dans notre nouveau bâtiment.

Le-bateau-aidedufa-2012

Grâce à Corinne qui a fait une merveilleuse collecte de cirés et de K-ways, une bonne partie de nos petits écoliers sont maintenant à l’abri des grosses pluies tropicales et peuvent ainsi éviter les bronchites qui sont nombreuses en période de pluie.

Les-kaways-aidedufa-2012

Notre nouveau bâtiment qui s’appelle, bien sûr, « Centre Sophie David » est maintenant opérationnel pour recevoir les écoliers et les réunions de parents. Dès que possible, nous installerons une cantine pour les enfants. La cuisine est prête dans le bâtiment mais il reste à programmer l’achat du riz et le salaire des cuisinières….

Joël distribue déjà du riz aux familles les plus nécessiteuses. Le riz est la nourriture de base, la ration quotidienne pour une personne est d’environ 300 grammes et le kilo coûte 40 centimes. Beaucoup de ces familles vivent avec moins d’un euro par jour et certaines mamans ont donc bien du mal à rassasier tous leurs enfants.

coucher-soleil-farafangana-madagascar

Comme vous le voyez, nous avons encore plein de projets et, grâce à vous tous, nous espérons les mener à bien.

Un grand merci et tous nos souhaits de bonne et heureuse année.

 

Catherine

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Rentrée scolaire 2012-2013

La rentrée s’est effectuée en 2 temps cette année ; le 2 octobre en secteur privé et le 9 octobre en secteur public.
Certains élèves ont abandonné le système scolaire : 8 élèves entre le CM2 et la 3ème.

Les redoublants sont nombreux cette année ; 27 élèves à Ste Marie et 12 en secteur public. 10 élèves redoublants de Ste Marie ont intégré le secteur public et 8 bons élèves du secteur public ont intégré Ste Marie. Nous allons pouvoir mettre en place cette année le soutien scolaire pour ces enfants en difficultés.

Les effectifs de cette rentrée scolaire :

  • 77 élèves au secteur privé à Sainte Marie et ND de Confiance du jardin d’enfants à la 3ème + 1 élève à l’école ménagère
  • 4 élèves au secteur privé à Saint Vincent de Paul de la 3ème à la terminale
  • 38 élèves à l’EPP, école public du préscolaire au CM2
  • 12 au CEG, collège d’enseignement général public

Après réflexion sur le devenir des CM1, l’association a proposé aux parents de scolariser 8 élèves dans le nouveau bâtiment « Villa Capricorne », tous les matins avec Joslin comme instituteur recruté par Aidedufa pour le soutien scolaire. Il n’y avait pas d’autre alternative, sinon l’arrêt de la scolarité pour ces élèves. Cette proposition s’adresse à 4 filles et 4 garçons qui prendront la navette de l’association tous les matins à 7h 30 et celle du retour à 12h 30 du lundi au vendredi, une opportunité pour ces enfants de CM1.

3 autres enfants de LVBNY ont pu intégrer l’EPP à Farafangana, ces enfants pouvant être hébergés dans de la famille ; L’association a pris en charge les frais de scolarité et les fournitures scolaires.

Les demandes d’aide ne cessent d’augmenter chaque année, mais le nombre de parrains reste constant. Nous avons donc accordé pour une dizaine d’enfants de prendre en charge uniquement leurs fournitures scolaires et les frais généraux en EPP.

Le nouveau bâtiment nous a été pratiquement livré dans les temps, avec quelques finitions à venir. Il reste à être meublé : tables, bancs, chaises et armoire sont en commande. Nous avons ainsi pu organiser la visite médicale  dans ce lieu, la préparation des fournitures scolaires et la réunion des parents bénéficiaires de l’association.

 

Santé

Nous concentrons toujours notre énergie sur l’hygiène et la prévention. Nous avons rappelé aux familles que la santé commençait par une bonne hygiène de vie ; se laver, bien dormir, se brosser les dents, avoir des moustiquaires pour toute la famille…

Tous les 6 mois, l’état effectue une distribution de Mébendazole (antiparasites intestinaux). Ce médicament doit-être pris une fois/trimestre, Aidedufa prenant en charge les 2 autres prises/an. Il est prévu en novembre une distribution de moustiquaires. La dernière ayant eu lieu, il y a 2 ans.

Visite médicale annuelle

Elle a eu lieu le 29 et 30 septembre avec le Dr Max. Après la pesée et la toise, 145 enfants ont été examinés et orientés pour plus d’une dizaine d’entre eux vers une consultation en chirurgie ou pour examens divers et bilans sanguins (suspicion de drépanocytose).

Une équipe de médecins espagnols vient chaque année à Farafangana  en octobre: pédiatres, ophtalmo et gynéco. Nous leur avons adressé quelques enfants.

Suite à cette visite, nous avons également relevé que 47 enfants auraient besoin de soins dentaires (caries ++) et 2 enfants avec un retard de croissance pondérale. (Marie Rose 1 an : 6 kg et Angeline 20mois : 8 kg)

 

Réunion de l’association avec les parents bénéficiaires

Elle a eu lieu le samedi 19 octobre ; tous les parents ont répondu à l’appel.

 

Un petit mot du président : Joël

Rappel des objectifs de l’association, du règlement local établi au début de l’année en présence de Catherine. Il a demandé aux parents d’être vigilants sur la scolarité de leurs enfants, du matériel scolaire (coût de la scolarité de + en + élevé).

La charrette et le pousse pousse de l’association sont à la disposition de bénéficiaires.

Le bâtiment « villa capricorne » : Joslin est nommé responsable de ce local, de l’entretien et de son fonctionnement. Il établira un planning d’entretien du local par les parents d’élèves.

Ce bâtiment servira pour le soutien scolaire, lors des réunions avec les bénéficiaires, de refuge en cas de périodes cycloniques et donc accessoirement de classe cette année pour les 8 CM1 de Lavibahiny.

Soutien scolaire

il s’adressera en priorité aux élèves redoublants et aux enfants qui en feront la demande. Ces élèves seront encadrés par Joslin, responsable de la Villa Capricorne et les élèves bénéficiaires de l’association (de la 3ème à la terminale)

La cantine

Elle ne sera pas opérationnelle cette année dans le bâtiment, mais en revanche les enfants du JE/CP1 et préscolaire/CP1 de l’EPP pourront bénéficier de la cantine de Ste Marie prise en charge par Aidedufa : 25 à30 enfants sont concernés.

Joël a longuement remercié l’équipe de travail, aux 2 temps forts de l’association, à l’organisation de la rentrée scolaire et la visite médicale.

Romualdine

Notre personne de confiance dans le village d’Anosinakoho (Anousnakou)
Elle a relu dans son intégralité le règlement local en français et traduit en malgache. Elle a mis l’accent à nouveau sur le fait de prendre soin du matériel scolaire, des tenues de classe et des cartables. Il a été rappelé que les cartables renouvelés pour les 3/4 des élèves cette année, ne le seront pas l’an prochain. Les blouses et tenues de classe devront être portées uniquement sur les temps d’école.

« Lavibahiny »

En juillet 2009, Sophie avait effectué un recensement, une enquête auprès des familles dans ce village de pêcheur en amont du fleuve Manapatrana (à environ 3,5 km, accessible en pirogue) qui dépend administrativement d’Anosnakoho-ville et composé de trois villages : Andraleba, Ampefinala et Lavibahiny qui sera nommé Anosinakoho-fleuve pour les besoins de son enquête.

Cette enquête avait pour but d’identifier les besoins de la population éloignée de toutes structures administratives, de soins, pas d’école… La priorité de la population fut l’école, d’où cette mise en place de cette classe unique, d’alphabétisation. L’association a donc recruté un instituteur rémunéré par un groupe de personnes de Nantes. La classe a lieu dans un lieu de culte, « l’église » du village.

Suite à cette enquête, c’est la 4ème année de scolarité. Le nombre de demande d’enfants à scolariser est croissant. La 1ère année, 35 enfants de 5 à 8 ans scolarisés, l’an dernier 70 et cette année 87 enfants de 5 à 13 ans. Il nous a donc paru nécessaire de renouveler cette enquête auprès des familles, afin d’évaluer les besoins au niveau de la scolarité.

Avec Zaka, l’instituteur, je suis allée à la rencontre de chaque famille dans leur maison. Notre enquête s’appuie sur le document de Sophie comme fil conducteur et quelques conseils de Joël. Nous avons été bien accueillis. Les questions portaient sur les conditions de vie de la famille, de la maternité (elles accouchent pratiquement toutes au village avec une accoucheuse), de leur activité, principalement la pêche en mer pour les hommes et dans le fleuve pour les femmes. Ce sont les femmes qui vont vendre le poisson au marché de Farafangana. Ils vivent aussi d’un peu d’agriculture.

L’association s’est dotée d’un trimaran (une grande barque munie de 2 grands flotteurs) pouvant transporter une vingtaine de personnes (don de la mairie de Farafangana). Cet outil à changé la vie de ce village. La traversée se fait en 15/20mn alors qu’en pirogue il fallait plus d’une heure sans compter les risques liés au mauvais temps. Les femmes peuvent aller au marché tous les jours vendre leur poisson et revenir avec quelques denrées de première nécessité. Cette navette fonctionne tous les jours de la semaine avec Joël comme capitaine et Biro comme coéquipier : départ à 8 heures et retour à 13heures.

Quelques chiffres en attendant le document qui fera état de cette enquête :

  • 410 habitants dont 218 enfants de – de 15 ans, 41 entre 15 et 20ans.
  • 4 à 12 ans : 120 enfants
  • 0 à 3 ans : 76 enfants
  • 12 femmes seules avec enfants (divorcées ou veuves)
  • 114 Analphabètes adultes, dont 24 entre 13 et 19 ans (un certain abandonne la scolarité à 11/12 ans après 1 an ou 2 de classe pour la pêche)
  • Absence de moustiquaires dans beaucoup de foyers

Monique Bachelier

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Newsletter N°10

Les dernières nouvelles de l’association :

  • La rentrée
  • La santé
  • Le nouveau local TAM-TAM
  • Le jardin communautaire
  • Lavibahiny
  • Situation sociale

La rentrée

68 parrains parrainent 72 enfants qui sont scolarisés dans des établissements privés.

Les dons reçus permettent en réalité de s’occuper de 107 enfants. Ceux qui ne sont pas parrainés sont scolarisés dans les écoles et collèges publics.

La rentrée scolaire qui avait lieu début octobre s’est bien effectué.

Les fournitures scolaires ont été soigneusement réparties pour chaque élève en fonction de sa classe.

Coût des fournitures scolaires :

1 181 420 Ar (475 €). Nous avons fait l’économie des stylos bille grâce à la collecte des parrains !

Les blouses et les tenues ont été remises en état et de nouvelles blouses ont été confectionnées par Romualdine qui a repris le travail de Sophie aidée de Manatina et Aurélie ( 2 jeunes filles formées dans l’atelier de Sophie).

Coût des fournitures tissu et boutons : 392 100 Ar (160 €)

Certains cartables étaient bien mal en point (fabrication chinoise !) et il a fallu en racheter.

Coût des cartables : 222 300 Ar ( 89 €)

Coût des inscriptions et frais généraux des écoles pour l’année scolaire :

Ecolages Ste Marie : 6 600 000 Ar (2 640 €)

Ecolages St Vincent de Paul : 369 000 Ar (148 €)

La santé

La visite médicale de toutes les familles Aidedufa a eu lieu en octobre sous la direction de Dr Claude qui a ainsi effectué 175 consultations.

Dans l’ensemble, l’état général est bon. Tout le monde a bénéficié d’un traitement contre les vers.

Depuis la disparition du système de récupération des médicaments, nous devons acheter les remèdes et le budget pharmacie s’est considérablement alourdi.

 

Le nouveau local Tam-Tam

Afin de donner aux enfants de bonnes conditions de travail après la classe, l’association a loué un grand bâtiment situé en bordure de mer et à proximité des écoles.

Ce vaste bâtiment (anciennement boîte de nuit) est équipé de tables et de bancs et bénéficie de la lumière électrique. Il est destiné aux enfants qui viennent, après la classe, y faire leurs devoirs et apprendre leurs leçons sous la surveillance d’une institutrice que nous avons recrutée. Nous assurons son salaire : 45 €/mois charges comprises grâce à votre générosité.

Ce local permet également de réunir les familles. C’est là qu’à eu lieu en octobre la distribution des fournitures scolaires et des vêtements qui avaient été collectés à Nantes (merci à tous ceux et celles qui ont participé à l’opération Kways)

Joël a pu y faire des séances photos et prévoit de passer un film de temps en temps.

Des aménagements sont prévus : chambre afin de loger d’éventuels intervenants et magasin de stockage. Le PAM ( programme alimentaire mondial) étant en rupture de stocks suite à la famine qui sévit dans le grand sud, nous avons du acheter du riz pour pallier le manque de distribution.

 

Le jardin communautaire

Le jardin a donné, suivant la saison, des tomates, des petsays (choux chinois), des navets, des haricots, des patates douces…

Les familles d’Aidedufa participent à tour de rôle à l’entretien du jardin sous la direction d’Armand et se répartissent les légumes où vendent le surplus au marché.

 

Lavibahiny

C’est un quartier de Farafangana situé de l’autre côté du fleuve Manapatrana (environ 3,5km en amont).

Une étude effectuée par Sophie et Joël en juillet 2009 avait révélé une population de pêcheurs laissée complètement à l’abandon par les services publics : pas d’école, pas de médecin ou de dispensaire, aucune facilité pour se rendre en ville.

Grâce à la générosité de Marie-Madeleine et de son groupe d’amis, nous avons pu recruter un instituteur pour faire, non pas vraiment la classe dans un premier temps, mais un éveil scolaire. Déjà 83 enfants, répartis selon leur âge, bénéficient de cette nouvelle structure.

Les cours ont lieu dans l’église désaffectée, les prêtres refusant de traverser le fleuve en pirogue.

 

Situation sociale

La situation politique est toujours précaire. La mutinerie militaire du 20/11/2010 a semble-t-il été maîtrisée ! Mais la population souffre de plus en plus de la hausse des prix des produits de première nécessité.

L’association a acheté du riz pour venir en aide aux familles les plus démunies.

 

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Accueil

Association-aide-enfance-madagascar

Créée en Mars 2007, pour officialiser et structurer l’aide humanitaire apportée depuis 2000 par un couple de français expatrié à Madagascar, l’association AIDEDUFA – association d’Aide au Développement Durable de Farafangana à Madagascar (loi de 1901) a pour mission dans un contexte de développement durable de porter aide et assistance aux familles les plus défavorisées de la région sud-est de Madagascar –district de Farafangana– dans les domaines suivants:

L’Association a pour but de pérenniser le travail développé en direction des enfants et de leurs familles afin d’améliorer les conditions de vie de ces dernières à Farafangana. Tous les travaux de gestion et d’administration étant pris en charge par des bénévoles, tous les dons sont intégralement utilisés pour le fonctionnement de l’Association Aidedufa à Madagascar.

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Newsletter N° 9

Sommaire du petit Journal n° 9 (Janvier 2010)

Actualités :
La dixième Rentrée
Le jardin communautaire
La situation politique et sociale

Actions :
Installation du fleuve à Anosinakoho-Fleuve
Implantation du hangar « Bernard Jacques »
Enquête à Anosinakoho-fleuve
Propositions d’actions

Bilans :
Les services AiDeDuFa pour le quartier des lépreux
L’Atelier AiDeDuFa
Nouvelle Organisation
A savoir

Actualités :

La DIXIÈME Rentrée de l’association AiDeDuFa

La Rentrée 2009 (8, 13 et 22 octobre).

Le calendrier scolaire, initialement calqué sur la France (grandes vacances en hiver austral), doit être adapté petit à petit sur le modèle de la Réunion.
Ce dixième anniversaire pour AiDeDuFa, permet de faire un clin d’œil à Déric, un des premiers enfants bénéficiaires, qui, scolarisé en 2001 à 12 ans, passera son BEPC cette année. Encourageant !

 


Déric en 2001

Déric en 2009

Historique :

2000/2001 : 10 enfants en alphabétisation.
2001/2002 : 12 enfants scolarisés.
2002/2003 : 19 enfants scolarisés.
2003/2004 : 21 enfants scolarisés.
2004/2005 : 28 enfants scolarisés.
2005/2006 : 45 enfants scolarisés.
2006/2007 : 52 enfants scolarisés.
2007/2008 : 56 enfants scolarisés.
2008/2009 : 86 enfants scolarisés.
2009 /2010 : 106 enfants scolarisés.

Cette année, les écoliers sont répartis dans 7 établissements de Farafangana : 77% sont dans le secteur privé.

  • Collège = 12
  • Formation école ménagère = 2
  • Primaire = 73
  • Maternelle = 19

Sur les 86 élèves de 2008, 82 ont été réinscrits (2 abandons en classe de 4° et 2 petits qui finalement font leur première Rentrée cette année).
Réinscriptions AiDeDuFa : 82
Prise en charge des frères et sœurs des enfants parrainés : 14
Première année de Maternelle : 10

Cette évolution nous oblige à reconsidérer le fonctionnement de l’action.
Les enfants, suivis tout long de l’année, doivent justifier d’un minimum d’intérêt et apprendre leurs leçons.
Les cancres redoublants poursuivront leur scolarité à moindre frais (secteur public).

Passé du privé dans le public à cette Rentrée : 1
Les méritants, freinés par la désorganisation de l’éducation nationale, seront inscrits dans le secteur privé.
Passé du public dans le privé à cette Rentrée : 6

Comme l’an dernier, l’Atelier AiDeDuFa s’est occupé de la Rentrée du 10 août au 18 septembre. Toutes les blouses et tenues encore correctes ou réparables, ont été remises en état et redistribuées en fonction des tailles.
Pour la confection, les patrons ont été élaborés : 70 pièces réalisées.
Une économie de 335 euros pour l’association qui, l’an dernier, avait du payer les services d’une couturière.


Confection des blouses…

Le nouveau bâtiment de l’association : Hangar « Bernard Jacques », était opérationnel et toutes les distributions ont pu se faire à deux pas du quartier des bénéficiaires !
Coût total vestimentaire : 199 euros.


Distribution des blouses et tenues

Coût total des fournitures scolaires : 469 euros

Distribution des fournitures scolaires
Distribution des fournitures scolaires

Coût total des cartables : 390 euros (1.050.800 Ariary).
Un immense merci à nos amis irlandais qui nous ont permis de faire cet achat grâce à un don d’un million d’ariary.

Avec les cartables tous neufs !
Les cartables neufs.

NB : Les cartables, fabriqués l’an dernier en Atelier pour les maternelles, étaient tous en très bon état et ont pu reprendre du service.
Coût total des inscriptions et frais généraux des écoles : 538 euros

Rentrée 2009 = 1596 euros soit une moyenne de 15 euros par enfant.

Ecolages pour l’année 2009/2010 = 2254 euros.
Dans le secteur privé, les résultats de la première composition de l’année arrivent… Une avalanche de bonnes notes !
Le soutien scolaire est toujours d’actualité et indispensable pour les élèves du secteur public. L’infrastructure est longue à se mettre en place mais le projet suit son cours.

Le jardin communautaire

Le terrain que la commune de Farafangana nous a laissé investir est situé en ville, au bord de la rivière, il s’agit d’alluvions charriées lors des inondations en saison cyclonique. Nous y avons concentré notre programme : construction de bâtiments, aménagement d’un jardin qui a déjà donné ses fruits, plutôt ses légumes, haricots, patates douces, bettes. Nous demandons aux bénéficiaires de participer à tour de rôle à l’entretien et aux plantations. Dès que nous aurons reçu les 2500 euros promis par la Région des Pays de Loire nous construirons un local polyvalent qui recevra une cantine scolaire ; un atelier de tissage et couture ; un accueil périscolaire ; un bloc sanitaire. La somme promise n ‘est bien sûr pas suffisante mais la motivation de nos familles permet de faire des miracles.

Pépinière
Pépinière

Préparation des planches
Préparation des planches

La situation politique et sociale

Rapidement, voilà un an que les instances dirigeantes cherchent une issue à la crise qui paralyse le pays. Les aides promises sont bloquées chez les bailleurs, il s’agit de millions d’euros ou de dollars qui habituellement permettent à l’état de surnager, payer les fonctionnaires, entretenir les routes, régler la facture pétrolière, etc.

Les conséquences pour la population sont visibles, inflation, flambée des prix des PPN (produits de première nécessité). Depuis notre arrivée à Farafangana, début 2000, nous avons constaté un appauvrissement croissant de la population du sud-est parmi laquelle nous vivons.

La corruption et l’absence de solidarité de la part des autorités et des opérateurs économiques sont flagrantes. Nous avons appris à évoluer dans cette ambiance souvent désespérante et nous nous disons que l’accès à la scolarité et à la santé est la seule issue possible, mais encore faut-il que les structures concernées soient acceptables. Notre petite association dont vous êtes partie prenante est l’exemple qu’il est possible de croire au développement et à l’accès à l’autonomie.

Actions :

Installation du siège à Anosinakoho-Fleuve

Le programme de la Villa Capricorne était ambitieux, mais nous continuons à croire qu’en fractionnant les réalisations, il peut être mené à bien.
En attendant, nous avons quitté le logement au Sud de la ville pour nous installer dans une petite case sur la partie nord du quartier d’Anosinakoho : Andraleba.
Le terrain a été prêté à AiDeDuFa, les bénéficiaires se sont mobilisés pour faire parvenir par pirogue les matériaux de construction ; une belle preuve d’entraide et de remerciements !
Il reste encore quelques petites finitions … mais l’endroit est magique, et à proximité des nouvelles actions (cf. Enquête à Anosinakoho-fleuve).

La case en octobre
La case en octobre


Situation géographique.

A un quart d’heure de canot à moteur du terrain Capricorne, ou une demi-heure de pirogue, nous avons pu mettre facilement en place des jours de permanences pour les bénéficiaires au hangar « Bernard Jacques ». En dehors de ces jours, il est également possible à chacun de bénéficier de la pirogue AiDeDuFa pour nous rejoindre.
Coût de la pirogue : 17 euros.

Implantation du hangar « Bernard Jacques » sur le terrain Villa Capricorne (4 juin au 14 août)

L’avalanche des problèmes politiques et économiques de cette année 2010, freinent tous les programmes ; celui d’AiDeDuFa ne fait pas exception à la règle. Toutefois, l’association investit le terrain « Villa Capricorne » à un rythme lent et constant. Le premier bâtiment AiDeDuFa est en place.

Le hangar
Le hangar

Longueur : 6m, largeur : 4,35m et hauteur : 2,35m.
C’est le conteneur de l’association, la réserve, les archives, le bureau… Tout y est !
Grâce à un don important, nous avons pu acheter les 32 tôles du hangar !

Les tôles
Les tôles

Les bénéficiaires ont été nombreux à se porter volontaire pour la manutention, le brossage et l’assemblage.


Aménagement

Plus de la moitié de ces 25 m² est aménagé en rayonnages. Tout le matériel y est classé et répertorié : La Classe, l’Atelier, les stocks, les archives… ; des cartons et des caisses sont prêtes à intégrer les futurs locaux appropriés.
Coût du hangar : 2129 euros

Cliquez pour agrandir
Plan d’implantation (évolution en rouge) – cliquez sur l’image pour l’agrandir

Les prochaines réalisations prévues sont :

  • Un bloc sanitaire avec Toilettes et douches
  • Une cuisine communautaire
  • Un bâtiment de construction traditionnelle d’environ 30m²qui abritera l’Atelier et la Cantine.

Nous avons des promesses de dons : 2.500 euros du Conseil Général de Loire Atlantique depuis juillet dernier (la lettre d’attribution, ainsi que la demande du bilan de notre projet sont bien arrivés, mais pas l’argent !)

Cependant, l’association ECOSOL a fait un don de 1.500 euros, cette somme est sur le compte et nous allons pouvoir avancer !

Enquête à Anosinakoho-fleuve (juillet 09)

Les jumeaux
Les jumeaux.

Vive l'école !
Vive l’école !

  • En mai 2008, l’association AiDeDuFa a effectué une enquête sur la partie sud-ouest de ce quartier, en aval du fleuve de la Manapatrana.
    Appelé communément Anosinakoho, ce quartier est inséré dans la zone urbaine : Il sera nommé ici par Anosinakoho-ville
  • En Juillet 2009, la seconde partie de l’étude s’est axée sur la partie nord-est de ce quartier, en amont du fleuve Manapatrana (à environ 3,5km).
    Composée de trois villages de pêcheurs : Andraleba, Ampefinala et Lavibahiny, isolés à environ 3,5km de la ville : il sera nommé ici par Anosinakoho-fleuve.

Rappel et regroupement des données :

La moyenne d’âge de la population d’Anosinakoho-fleuve est de 19 ans en juillet 2009 ; celle de la population d’Anosinakoho-ville était de 21 ans en mai 2008.
La première enquête « Anosinakoho-ville » a permis de cibler l’aide de l’association sur 21 familles en grande difficulté. A la Rentrée 08/09, 37 enfants ont été scolarisés et munis d’un carnet de santé leur donnant accès aux consultations médicales et aux médicaments de AiDeDuFa. A la Rentrée 09/10, 22 nouveaux seront pris en charge : soit au total, 106 écoliers dont 81% scolarisés dans des établissements privés.

Cette seconde enquête « Anosinakoho-fleuve » révèle une priorité : L’école !
Pour 57% de la population, c’est la première réalisation demandée, avant le dispensaire, premier choix pour 36% ou le bac, premier choix pour 7%. En effet, l’école publique la plus proche est à plus d’une heure de marche sur la commune de Tsararafa.

Données juillet 2009 :


NB : Exode des adolescents (15 à 17 ans), forte mortalité infantile.

Education : Rappel et regroupement des données pour la population active et retraitée

Rappel des objectifs de l’association :

AiDeDuFa propose un accompagnement aux familles démunies. Le but est de mobiliser les familles sur des objectifs précis de santé, d’éducation, d’accès à l’emploi et de mettre en évidence, qu’en faisant appel aux services publics ou privés existants, elles améliorent rapidement leur situation et leurs capacités à long terme. Les principaux « outils » d’intervention sont les visites à domicile, une disponibilité sociale permanente au siège de l’association, les nombreuses actions spécifiques organisées en priorité avec des groupes de femmes et d’enfants : atelier de formation professionnelle, ateliers d’éveil, ateliers enfants et adolescents, chants…

L’objectif global de AiDeDuFa est d’améliorer la capacité des familles les plus démunies à résoudre par elles mêmes leurs problèmes (augmentation de leur autonomie).

Les objectifs spécifiques du programme d’accompagnement social des familles menés par AiDeDuFa sont :

  • L’amélioration de l’accès des familles aux structures existantes (centres de santé de base, hôpitaux, maternités, centre préscolaires et écoles primaires, services administratifs…).
  • L’amélioration de la situation sociale des familles (cadre de vie, état de santé, niveau d’éducation, liens familiaux et sociaux).
  • L’amélioration de la situation économique par la mise en place d’une coopérative : cultures maraîchères et piscicultures tenues par les bénéficiaires.
  • L’amélioration de l’artisanat domestique par l’Atelier de formation.

Concernant l’atelier de formation :

  • Apprentissage de la couture de base.
  • Conseils et assistance pour produire des réalisations artisanales abouties, accéder au professionnalisme et savoir dégager un bénéfice.
  • Déceler les aptitudes et proposer la réalisation de créations.
  • Etablir un réseau de vente basé sur le commerce équitable sous le label AiDeDuFa.

Concernant la coopérative :

  • Apprentissage de la culture maraîchère par la réalisation d’un potager commun.
  • Une spécialisation en complément à la pêche traditionnelle : des bassins de pisciculture.

Concernant les ateliers d’éveil :

  • L’amélioration de la prise en charge du jeune enfant en matière de santé et de nutrition (cantine, éducation culinaire des mères, suivi médical…).
  • L’amélioration du développement psychomoteur des jeunes enfants (retards dus aux carences alimentaires, au surnombre des enfants dans la famille…).

Concernant les ateliers enfants et adolescents :

  • Un soutien scolaire indispensable dans un milieu d’adultes majoritairement analphabètes.
  • La sensibilisation des enfants en tant que futurs adultes porteurs de changement.

Proposition d’action AiDeDuFa :

1. Domaine Scolaire

L’enquête révèle que parmi les 32 enfants scolarisés, 44% vivent à Lavibahiny, 40% à Ampefinala et 16% à Andraleba. Cet écart s’explique par l’éloignement géographique de l’école située au nord de Lavibahiny : les enfants d’Andraleba doivent parcourir un kilomètre de plus que ceux de Lavibahiny.
L’association installera donc une permanence à Andraleba.

Le handicap de la distance concerne surtout les petits ; AiDeDuFa propose donc pour la Rentrée 09/10 des permanences d’éveil et d’alphabétisation pour les 5/8 ans non scolarisés soit 19 enfants à Andraleba, 5 à Ampefinala et 11 à Lavibahiny.

Il est urgent d’édifier un local approprié : AiDeDuFa peut fournir les matériaux afin que la population construise le bâtiment.
Le but étant de scolariser les enfants dans le cursus officiel, plusieurs solutions seront envisagées pour arriver à une conclusion à la Rentrée 10/11 :

  • Rouvrir l’école publique pour les trois villages, soit un potentiel de 123 enfants qui auront entre 5 et 14 ans en 2010 (démarches administratives, recherche d’aide pour la construction du bâtiment, aide au salaire d’un enseignant…)
  • Trouver un EPP à Farafangana qui puisse absorber ces élèves, et gérer une navette fiable pendant la période scolaire pour y conduire les enfants.
    Par la suite, l’association pourra proposer des permanences pour le préscolaire (enfants de 3 à 4 ans) et du soutien scolaire.

2. Domaine Santé

L’isolement géographique de ces trois villages se ressent aussi dans le domaine santé ; absence de soins, automédication, mortalité infantile… (La courbe des âges révèle ce fléau : 19% de la population de 0 à 4 ans, 11% de 5 à 7 ans !) AiDeDuFa propose une permanence par mois de consultations médicales données par le médecin de l’association et une visite médicale annuelle ouverte à tous afin d’assurer un suivi santé. L’association peut envisager d’implanter un dispensaire pour assurer les premiers soins, mais les urgences seront toujours du ressort de l’hôpital de Farafangana : Une embarcation fiable est donc nécessaire pour transporter les malades !

3. Domaine État Civil

La priorité sera : les extraits de naissance ! (38 à faire pour les majeurs et 123 pour les mineurs)
La forte proportion des natifs (64% des familles) devrait faciliter la tâche puisqu’ils dépendent directement de la commune urbaine de Farafangana.
La seconde partie de l’action s’attachera à faire (56), ou refaire, les cartes d’identité.
Parallèlement, un archivage des documents administratifs sera proposé aux habitants.

Bilans :

Les services d’AiDeDuFa pour le quartier des lépreux d’Ambatohabo kidy (mission de décembre 2008 à septembre 2009)

Cette expérience (cantine, travaux, entretien), sur une période de 10 mois, fut vraiment positive et très enrichissante pour tous :

  • Les bénéficiaires AiDeDuFa ont pu découvrir et aider une population confrontée à d’autres difficultés.
  • Ces prestations de service ont généré un bénéfice de 650 euros.
  • 272 euros, soit 42% des bénéfices, ont été redistribués aux bénéficiaires AiDeDuFa en tant que rémunérations (cantinières, maçons, peintres, charpentier, nettoyage…).
  • 7 mères de famille (AiDeDuFa) ont travaillé en alternance comme cantinières par groupe de deux ou trois : 45 mardis pour 1782 couverts !

Le projet de cantine scolaire pour l’association peut donc s’appuyer sur une équipe rodée et efficace.

Un des 45 repas
Un des 45 repas.

Merci de Banefo
Merci de Banefo

  • 4 pères de famille (AiDeDuFa) se sont fait aider par les jeunes. Selon les compétences de chacun, les 5 collégiens ont pu devenir pendant les vacances ; peintres, charretiers, maçons, menuisiers, jardiniers… et « techniciens de surface ». Pour tous, c’était une grande première : ils ont touché leur premier salaire !

L’Atelier AiDeDuFa (juillet 08 à septembre 09)

 

Cette année de fonctionnement permet d’appréhender la future organisation.
Les quatre jeunes sont, désormais, les piliers de l’Atelier. Aussi bien dans le domaine de la broderie que dans celui de la couture et de l’application, elles sont aptes à réaliser les produits d’après les prototypes. La vente des vêtements d’enfants brodés, des rideaux applications, et des boîtes d’emballages a généré une recette 2009 de 881 euros.

L’Atelier a également permis une économie de 335 euros en réalisant les blouses et les tenues pour les enfants scolarisés de l’association.
Tout au long de l’année, les bénéficiaires intéressés ont pu apporter leurs vêtements à ravauder… Prestation gratuite !

La Rentrée scolaire 2010 correspond à la fermeture momentanée de l’Atelier.

En attendant la reprise des activités ; deux d’entre elles ont pu trouver du travail grâce au certificat de formation AiDeDuFa, alors que les deux autres ont eu un apport pour créer leur emploi : un fer à repasser et une machine à faire des pâtes fraîches leurs permettront de proposer leurs services.
Au troisième trimestre 2009, cinq mères de familles ont été intégrées à l’Atelier pour réaliser des produits de vente locale (boîtes et nattes tissées en jonc, matelas de lichens) : AiDeDuFa achète la matière première et vend le produit fini en incluant un salaire décent, reversé intégralement aux femmes. Une activité naissante !

Nouvelle Organisation

L’organisation de l’association évolue toujours avec la croissance des bénéficiaires, 248 personnes !
Nous ne pouvons plus gérer seuls tous les secteurs : il faut déléguer et responsabiliser, il faut trouver des débouchés et des fonds pour continuer.

L’expérience d’une décennie de travail permanent sur le terrain a permis d’établir un climat de confiance et de compréhension avec les bénéficiaires.

Certains d’entre eux, parmi les premières familles aidées, peuvent être considérés comme « sortis-guéris » ! (formule consacrée des ONG pour définir les gens qui sortent du système d’aide d’urgence) ; pour AiDeDuFa, ce sont des personnes qui ont su utiliser l’aide de l’association comme un tremplin, et qui vivent désormais décemment. Ils ont acquis l’esprit associatif et deviennent les moteurs du projet.

Un calendrier des tâches a été élaboré en octobre. Les bénéficiaires y jouent un rôle important sous le contrôle de Dr Claude (administratif et santé) et de Gilbert (maintenance, social, construction). Nous avons donc décidé de modifier notre action en partageant notre temps entre Madagascar : organisation des actions, interventions… et La France : recherches de fonds, de débouchés pour l’artisanat… sur une fréquence de trois mois – trois mois.

Actuellement, nous sommes en France ; le suivi est permanent et les débuts de cette expérience s’avèrent très positifs pour tous.

Les données nous parviennent par Internet, les questions réponses s’enchaînent… Il fallait prendre une option pour le mieux de tous, dans l’esprit de durabilité du projet. Nous rencontrerons certainement des embûches, mais elles sont indispensables pour faire avancer les choses !

La nouvelle organisation AiDeDuFa va simplifier les problèmes d’acheminement puisque nous pourrons directement nous en occuper.

  • Dorénavant, pour tout colis et courriers à remettre à vos filleuls ou dons de matériel : Nous contacter sur fano.david@yahoo.fr
    Nous vous donnerons alors l’adresse exacte d’envoi ou l’endroit où le déposer.
  • Les personnes désirant intervenir bénévolement doivent faire parvenir leurs demandes sur secretariat@aidedufa.org

A savoir

Nous sommes, toute l’année, à votre disposition pour vous donner des nouvelles de vos filleul(le)s. N’hésitez pas à nous demander des éclaircissements sur les points qui vous intéressent

Tarif inchangé des cotisations de parrainage, soit 30 euros par trimestre

A l’ ordre de l’ Association AiDeDuFa et à envoyer à Catherine Chesné, 3 rue d’Erlon 44000. Nantes

Ceux qui désirent opter pour un prélèvement automatique peuvent demander à recevoir les documents nécessaires. Un reçu fiscal pourra vous parvenir à la fin du mois de janvier de chaque année, sur simple demande.

L’enfant que vous parrainez peut recevoir du courrier à notre boîte postale ou électronique.
Nous vous conseillons vivement de toujours passer par notre intermédiaire et de ne pas communiquer votre adresse afin d’éviter les tentations d’abus de votre générosité, du côté des familles.

Poste : Contrairement aux années précédentes, tout colis est maintenant acheminé jusqu’à Farafangana. Cependant, ne rien mettre de trop valeureux et soigner l’apparence banale du paquet. Ne dépassez pas les envois de plus de 350g, et respectez le format lettre demi A4.

Internet : Message inférieur à 100 KO. Si vous voulez envoyer des photos (de vous, de votre village… nous les plastifions avant de les remettre à vos filleul(le)s).

Nous vous conseillons vivement de toujours passer par notre intermédiaire et de ne pas communiquer votre adresse afin d’éviter les tentations d’abus de votre générosité, du côté des familles.

Nous sommes à votre entière disposition pour répondre à toutes vos interrogations.

Nous comptons sur vous pour diffuser ces informations autour de vous afin d’élargir l’audience de nos appels. Merci à tous pour votre aide sans laquelle aucune action ne serait possible !

Un grand merci aux donateurs qui nous permettent de concrétiser les projets!

Un grand merci aux parrains qui assurent le quotidien !

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