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Newsletter N° 6

Sommaire du petit Journal n° 6 (Octobre 2008)

Les bénéficiaires d’AiDeDuFa
1. Une réorganisation
2. Les parrainages
3. Les sans papier

● La scolarité
4. Le choix des écoles
5. Les organismes d’aide à l’enfance
6. Rentrée 08
7. Le soutien scolaire

La Santé
8. Un constat.
9. La visite médicale.
10.Essai raté pour les yeux.
11.Les médicaments.

AiDeDuFa
12. L’atelier
13. Le terrain et la Villa Capricorne
14. La réunion du 19 octobre
15. Intervention d’urgence

Les bénéficiaires d’AiDeDuFa

  • Une réorganisation.

L’association grandit ! Actuellement 136 personnes, répartis dans 43 foyers, sont bénéficiaires (Carnet de Santé AiDeDuFa pour tous, scolarisation, formation, complément alimentaire, assistance administrative).

Comme annoncé dans la lettre d’information n°5 AiDeDuFa, nous avons utilisé les données de l’enquête et intégré 40 nouveaux bénéficiaires. Trois familles (femmes seules) sont entrées dans l’association et deux familles en sont sortis (elles ne correspondaient plus aux critères d’aide d’urgence de l’association et seuls deux enfants y sont encore aidés pour la scolarité et la santé).

Nous devions trouver une nouvelle organisation et deux formules se sont imposées ; Les familles dont tous les membres sont bénéficiaires :

  • 21 familles, soit 107 personnes, dont 57 enfants parrainés.
  • 33 parents (12 couples, 9 femmes seules),
  • 5 jeunes adultes ex-parrainés (1 en formation jardin AiDeDuFa et 4 sans qualification)
  • 69 enfants et adolescents : 49 écoliers, 10 collégiens, 4 en formation couture AiDeDuFa , 6 enfants en bas âge.

NB : Les parents sont impliqués dans la vie de l’association.

Les enfants au sein de nouvelles familles détectées lors de l’enquête de mai :

    • 29 enfants répartis dans 22 familles, dont 3 enfants parrainés.
    • Dont 26 écoliers, 1 collégien, 1 enfant en bas-âge.
  • Les parrainages

  • Il va sans dire que les 60 parrainages sont engloutis et que grâce aux dons, nous avons réussi à boucler la Rentrée. Cependant, les frais courent toute l’année et si vous pouvez trouver autour de vous de nouveaux parrains, nous avons les filleul(e)s !

    Nous vous les présenterons par 5 et ordre de priorité (43 sont sur la liste). Cette présentation se fera sous forme de message collectif avec un petit mot sur chaque enfant et sa photographie. Ce message sera actualisé chaque mois. Ceux d’entre-vous qui ne désirent pas recevoir ce message doivent nous le signaler.

    • Les sans papier

    Les nouveaux bénéficiaires sont majoritairement sans papier. Nous allons donc pouvoir nous atteler aux démarches administratives en commençant par les parents. Heureusement, les écoles ont accepté les enfants sous le nom de l’association, nous faisant confiance pour régulariser la situation dans le courant de l’année scolaire. Cette action concerne donc 25 familles soit 114 personnes.

    Extraits de naissance, cartes d’identité, à faire ou refaire… Parallèlement, constitution d’archives conservées par AiDeDuFa pour ceux qui le désirent. Beaucoup de papiers ont soi disant disparu lors d’un feu ou de fortes pluies ! Tout est tellement plus rapide quand on peut fournir les photocopies.

     

    La scolarité

    • Le choix des écoles

    Certains d’entre vous s’interrogent sur notre choix de scolariser les enfants de préférence dans les écoles privées où les écolages sont chers. Il y a plusieurs raisons à cela : la première est l’absentéisme des instituteurs dans l’éducation nationale (des fonctionnaires très mals payés et ce avec des mois de solde de retard ce qui les obligent à travailler dans d’autres secteurs en parallèle pour pouvoir vivre normalement). La deuxième : le manque de matériel pédagogique et les classes surchargées (60 à 80) ne permettent pas aux enfants (déjà de milieu défavorisé) de s’accrocher au programme ou aux instituteurs (pas toujours formés) d’obtenir des résultats satisfaisants. Nous en avons fait l’expérience à plusieurs reprises, et l’an dernier seuls deux enfants y étaient inscrits en 7°. Cependant, faute de moyens, nous recommençons cette année avec 12 enfants en CP, 3 en jardin d’enfants et 1 en 8° (ne justifiant pas ses frais d’écolage suite à des redoublements consécutifs).

    • Les organismes d’aide à l’enfance

    Toujours suite à vos interrogations après avoir lu les résultats de notre enquête sur le quartier d’Anosinakoho, nous tenons à préciser que l’aide de ces organismes cités (Sécaline, Mama be…) prête à caution. Leurs programmes d’alphabétisation le sont à dose homéopathique de deux après-midi par semaine, le programme scolaire n’y est pas suivi… Nous nous passerons d’autres commentaires, sauf de celui ci : Il faut mieux à tout prendre scolariser les enfants dans les écoles Publiques.

    • Rentrée 08

    Début Juillet, les 50 élèves ont rapportés leur “matériel scolaire” à l’atelier, cru 07/08 et 06/07.

    Cent soixante-dix-huit pièces (blouse+chemisette+short et jupe) ont été lavées, réparées, marquées et repassées en 195 heures ; matières : restes de tissus et de fil de l’an dernier.

    Coût : 33 euros

    La couturière Romualdine a confectionné cent trente cinq pièces pour les nouveaux (alors là, j’espère que vous suivez avec un crayon, ça se complique !).

    Coût : 295 euros.

    Voilà, tous sont donc habillés propres, neufs ou réparés pour 328 euros soit presque 4 euros par écoliers puisque ils sont… 87 cette année !

    Même chose pour les cartables et les trousses sans le repassage : soit 41 cartables réparés avec du matériel de récupération (le tout étant de trouver le truc pour éviter de démonter et changer les fermetures éclair… ceux ou celles qui se sont exercé(e)s à ce travail comprendront aisément et nous partagerons notre expérience en leur présentant notre combine : ouvrir la fermeture au maximum, resserrer la pièce glissière avec une petite pince, entamer la fermeture et coudre le début de la fermeture sur deux ou trois centimètres avec un point de croix sur l’envers).

    32 cartables confectionnés à l’Atelier d’après deux modèles AiDeDuFa avec du tissu – bâche et toujours la récupération sur vieux cartables. Coût : 4 euros 50 le cartable espéré solide… Seul l’avenir pourra nous dire si l’Atelier est compétitif face aux produits asiatiques (cf. Réparations de la Rentrée prochaine)

    • 12 sacs à dos tout neuf, dons de France.
    • 2 cartables “puma-addidas” achetés ici à 3 euros l’unité.

    Voilà, les cartables sont au dos et il faut les remplir ! L’Atelier a confectionné les 32 trousses manquantes et les 18 porte-gourdes pour les petits du Jardin d’Enfants. Estimation : 1 euro la pièce.

    Achat de fournitures (marquées et protégées à l’Atelier) Coût 383 euros !

    Résultat pour un écolier paré au grand complet… une moyenne de 10 euros.

    Ce chiffre n’intègre pas les frais d’inscription (300 euros) et d’écolage mensuel (208 euros), ni le secteur santé (chaque enfant a un carnet pour consulter Dr Claude et prendre les médicaments à l’association) et ni bien sûr le temps des bénévoles.

    Les distributions ont été faites en trois fois puisque les enfants des écoles privées sont rentrées le 9 septembre, les maternelles le 15 et ceux des écoles publiques le 22 !

    Ont suivi les incontournables désirs des instituteurs et des professeurs qui préfèrent le 200 pages pour telle matière, le cahier TP… Les changements de classe en fonction des âges présumés, et de la présence de l’élève décrétée trop petit par rapport aux autres (au mieux, les fournitures sont à compléter ; au moins bien, la blouse n’est pas de la même couleur)… Le clou : Un “non-parlant” déclaré inapte au bout de trois jours : Ôrifa change donc d’école et fera sa Rentrée avec une autre petite camarade non conforme, le 15 octobre !

    Nous pouvons donc conclure qu’il a fallu trois mois et demi pour préparer et classer l’affaire Rentrée !

    • Le soutien scolaire

    Nous sommes conscients que cette action doit privilégier les enfants inscrits à l’école publique. Nous devons aussi chercher des solutions pour aider Sr Olga qui accepte les “non conforme” dans sa classe de Jardin d’Enfant d’Ambatoabo, autre école religieuse (ils sont 5 avec Felety et Ôrifa).

    Pour ce faire, nous avons besoin de temps et de conseils ; le programme suivra. Intervenants bienvenus, conseillers espérés !

    La Santé

    • Un constat.

    Une année complète de relevés des consultations médicales permet, avant l’intégration des nouveaux bénéficiaires de faire un constat plus pragmatiquement des problèmes de santé concernant les 96 bénéficiaires de l’association pendant cette période :

    De septembre 07 à août 08 : 151 malades et 11 hospitalisations soit une moyenne de 13,5 malades par mois avec un pic en saison chaude (janvier 32 et février 20). A noter, vingt personnes n’ont pas été malades de l’année.

    A partir de septembre, les 40 nouveaux bénéficient de carnets de Santé afin d’aller librement en consultation chez Dr Claude : ils sont 136, les données vont changer.

    La distribution de riz continue pour 11 familles (dont deux nouvelles)… Cette action commencée en Octobre dernier n’aura été interrompue qu’un mois et demi. Sept familles ne sortent pas du cercle mais nous entrevoyons des jours meilleurs grâce à l’occupation du terrain AiDeDuFa…

    • La visite médicale

    Afin de suivre plus sérieusement les malades, et réagir plus rapidement pour programmer des analyses, nous venons d’établir pour chaque bénéficiaire une fiche de fréquence de consultations. Cette fiche sera également utile pour la prochaine visite médicale prévue courant Novembre comme l’an dernier.

    • Essai raté pour les problèmes d’yeux.

    Début octobre, une équipe de médecins espagnols est venue à l’hôpital St Vincent de Paul d’Ambatoabo. Des chirurgiens, mais aussi des ophtalmologistes.

    Nous avions inscrits dix personnes (6 strabismes et 4 problèmes de vision).

    Fiasco ! Après trois jours d’attente, les patients ont rapporté les carnets de santé avec des commentaires : Revenez l’an prochain, à l’âge de 11 ans, Rien à faire… ou pas un mot : seuls le n° d’incription au stylo vert et le tampon de l’hôpital ! Anguille sous roche ? Certes ! La Soeur infirmière s’est réfugiée derrière le médecin malgache, elle devait se renseigner pour ces anomalies et a fait rembourser dès le lendemain tous les frais d’inscriptions et de visites par le biais d’une aide soignante, sans aucune justification.

    Que pouvons-nous en conclure ? Une action parallèle s’est organisée, le calendrier des espagnols étant complet, l’équipe locale s’est déclarée compétente, et les lunettes de soleil gratuites (montures et verres plastiques) coûtaient 2 euros… (Exorbitant)

    Il y a encore fort à faire pour sortir de l’unique maladie “soignée”, le paludisme !

     

    • Les médicaments.

    Les filles de l’Atelier ont passé une journée complète à reconditionner les médicaments pour faciliter les inventaires mensuels. Deux malles sont actuellement dans le couloir… boîtes classées. Lors du repas de Rentrée (le 19 octobre), nous avons rappelé que les petits tubes à comprimés, si pratiques pour le tabac à chiquer, devaient être rapportés pour les malades suivants.

    Une nouvelle liste a été donnée à Pharmacie Humanitaire en mars … nous espérons recevoir les médicaments avant la rupture de stock !

    Il existe une pharmacologie strictement malgache à base de plantes que diffusent les laboratoires Homéopharma dans tout Madagascar. Une antenne vient de s’installer à Farafangana ; nous nous intéressons à ce programme qui, s’il est sérieux, serait plus approprié que des médicaments chers et trop sophistiqués.

     

    Aidedufa

    • L’atelier.

    Le premier cycle de 10 semaines s’est terminé avec succès et une semaine de pause. Le programme a été bouclé et nous avons choisi de travailler par thème autour du concept de l’artisanat dans l’art.

    Nous commençons donc par la Tong… kapa… skobido (lire scoubidou) !

    Nous préparons une exposition avec pour support les photographies de Joël : 7 grands tirages sur bâche banderole, une frise présentant tout son travail autour du thème et une tong géante, fractale confectionnée avec des tongs échouées et abandonnées sur la plage. L’atelier intervient dans la réalisation de produits dérivés : rideaux application sur pan et panneau, ainsi que des tongs en jonc. Nous espérons par ce biais faire connaître l’Atelier et vendre nos produits. Cette exposition sera présentée en avant première sur le site aidedufa.org aux alentours du 15 décembre.

    • Le terrain et la Villa Capricorne

    Il aura fallu exactement 6 mois pour obtenir le dossier complet de repérage du terrain 4600AP. Il a été envoyé à Tananarive et nous attendons maintenant la décision des Domaines quant à son attribution de mise à disposition gratuite avec un bail à vie pour l’association.

    Il fallait trouver un nom au projet du complexe AiDeDuFa dans l’espoir de trouver des bailleurs : à 50KM du tropique nous avons choisi Villa Capricorne (parmi : l’arche de Zoso, la baleine à bosse, bloc 309, Camp de travail…et autres mauvais titres… :o)

    Suite à l’accord des autorités locales, nous débutons la première tranche du projet :

    Plantation d’une haie délimitant le terrain (niaoulis, gaulettes, cocotiers, palmiers) aménagement d’une digue (moellons cimentés et épis), installation de la maison de gardien (déplacement du bâtiment la Classe édifié dans le jardin) et d’un petit local pour les outils (extension neuve), préparation du potager.

    Coût estimé : 1.000 euros.

    Rendez-vous samedi 25 octobre à Anosinakoho 7h !

    Premier programme : Borner et matérialiser les limites du terrain, prélever des plans de niaoulis, élaguer et préparer des gaulettes, planter la haie. Présence de tous les bénéficiaires souhaitée quelque soit leur âge. Travail par équipes prévu sur deux week-ends. Ambiance assurée, bienvenue aux bonnes volontés !

     

    • La réunion du 19 octobre.

    Le groupe 1 des AiDedufiens, les 21 familles complètes ont été réunies autour d’un plat de riz, viande de zébu et haricots. Pour 111 personnes, 50kg de riz, 15 kg de viande de zébu, 20 gobelets de haricots, 150 bananes et 40 pains…

    La veille, Papan’y Déric avait apporté les 10 paquets de bois à brûler et deux énormes marmites avec sa charrette. Dès 7h30, Jojo commença le feu et tous étaient là à 9h. Triage du riz et préparation de la sauce pendant que nous servions du café aux adultes et du chocolat aux enfants. A midi, tout était prêt et ceux qui avaient oublié leurs assiettes ont coupé des feuilles de ravenale. Discours d’ouverture pour présenter les trois nouvelles familles et exposer la première tranche de travaux pour la Villa Capricorne. Papan’y José, Gilbert, est cultivateur : il s’engage à prendre la responsabilité des plantations. Au nord de la piste d’aviation, à environ 4 Km du quartier, nous allons pouvoir glaner des plans de nioulis et couper des perches pour la clôture. Tous sont partants, les hommes élagueront et transporteront, les femmes et les enfants planteront sous les conseils de Gilbert d’après le tracé que nous aurons fait vendredi. Papan’y Florette sera gardien, son actuelle case sera mise à la disposition de la famille de Bamisy (hébergée actuellement par Gilbert).

    Un autre problème a émergé lors de la réunion. Les pêcheurs sont actuellement en campagne à 30 km au sud de Farafangana… L’océan y est plus poissonneux et des collecteurs se sont installés dans cette zone. Les prix sont scandaleusement bas (par exemple, les camarons : 1,3 euros le kg pour les pêcheurs, en vente à Farafangana ou Manakara à 3,5 euros). Les hommes ont emportés leurs pirogues par taxi-brousse et sont coincés là-bas, ils attendent les premières pluies pour revenir pêcher ici. Ils ne sont organisé ni en coopérative, ni en syndicat et nous demandent d’intervenir… Réfléchissons !

    Le pouvoir d’achat s’altère de jour en jour, les familles en souffrent… de plus en plus de vols et de cambriolages avec trop souvent mort d’homme… La rumeur annonce une crise comme en 2002. La communauté européenne n’est pas encore ciblée contrairement aux chinois. L’ambassadeur de France n’est toujours nommé. Ne nous décourageons pas !

    • Intervention d’urgence.

    Deux familles à aider d’urgence parmi le groupe 2 (avant la saison des pluies prévue le 15 novembre pour récolter les leetchis). Leurs cases sont pitoyables : famille Jeannette, poissonnière (femme seule avec 4 enfants) et famille Joce (épileptique) et Nonah (pêcheur), 4 enfants et un à venir.

    Coût estimé : 200 euros.

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